Spinoza et moi
Date: 06/09/2003
Sujet: Ontologie


Spinoza n’était pas libre selon ses propres pensées, puisque il  n’était pas une chose, pour décider de son existence.  Cette chose, qui n’existait pas, a existé, c’était Spinoza.  Spinoza est mort ; cette « chose » n’est plus. Est-ce que Spinoza, tel qu’il a vécu, est un corps visible aujourd’hui ?

Probablement non, donc probablement oui.  Mais comment a-ton su que Spinoza a existé, pourtant on n’a jamais mesuré son existence ?  Il est à remarquer que l’histoire, en tant que source d’information, est une description des choses ; l’analyse de l’histoire comporte donc plusieurs biais, le premier étant l’intention de l’historien.

L’homme a connu la complexité des choses quand il n’a pas pu les simplifier ; les choses deviennent simples quand les capacités logicielles humaines gagnent en puissance.  Ainsi, nous savons que Spinoza a réellement existé, parce que nous connaissons sa pensée ; nous la connaissons parce qu’elle a existé.D’où Spinoza existe.

Donc : Spinoza a pensé, donc il existe. D’où Galilée existe, parce qu’il pensait que la terre tourne et elle continue à tourner malgré qu’on l’a pendu.  Ibnou Sina(Avicenne) existe grâce au canon de la médecine. Pharaon existe parce qu’il pensait qu’il est un Dieu. Adolf Hitler existe parce qu’il pensait que la race aryenne est une race supérieure. Newton existe parce que la gravité est un phénomène réel. A l’inverse, nous ne connaissons pas, par exemple, les voisins de Socrate, ni les cousins de Hegel, parce qu’ils sont morts et n’ont laissé rien qui pourra prouver qu’ils ont existé.

Accepter ou refuser une pensée, déterminera l’entendement ou le non-entendement autour de cette pensée, c’est l’attitude.  L’attitude, dans un ensemble donné, est déterminée par la fonction : attitude au temps t de x vis à vis de la pensée p, At(xp) = D(xp) x | C(xp) | tels que C = Connaissance et D = Désir. Ces deux variables C et D sont distinctes et évolutives dans le temps mais théoriquement mesurables. Les limites  de cette fonction At(xp) seront comprises entre deux valeurs, négative et positive, passant par la valeur zéro.  

Si maintenant, on considère X comme Spinoza avant sa naissance donc à un temps t, X’ comme Spinoza vivant donc à un temps t’, X’’ comme Spinoza après sa mort donc à un temps t’’ ; considérons, d’autre part, qu’un homme vivant =1  on aura ainsi:  X = 0,   X’= 1 et  X’’ = 0.

Mais est ce que X =0, est une équation juste ? autrement dit, avant d’être corps et âme, Spinoza n’était-il pas déjà autre chose ? Il est  maintenant connu, qu’avant sa naissance, Spinoza a évolué, en intra-tubaire puis en intra-utérin, en différentes étapes ; mais bien avant cela, n’était-il pas autre « chose », une idée, par exemple ? Est ce que X’’ = 0, est juste ? En apparence oui, mais au fond non, car si oui, on n’aurait pas connu Spinoza. Il reste donc quelque chose de Spinoza, sa pensée.  Il sera moins injuste d’écrire plutôt :  X ≠ 0, X’ = 1 et X’’ ≠ 0.

Est ce que l’équation sera encore plus claire ? autrement dit saurons nous quantifier X et X’’ ?  La recherche continue tant que l’humanité existe. L’homme pourra, en conclusion, connaître les autres grâce à leurs  pensées. Le savoir, en tant que résultat du raisonnement, cesse de l’être quand la raison commence à perdre confiance en soi au profit de la superstition et de l’habitude.  

Steeve Stevenson







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