Spinozaetnous.org
 Sommaire
 Accueil
 Lire et comprendre
 Présentations
 Définitions
 Oeuvres
 Extraits
 Citations
 Les autres
 Bibliographie
 Wiki
 Réfléchir
 Être
 Connaître
 Être humain
 Bien vivre
 Vivre ensemble
 Actualités
 Discussions
 Forums
 Messages Privés
 Ressources
 Téléchargements
 Liens
 Recherche
· Fil d'info
 Interactions
 Proposer un article
 Journal
 Quizz
 Nous recommander
 Contact
 Infos
 Votre compte
 Statistiques
 Citation de Spinoza
Nul ne peut avoir Dieu en haine.
(Nemo potest Deum odio habere).
Éthique
V, prop. 18.
 Derniers documents
· Nécessité et liberté 
· Bien, mal, éthique 
· Désir, joie et amour, tristesse, béatitude 
· Entendement humain, genres de connaissance, ... 
· Essence, de Dieu, de mode, de genre (?) Abrégé 
· Propriétés 
· Universaux, idées générales, êtres de Raison, ... 
· Régression à l'infini : E1P28 et autres 
· Spinoza - par Alain 
· Plus de documents...
 Chercher dans les oeuvres

 Qui est en ligne ?
Il y a pour le moment 186 invité(s) et 0 membre(s) en ligne.

Vous êtes un visiteur anonyme. Vous pouvez vous enregistrer gratuitement en cliquant ici.
Une autre vision de notre existence

Anthropologiebower a écrit : "Je voudrais soumettre à la critique des visiteurs et membres de ce site, une autre vision de notre existence. Une vision qui nous permettrait aussi bien de vivre pleinement nos instants de bonheur et de bien-être pour mieux les savourer, que de bien comprendre et d’accepter nos malheurs et nos fatalités pour mieux les contenir et les combattre. Une visions qui nous aiderait, à faire bien meilleur usage de notre liberté, en agissant spontanément pour le bien et en résistant farouchement à la tentation du mal.

A mon avis, une philosophie dans la vie peut être assimilée à une ( un ) partenaire qui pourrait nous rendre la vie meilleur, comme elle ( il ) pourrait être une source de bien des malheurs. Le rôle q’elle ( il ) peut jouer dans notre vie, dépend crucialement de notre propre amour pour elle ( lui ), de notre total compréhension de ses propos et surtout, de notre confiance en elle ( lui ). L’idéal, serait que nous arrivions à la considérer comme étant l’unique, l’irremplaçable et la meilleurs. Mais, en général, c’est loin d’être le cas.

Eprouver du plaisir à faire du bien, ressentir de la douleur à faire du mal, apprécier la beauté et trouver un sens à la fatalité, représentent un mode de vie idéal qui ferait de notre monde un paradis. Mais, on ne peut y arriver que si on réussit à ignorer toute perception négative de nos croyances et nos convictions et à en apprécier pleinement les atouts. Malheureusement, on ne trouve le moyen d’apprécier nos acquis que lorsqu’on touche de près, de risque de les perdre.

Bon nombre d’entre nous, sont nés dans une religion ; elle a commencé par faire partie de notre éducation puis elle a fini par faire partie de notre identité. Cependant, notre foi n’a jamais pu échappé à la cruauté du doute. Un doute persistant, alimenté par des contradictions, des incohérences et des questions restées sans réponses. On pourrait se sentir supérieur et privilégié de se croire né dans la vraie religion révélée. Mais on se demanderait forcément, par quelle faute, les autres n’ont-ils pas eu cette chance. La supériorité par ce privilège acquis, le mépris envers l’injustice qui en résulte et le doute persistant et destructeur, sont des sentiments contradictoires qui ne peuvent qu’influencer négativement notre comportement et nous rendre la vie moins facile.

Cette autre vision de notre existence n’est que pure réflexion, mais qui pourrait fort probablement être en contradiction absolue avec vos croyances et vos convictions, aussi vais-je vous demander de les oublier momentanément et de vous armer uniquement de votre logique et votre bon sens. Et n’oubliez surtout pas que je ne vous demande nullement d’y adhérer. Elle n’est qu’une pure pensée qui cherche critiques logiques et raisonnables auprès d’esprits penseurs et philosophes.

La vérité est hors de portée

Chacune des religions connues, affirme apporter la vérité à sa manière. Paradoxalement, c’est la multiplicité même de ces différentes vérités prétendues, qui nous donne à réfléchir. Si dieu a bien voulu intervenir pour nous révéler la vérité, pourquoi n’est-t-il pas intervenu pour éviter que les impostures la fassent brouiller ? On ne peut trouver des réponses à des questions déstabilisantes de ce genre, qu’en supposant que la vérité absolue est, en fait, complètement hors de portée. Chercher désespérément une vérité inaccessible, reste une œuvre, peut-être noble, mais évidement stupide. Prétendre détenir la vérité absolue serait encore plus stupide que la stupidité elle-même. Par contre, inventer astucieusement une pseudo-vérité qui peut mettre fin à un calvaire permanent, ne peut qu’être applaudi.

Vous avez vos croyances et vos convictions. Ils peuvent constituer à vos yeux l’absolue vérité. Aucune question ne reste sans réponse dans votre esprit, Tous les propos tenus par votre religion sont absolument cohérents et convaincants. Alors vous devez mener une vie parfaite. En non seulement je doute fort que vous puissiez émettre un avis raisonnable sur cet article ; mais je vous demanderais aussi d’avoir l’amabilité de ne pas y réagir.

Vous avez vos croyances, mais sans être totalement convaincu. La vérité absolue reste encore floue à vos yeux. Vous vous posez encore trop de questions sans jamais avoir de réponse. Cette instabilité vous empêche de vivre pleinement votre vie et influence négativement votre comportement. Alors, la thèse énoncée dans cet article, serait une alternative, qui répondra à toutes les questions face auxquelles votre religion aurait gardé un cruel silence.

Vous n’avez aucune croyance, elles sont toutes à vos yeux des débilités incohérentes et stupides. Vous passez votre temps à chercher la vérité inaccessible. Alors essayez celle-là.

Toutefois, cette thèse, est basée, à son tour sur une croyance : « le non refus absolu l’existence d’un dieu qui aurait créé l’univers et nous avec ». Alors, si vous êtes absolument sûre qu’il ne peut exister aucun dieu, je vous demanderais de suivre la démonstration ci-après.

Démonstration logique que l’existence d’un dieu réel, créateur de l’univers, ne peu absolument pas être réfutée.

Définition :

Si il peut exister un X qui aurait pu nous avoir créé, ainsi que notre univers, alors X c’est dieu ( Ne confondons pas dieu et religion. Ce n’est pas en prouvant le mal fondé de telle ou telle religion qu’on pourrait affirmer l’inexistence de dieu ).

Raisonnons par l’absurde :

Supposons que dieu, ainsi défini, n’existe pas. Alors, on ai obligé d’admettre, qu’à l’origine, à partir du néant, fut le big-bang (événement mythique inévitable marquant la naissance de l’univers, dans le désordre le plus total).

D’où, le scénario 1 (pas dieu) :

· Par hasard, à partir du néant, fut le big-bang ;

· Par hasard, des milliards d’années plus tard, s’est formé l’univers tel que nous le connaissons actuellement, notre galaxie, le système solaire, la terre etc. … ;

· Puis, par hasard, fut la vie ;

· Puis, par hasard, fut l’être humain conscient et intelligent (dont on est absolument sûre de l’existence).

Paradoxe : Si on admet que le hasard n’a eu besoin que de temps pour engendrer, à partir du désordre total, des « puissances » aussi immatérielles et occultes que la conscience et l’intelligence humaines, en passant par l’univers dans tout son gigantisme et la vie dans toute sa complexité, alors comment pouvons-nous avoir l’absolue certitude que ce hasard n’aurait jamais pu engendré, plutôt un dieu ?

D’où, le scénario 2 (dieu):

· Par hasard, à partir du néant, fut le big-bang ;

· Par hasard, des milliards de milliards d’années plus tard, fut une puissance sur imaginaire qu’on pourrait dénommer dieu ;

· Dieu, des milliards d’années durant, créa l’univers, la vie, nous … etc.

Si la raison devait admettre le scénario 1 (pas dieu), elle ne pourrait absolument pas réfuter le scénario 2 (dieu), et vis versa. Les deux scénarios sont contradictoires, mais tout aussi possibles qu’invraisemblables.

Conclusion :

L’existence d’un dieu réel, créateur de l’univers, ne peut absolument pas être réfutée.

Si vous êtes toujours absolument sûre qu’il ne peut exister aucun dieu qui aurait créé l’univers et nous avec, alors, continuer la lecture de cet article, serait pour vous, une perte de temps, sans plus.

Alors, un bon dieu qui soit digne de ce nom, peut bel et bien exister.

Des millions de scénarios pourraient être envisagés quant au secret de notre existence, mais, évidement, un et un seul peut être le vrai. La vérité étant inaccessible, on est amené à en inventer nous même une pseudo, mais une, qui nous arrangerait au mieux et qui aurait réponse à toutes nos questions.

Devant cette liberté de choix, on devrait se poser une question très simple :

Qu’est-ce qui nous arrange le plus ?

Pour répondre à cette question, envisageons chaque cas séparément, en commençant par le scénario 1 (pas dieu) qui est très possible.

Ce scénario, a-t-il réponse à toutes nos questions ?

Oui, effectivement, en l’absence d’un dieu, le hasard et la nature ont réponse à tout, absolument tout.

Exemple :

Pourquoi je suis né dans la misère, la maladie et la précarité absolues alors que l’autre est né dans la soie avec une cuillerée en or dans la bouche ?

Réponse évidente :

C’est le hasard qui a fait les choses ainsi (point).

Ou alors :

Ceci s’explique par le caractère imparfait de la nature.

Supposons que ce genre de réponse nous donne satisfaction, alors une autre question se pose :

Est-ce que ce scénario nous arrange ? Allons-nous pouvoir vire mieux avec ?

Pour répondre à cette question, une fois de plus, on va devoir faire une supposition :

Supposons que demain, une preuve scientifique irréfutable confirme sans aucune ambiguïté que dieu n’existe pas ; il n’y a plus de vie après la mort ni de punition ni de récompense. Alors, essayons de deviner ce que pourrait devenir note monde.

Points (positifs) :

  • Les guerres saintes au nom de dieu ne seront plus saintes et vont devoir se trouver un autre nom.

  • Les quelques centaines de candidats aux attentas suicides au nom de dieu vont devoir se trouver d’autres raisons pour allez se faire exploser.

  • Les quelques milliers de représentants et ambassadeurs de dieu qui tiraient profit de leurs titres religieux (toutes religions confondues), vont devoir capitaliser leur expérience en s’installant à leur propre compte sous forme de sectes.

  • Les quelques milliards de pratiquants religieux, seront libérés de leurs pratiques contraignantes, et pourront faire autre chose qui leur sera plus bénéfique, ou alors se tourner les pouces.

Mais … Points négatifs :

  • Les quelques centaines de millions de bienfaisants qui ne l’étaient que dans le seul but de pouvoir gagner la bénédiction de dieu ou en espérant une récompense éternelle après leur mort, ils ne le seront plus ! (il n’y aurait plus aucune raison de faire du bien)

  • Ces mêmes centaines de millions qui s’interdisaient de perpétrer le mal uniquement par crainte d’un châtiment divin, n’auront plus aucune raison de s’abstenir de faire usage du mal pour arriver à leur fin, du moment qu’ils pourront contourner la loi, ils peuvent s’offrir le monde ( il faut avouer que pour arriver à ses fins, la voie du mal reste beaucoup plus facile que celle du bien ).

Dieu n’existe pas, veut dire :

– « ne laissez aucune traces ni aucune preuves, et tous les moyens sont bon pour vous approprier le monde. Et que le plus fort gagne »

Notre monde deviendrait alors, au quotidien, un champ de guerre sans pitié.

Un pauvre enfant qui se demande le pourquoi de sa souffrance permanente aura comme réponse :

« Seul le hasard et la nature qui se sont acharné sur toi pourraient de délivrer. Toi, tu ne peux absolument rien faire. Que tu sois un malfaiteur ou un parfait gentil citoyen, ça ne changera absolument en rien l’action du hasard à ton égard. Néanmoins, si ça peut te calmer que d’autres puissent souffrir autant que toi, voir même plus ; et que tu as le moyen de le faire dans la discrétion ; vas y, fonce, tu ne crains absolument rien ; tout est permis. … ! »

Il est totalement inutile de vouloir estimer le bilan de ce scénario. Prouver que dieu n’existe pas, serait, à coup sûre, une des plus horribles catastrophes que l’humanité n’aurait jamais connue.

Propos d’un prétendu philosophe :

J’ai réfléchi, j’ai raisonné et j’ai trouvé une idée géniale :

« Dieu n’existe pas » … et je vais vous le prouver.

Vous pouvez garder votre preuve pour vous …

Si dieu n’existait vraiment pas, alors, même si l’Homme a mal fait de l’avoir inventé jadis, ce n’est absolument pas en prouvant son inexistence, maintenant, que la condition humaine sera améliorée.

On a vraiment intérêt à ce que dieu existe. Alors, si dieu doit exister, autant lui trouver la meilleure existence possible, une existence qui fait de lui un bon dieu, un dieu totalement irréprochable, un dieu qui s’occupe de nous comme il se doit. Pas moyen d’imaginer dieu autrement, on serait entrain d’inventer une pseudo-vérité qui ne nous arrangerait pas. A quoi bon ?

Mais, si dieu devrait être ainsi, comment pourrons nous expliquer les horreurs, les guerres, les misères, les injustices, les catastrophes qui envahissent notre monde ? Si il était aussi bon que ça, comment peut-il bien laisser faire toutes ces horreurs ?

Avec cette question, on a l’impression d’être arrivé au bout de l’impasse.

Et maintenant, c’est quoi cette autre vision miracle ?

C’est quoi cette prétendue alternative qui explique tout ?

L’alternative ?

Le scénario qui va suivre, bouleverse toutes les notions connues à ce jour sur notre existence. Mais, donne une réponse à toutes les questions qu’on aurait refoulées depuis toujours sans jamais pouvoir les abandonner pour autant. Des questions auxquelles aucune religion n’a jamais pu répondre. Des questions du genre …

  • Dieu a-t-il vraiment besoin qu’un enfant naisse avec un handicap majeur ou une maladie grave, et passe sa vie à lutter dans la souffrance la plus atroce, simplement pour pouvoir le mettre à l’épreuve ? ...

  • Les pauvretés les plus horribles, les guerres les plus affreuses, les infirmités et les maladies les plus cruelles … tout ça, est-il vraiment nécessaire dans ce monde ? ...

Ce scénario est basé sur le fait que le centre de notre existence ne serait pas dans ce monde, mai ailleurs. Cette vie terrestre ne serait plutôt, qu’un châtiment momentané qu’on serait entrain de subir et qu’on pourrait subir de nouveau à chaque fois qu’on l’aura mérité.

En fait …

Dieu, dont on a fini par admettre l’existence, aurait crée l’esprit humain éternel. Il le doterait d’une capacité de raisonnement et d’une liberté de comportement, lui épargnerait le mal la souffrance et le gratifierait de tous les moyens de jouissance, de plaisir, de joie et de bonheur. Il l’autoriserait ainsi à mener une existence éternelle dans un monde paradisiaque spécialement crée pour lui (un paradis). Dieu, aurait créer toutes les instances de l’Esprit Humain avec une justice infinie, il les aurait toutes doté des même capacités et les aurait gratifié des mêmes libertés et des même privilèges. En échange, Dieu, n’aurait exigé que discipline et respect. Dieu aurait décidé que tous ses sujets mériteraient, à priori, ce paradis éternel, jusqu'à ce qu’ils commettent l’erreur de transgresser son règlement divin, et c’est là et seulement là qu’ils mériteraient châtiment.

Dieu, aurait créé ce bas monde qui est le notre, pour pouvoir y châtier tout humain ayant faillit à la discipline et au respect. Ainsi, à chaque condamnation, un esprit humain incarnerait un corps humain qu’il va accompagner depuis sa naissance jusqu’à sa mort, et à travers lequel, il connaîtrait le mal et la souffrance, le bonheur et la jouissance. Un corps dans lequel, il ne vivrait que le châtiment qui devait lui être infligé.

A sa mort, Dieu jugera cet Esprit selon son comportement dans ce monde. Suite à ce jugement, Dieu pourrait l’autoriser à reprendre sa place au paradis, ou alors, le condamné à purger, de nouveau, un châtiment terrestre. Les conditions de cette nouvelle vie découleraient aussi de ce jugement. En effet, plus le mal pèserait dans notre balance, plus la nouvelle condamnation serait cruelle. Si on continue à perpétrer le mal, on pourrait se faire condamné à des vies successives de plus en plus cruelles, jusqu'à ce qu’on atteigne des degrés de souffrance telles, qu’on ne puisse même plus faire de mal, même si on le souhaitait.

Une fois de retour au paradis, le malheur et la souffrance, la maladie et le chagrin ne seront plus que de mauvais souvenirs. Des souvenirs que Dieu nous permettrait de garder, afin de nous préserver d’une autre transgression qui pourrait nous coûter un nouveau châtiment.

Dans ce monde, nous pourrions être, tous autant que nous sommes, des esprits qui n’avions pas su nous conformer aux simples exigences de Dieu. Il aura fallu qu’on manque de respect ou qu’on manque à la discipline, il aura fallu qu’on prouve à Dieu qu’il nous fallait correction avant de pouvoir mériter le paradis éternel qu’il nous a offert quand il nous a créé.

Le mal et le bien seraient des notions universelles, valables en tout temps et en tout lieu, pour toute religion et pour toute culture, un peut comme si ils faisaient partie d’un enseignement divin. L’être humain qui doit répondre à son instinct de survie et sa pulsion d’améliorer sa condition, doit absolument éviter de le faire en usant de moyens qui peuvent s’inscrire dans le cadre du mal, faute de quoi, il augmenterait sa souffrance et repousserait sa délivrance.

Cette thèse sur notre existence dans ce monde n’est qu’une pure débilité qui découle d’une tentative désespérée de trouver une explication aux injustices et aux cruautés qui nous entourent. Autrement, on sera obligé d’affirmer que ce monde est un hasard et que Dieu n’existe pas. Néanmoins, si on fermait les yeux un moment et qu’on imaginait que c’est cette philosophie qu’on nous a inculquée depuis notre naissance et qu’on y croyait dur comme fer. Alors jusqu'à quel point pourrait-t-on l’abandonner pour une autre.

Une autre du genre :

  • Dieu n’est pas assez bon pour nous offrir le paradis éternel sans nous soumette à rude épreuve. Pourquoi ? Dieu sait !

  • Dieu n’est pas assez juste pour nous avoir crée de manière équitable et égale. Il faut accepter que certains soient plutôt favorisés, d’autres un peu moins et d’autres passeront toute leur vie dans la merde. Pourquoi ? Dieu sait !

  • Toutes les horreurs que nous voyons autour de nous ne peuvent avoir aucune explication. Elles sont là et c’est tout. Pourquoi ? Dieu sait !

  • etc …, Pourquoi ? Dieu sait !

Ou même une autre du genre :

· Dieu n’existe pas.

· Dieu n’est autre que la nature.

· Etc…

A mon sens, on ne pourrait jamais l’abandonner !

Selon ce scénario, tout le mal qu’on aperçoit autour de nous, devient non seulement, tout d’un coup, explicable, mais aussi, il nous servirait de mise en garde extrêmement précieuse. Ainsi, tout ce qui importe, désormais, c’est l’équilibre du mal et du bien qu’on aura accompli durant notre vie. Dieu aura été à nos yeux tellement juste, et bon que l’action du bien nous procurerait pur plaisir et l’action du mal nous ferait souffrir de remords. Selon ce scénario, avec tout le mal, les injustices, les maladies et les souffrances qui nous entourent, dieu existe, il s’occupe de nous, il est juste, il est bon … il est irréprochable.

Je me demande comment serait le monde si on venaient tous à y croire ?

Moi personnellement, j’ai ma croyance et ma religion, et j’y tiens. Néanmoins,

  • lorsqu’il m’arrivait d’être tenté par une mauvaise action, aussi banale soit-t-elle ( tel un petit mensonge ), ni l’éthique ni la morale ni même ma religion n’ont jamais été assez fortes pour me permettre d’y résister. Seule la crainte que cette pseudo-vérité soit plutôt une vérité, me pousse à faire appel à mon intelligence pour éviter d’agir ainsi.

  • Quand je me sens déprimé pas la prédominance des guerres, des famines, et des injustices frappant d’innocents peuples dans ce monde. Rien ne me procure meilleure consolation que de considérer cette pseudo-vérité comme une vérité.

  • Quand un malheur me touchait et que j’essayais de me consoler en me disant que ça aurait pu être pire, en vérité, ça me faisait encore plus mal. En fait, n’ayant même pas compris le pourquoi du malheur, comment l’éventualité du pire pourrait apaiser ma douleur ? Maintenant, avec cette autre vision, aussi bien le malheur que le pire trouveraient leur explication …

  • Rien ne m’aide à vaincre l’hésitation d’agir pour la bonne cause ou de faire un geste de charité, plus que …
"

 
 Liens connexes
· Plus d'informations à propos de Anthropologie
· Article transmis par admin


L'article le plus lu à propos de Anthropologie:
La liberté

 Evaluer l'Article
Moyenne des scores: 2.25
Votes: 4


Prenez une seconde et évaluez cet article :

Excellent
Très bien
Bien
Normal
Mauvais

 Options

 Format imprimable Format imprimable

 Envoyer cet article à un(e) ami(e) Envoyer cet article à un(e) ami(e)


Re: Une autre vision de notre existence (Score : 1)
par Henrique le 22/04/2005
(Profil Utilisateur | Envoyer un message | Journal) http://www.spinozaetnous.org
1) Vous partez d'une renonciation à la vérité en la déclarant a priori inaccessible mais vous ne semblez pas vous apercevoir que ce que vous dites sur l'inaccessibilité de cette vérité prétend tout autant à la vérité même. Il s'ensuit que la vérité n'est inaccessible qu'à celui qui renonce à la chercher et la déclare telle. Quand un philosophe comme Spinoza écrit qu'une substance absolument infinie ne peut manquer d'exister précisément parce qu'elle est une substance, autrement dit cause de soi et donc existant en raison de son essence même, il y a là un discours qu'il faut effectivement réfuter avant de prétendre à l'inaccessibilité de la vérité en matière ontologique. Et quand on fait attention au fait que tout est ou bien soi (substance) ou bien en autre chose (modes), il est clair que prétendre que seules les choses finies existent serait une absurdité.

2) Quant à l'idée d'un dieu créateur, vous dites que si elle ne peut être prouvée, elle ne peut non plus être réfutée. Je dis que si. Un Dieu quel qu'il soit n'est Dieu que s'il est au moins l'être le plus puissant de tous. Comme on peut toujours en concevoir un plus puissant qu'un autre, il doit être absolument infini pour que cette puissance soit absolue. Or un dieu qui crée le monde est limité par celui-ci : n'étant pas sa créature, il serait alors limité par celle-ci. Un dieu bien compris ne saurait donc être créateur, reste donc l'identité de Dieu et de la nature conçue non pas comme se réduisant à l'environnement terrestre mais comme totalité de ce qui existe tant sur le plan matériel que mental (nature naturée) et unité de cette totalité (nature naturante).

3) Vous dites que sans dieu créateur, les hommes sont incapables d'agir moralement. Or vous avez des hommes, à commencer par Spinoza, qui ont nié l'existence d'un dieu personnel, créateur et juge des actions humaines, qui n'en ont pas moins opté pour la vertu plutôt que pour l'immoralité. Pourquoi ? Parce que pour agir vertueusement, il suffit de se comprendre soi-même comme être de raison, c'est-à-dire capable de vouloir l'universel plutôt que l'égoïsme qui n'est propre qu'à enfermer et limiter la puissance propre de l'homme. Pas besoin pour cela de croire en un dieu créateur. Et même, agir par peur de représailles ou dans l'espoir de récompenses, c'est agir de façon égoïste et donc très en deça de la véritable vertu qui est ouverture à l'intérêt commun.

4) Vous élaborez un scénario expliquant l'origine et le sens de l'existence humaine dans le monde le plus satisfaisant pour des raisons purement pragmatiques. Vous aboutissez à une sorte de pari pascalien où Dieu serait un monarque punissant les mauvaises actions en ce bas monde et récompensant les bonnes dans un paradis transcendant. Vous supposez implicitement une vie antérieure de l'âme, un peu comme Platon, la vie présente étant punition des actions dans l'autre vie.

On pourrait d'abord vous répondre que d'autres fictions pourraient être plus efficaces encore pour parvenir à accepter notre sort. Ainsi trouve-t-on chez Platon et de façon un peu plus vague dans l'idéologie new-age la croyance selon laquelle la vie que nous subissons est celle que nous avons choisie avant de nous (ré)incarner. Ainsi, il y a ceux, très forts spirituellement, qui se sont lancé le défi de vivre une vie d'enfant né sans estomac pour voir s'il parviendraient à apprendre quelque chose de cette expérience (bien sûr pour que cela ait un sens, il faut qu'on ait oublié avoir fait ce choix auparavant). Une telle vision a le mérite d'être plus consolante encore que la vôtre car ce n'est même plus un dieu extérieur qui nous impose ses règles, c'est nous qui nous les fixons. De même, elle incite davantage à respecter la morale puisqu'on y apprend qu'au fond c'est nous qui en sommes les véritables auteurs.

Mais le problème avec cette conception comme avec la vôtre et comme avec toutes celles qui supposent une métempsychose, c'est que cela revient à considérer l'existence de la personne humaine comme particulièrement interchangeable et donc de peu de valeur en soi. En outre, ce qu'il y a de particulièrement malsain je trouve dans votre

Lire la suite du commentaire...



Re: Une autre vision de notre existence (Score : 1)
par SaltCedar le 19/07/2005
(Profil Utilisateur | Envoyer un message)
"Supposons que dieu, ainsi défini, n’existe pas. Alors, on ai obligé d’admettre, qu’à l’origine, à partir du néant, fut le big-bang "

Le big-bang n'est peut-être qu'une fluctuation de l'Univers, plus grand, infini dans le temps et dans l'espace. Il est évidemment insensé de dire que le Big-Bang à surgit du néant. Par contre, il est possible que l'univers lui-même soit infini. Car il doit y avoir quelque chose d'infinie n'est-ce pas.



Re: Une autre vision de notre existence (Score : 1)
par Mathieu le 24/12/2005
(Profil Utilisateur | Envoyer un message)
Spinoza aurait dit : j'appelle Dieu une substance qui contient toutes les perfections, une telle substance ne peut donc rien côtoyer, rien ne peut exister en dehors d'elle-même. L'au-delà est de ce fait impossible : c'est la thèse de l'immanence, celle-là même qui fait de Spinoza un athé (mes plus plates exclues à ceux et celles que ces propos peuvent choquer). Ceux qui ne seraient pas encore convaincus de l'athéïsme de Spinoza doivent se référer à sa réflexion sur la causalité. Pour expliquer les evènements, nous mettons en lumière des séries causales dont l'origine nous est et nous sera toujours inconnue. A vouloir chercher la cause de la cause de la cause... les hommes en appellent généralement à la Providence, Dieu... soit "le royaume de l'ignorance". Dieu est un terme qui nous dit - dans des termes flatteurs pour notre vanité - que la réponse au pourquoi des choses nous est la plus souvent inconnue. Vouloir imputer l'existence du monde à une cause première est chose bien naturelle mais vouloir y appliquer des prédicats nous fait tomber dans l'erreur.

Spinoza utilise le mot Dieu pour parler de quelque chose qui n'est pas Dieu : la nature infinie. Elle n'est pas infiniment aimante comme l'est la Dieu chrétien, ni même affectée de quelque manière que ce soit par l'idée que nous existions ou que nous n'existions pas. Nous somme indifférent à une nature à laquelle nous participons. L'éthique c'est participer pleinement à cette nature qui est là. Vivre sans se laisser distraire par ce qui nous est par trop étranger... Déceler les buts qui résistent au fait d'être atteints et s'attacher à les poursuivre.

Vous dites, chez Bower, que l'existence de Dieu ne peut absolument pas être réfutée. Je m'accorde sur votre conclusion mais les prémisses qui vous amènent à cette proposition sont un peu trop simplistes à mon goût :
- Frege a fait une belle formaisation logique en réponse à la preuve d'Anselme; ça vaut le détour
- L'argument de Kant est j'imagine celui que vous reprenez à votre compte. Alors quoi, vous êtres un kantien qui s'est perdu sur un site d'immanentistes ? ;) Je crois que vous prêchez dans la mauvaise chapelle : ici, le monde n'est pas coupé en deux, avec l'être d'un côté et e devoir-être de l'autre.
- L'idée de Kant, selon laquelle il n'existe pas le moindre proposition susceptible de fonder une preuve de l'existence de Dieu, est bien corroborée. Mais le discours métaphysique existe encore en philosophie (pas chez les Spinozistes me diriez vous... pas si sûr); une métaphysique moderne, édifiée à l'appui des évolution scientifique du XXème siècle... et - n'en déplaise à Descartes - totalement Moniste... Peut-être que ça vous plaira... C'est A.N. Whitehead. Un auteur encore mal connu mais dont l'apport est incontestable. Il a un point de vue assez proche de celui de Spinoza : Dieu est la nature naturante... J'adhère, j'adhère, j'adhère... allez, à plus






Accueil | Lire et comprendre | Définitions | Oeuvres | Citations | Réfléchir | Téléchargements | Liens
Votre compte | Proposer article | Messages privés | Forum | Rechercher | Quizz | Recommander | Contact

Contenu disponible sous Paternité - Pas d'Utilisation Commerciale 2.0 France, source à citer : www.spinozaetnous.org

Ce site a été réalisé avec la version française de PHP-Nuke, de F.Burzi, sous licence GPL.
http://www.spinozaetnous.org/backend.php

Page générée en: 0.11 Secondes