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 Citation de Spinoza
Nous ne prétendons pas du tout accuser d'impiété les fondateurs de sectes, du fait qu'ils ont adapté à leurs croyances les paroles de l'Ecriture (...) Ce que nous reprochons aux sectaires militants, c'est de ne pas vouloir accorder la même liberté à autrui, c'est de poursuivre comme ennemis de Dieu les hommes dont les opinions diffèrent des leurs.

Traité théologico-politique chap. XIV
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Jugements de Spinoza sur d'autres philosophes
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Aristote, Bacon, Descartes, Hobbes...

Jugements et réflexions

de Spinoza sur les autres philosophes ou penseurs





Aristote

Aristote dit par exemple : le chien est un animal aboyant et en conclut que ce qui aboie est chien. Mais si un paysan dit un chien, il comprend implicitement la même chose qu'Aristote avec sa définition ; de sorte que, si le paysan entend aboyer, il dit : c'est un chien. Si donc ils entendaient tous deux aboyer un autre animal, le paysan, qui n'a fait aucun raisonnement, serait aussi étonné qu'Aristote, qui en a fait un.

Court Traité, II, III, note du § 2.

Voir aussi Platon.


Bacon

Je m'étendrai peu sur Bacon, qui parle très confusément de ces choses, ne démontre à peu près rien, mais se borne à des affirmations.

Lettre II.

Voir aussi Descartes.


Descartes

Bien qu'il ait cru au pouvoir absolu de l'esprit sur ses actions, je sais bien que le très illustre Descartes, a tenté l'explication des affects humains par leurs causes premières et à montrer en même temps comment l'esprit peut les dominer absolument ; mais, à mon avis, il n'a rien montré du tout que l'acuité de sa grande intelligence, comme je le montrerai en son lieu.

Ethique III, préface.

Descartes admet que l'âme ou la mentalité est principalement unie à une certaine partie du cerveau, la glande dite pinéale, au moyen de laquelle la mentalité sent tous les mouvements qui ont lieu dans le corps ainsi que les objets extérieurs, et que l'esprit peut mouvoir diversement par cela seul qu'il le veut. (...) Telle est l'opinion de cet homme illustre (autant que je crois la comprendre d'après ses paroles), et j'aurais eu peine à croire qu'elle ait été émise par un si grand homme si elle était moins subtile. Vraiment je ne puis assez m'étonner que ce philosophe, qui s'était fermement résolu à ne rien déduire que de principes connus en eux-mêmes, et à ne rien affirmer qu'il ne perçût clairement et distinctement, et qui avait si souvent reproché aux Scolastiques de vouloir expliquer les choses obscures par des qualités occultes, soutienne une hypothèse plus occulte que toute quaité occulte.

Ethique V, préface.

Vous me demandez ensuite quelles erreurs je vois dans les philosophies de Descartes et de Bacon. Bien que je n'aie pas l'habitude de relever les erreurs des autres, je veux pourtant accéder à votre désir. Leur première et grande insuffisance est de s'égarer si loin de la connaissance de la cause première, et de l'origine de toutes choses. La seconde erreur est de ne pas connaître la vraie nature de la mentalité humaine. La troisième, de ne s'être jamais avisés de la vraie cause de l'erreur.

Lettre II.


Hobbes

Vous me demandez la différence qu'il y a entre Hobbes et moi en ce qui concerne la politique : elle est je maintiens toujours le droit naturel et que je n'accorde dans une cité quelconque de droit au souverain sur les sujets que dans la mesure où il l'emporte sur eux par la puissance ; c'est la continuation de l'état de nature.

Lettre L.


Leibniz

Je crois connaître par correspondance ce Leibniz dont il parle, mais j'ignore quelle raison il a eue d'aller en France, alors qu'il était conseiller à Francfort. Autant que j'ai pu le voir par ses lettres, il m'a paru d'esprit libre et compétent dans toutes les sciences. Mais je trouverais inconsidéré de lui communiquer si vite mes écrits. Je voudrais d'abord savoir ce qu'il fait en France et connaître l'opinion qu'en aura notre ami Tschirnhaus quand il l'aura fréquenté plus longuement et qu'il connaîtra de plus près son caractère.

Lettre LXXII.


Machiavel

Machiavel, auteur des plus perspicaces, a exposé en détail les mesures auxquelles doit recourir un prince emporté par la passion de dominer, afin de fonder et conserver son pouvoir... Mais on se perd en conjectures sur le sens de sa démonstration. A supposer qu'il ait destiné aux hommes une utile leçon, ce qui serait fort vraisemblable de la part d'un homme aussi sage, il aurait semble-t-il cherché à montrer à quel point la tentative de suppression brutale d'un tyran est vaine, à moins que l'on supprime les causes dont est résultée par ailleurs la tyrannie du prince. (...) Ou bien Machiavel a peut-être voulu montrer qu'une masse libre doit se garder à tout prix de confier son salut à un seul homme.

Traité Politique, V, § 7.


Platon

En disant que l'homme était un animal bipède sans plumes, Platon n'a pas commis une plus grande erreur que ceux qui ont dit que l'homme était un animal raisonnable. Car Platon a compris que l'homme était un animal raisonnable comme les autres, mais il a rangé l'homme dans une classe déterminée pour pouvoir, quand il voudrait penser à l'homme, rencontrer aussitôt la pensée de l'homme en recourant à cette classe qu'il pouvait se rappeler aisément. Bien plus Aristote est tombé dans la plus grande erreur s'il a cru avoir expliqué adéquatement l'essence de l'homme par sa définition ; quant à savoir si Platon a bien fait, on peut aussi se le demander.

Pensées Métaphysiques, I, I.







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