Les modes de la substance en sont-ils des qualités contingentes ?

Questions et débats touchant à la conception spinozienne des premiers principes de l'existence. De l'être en tant qu'être à la philosophie de la nature.
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BasseRuche
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Les modes de la substance en sont-ils des qualités contingentes ?

Messagepar BasseRuche » 05 déc. 2016, 14:16

Bonjour à tous,
Pendant ces vacances je recommence la lecture de l’Éthique de Spinoza en vue de le résumé, mieux le comprendre afin de pouvoir l'expliquer à ceux qui ne connaissent pas Spinoza et pour l'utiliser lors de mes examens (comme je l'ai dit dans ma présentation je suis en licence de philosophie).
Ma question porte sur ce que Spinoza entend par mode. Il les défini dans la première partie de l'éthique de cette manière: "Par modes j'entend les affections d'une substance c'est à dire ce qui est en autre chose, par quoi en outre il est conçu"
J'ai l'édition le livre de poche, avec la traduction de Robert Misrahi. Je ne sais pas si elle est bonne, mais le commentaires on l'air pertinent.
Ce que j'ai compris c'est que les modes sont les qualités contingentes de la substance, ce qu'on pourrait appelé, si on s'appelait Aristote, des accidents. Mais je ne suis pas sur de la justesse de cette définition et comme je sais que l'oeuvre de Spinoza est très précise et qu'un détail peut changer beaucoup de chose je me demandais s'il n'y avait pas autre chose à comprendre.
Merci!

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Henrique
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Re: Les modes dans l'éthique

Messagepar Henrique » 26 déc. 2016, 02:31

Les modes comme "qualités contingentes de la substance" ?

Si par qualité, on entend pour l'essentiel des degrés de la puissance de s'étendre et de penser de la substance unique, alors oui, on peut dire qu'un arbre est une qualité de la substance comme la blancheur est une qualité du lait (en fait la qualité d'un mode est un mode de mode) : rien d'indépendant et d'existant par soi-même, contrairement à ce qu'on a tendance à imaginer pour l'homme notamment.

Ces qualités peuvent être dites contingentes en vertu de la définiton 3 d'éthique IV : toutes les choses singulières sont nécessaires en raison de l'existence d'autres choses également nécessaires, mais elles sont contingentes au sens où leur existence même, et l'essentiel de ce qui leur arrive ne découle pas de leur essence propre mais d'autres choses.

En ce sens, ce qui est par essence (i.e. les qualités qui découlent de la nature d'un être, comme la générosité chez l'homme libre) s'oppose à ce qui est par accident (comme l'avarice aussi bien que la prodigalité chez l'homme soumis aux passions) ainsi que Spinoza le dit lui-même dans la définiton 5 d'éthique IV

(PS : j'ai modifié le titre de votre sujet pour le rendre plus explicite)
Henrique Diaz
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