Idée et causes externes

Questions et débats touchant à la conception spinozienne des premiers principes de l'existence. De l'être en tant qu'être à la philosophie de la nature.
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RomainS
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Idée et causes externes

Messagepar RomainS » 16 févr. 2017, 09:46

Bonjour à tous,

J'ai commencé la lecture de l'Ethique il y a maintenant quelques temps et probablement ne suis je pas encore allé assez loin pour trouver la réponse à ma question mais je me permet néanmoins de la poser ici.

Une chose est finie en son genre lorsqu'elle limité par une autre chose de même genre (puisque deux genre d'être ne peuvent avoir de lien causal).
Mon corps est donc fini en son genre.
Je suppose que mes idées peuvent se limiter entre elles, mais une idée conçu dans l'esprit de quelqu'un d'autre ne peut pas limiter les miennes.
Un corps extérieur au mien peut affecter le mien mais ce n'est pas le cas d'un esprit qui ne serait pas le mien avec mon esprit.
Mon esprit n'est donc pas déterminé par autre chose que lui même et serait donc infini, ce qui n'a pas de sens.

Quelqu'un peut il m'éclairer ?

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Henrique
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Re: Idée et causes externes

Messagepar Henrique » 23 févr. 2017, 15:03

Bonjour et bienvenue,
Les idées se limitent entre elles : par exemple, je pense aux vacances, puis cela me fait penser à la route puis aux accidents de voiture, j'ai trois idées qui se limitent, quand il y a pensée de l'une, il n'y a pas pensée de l'autre.
Un corps extérieur peut affecter mon corps mais l'idée de mon corps est limitée par celle des autres, non seulement en ce que pensant à l'un je ne pense à l'autre mais aussi parce que je ne saurais former l'idée de mon corps que je sais fini indépendamment de l'idée de l'aide ou de l'opposition que les autres corps représentent à l'égard du mien.
Quant à l'idée que je peux penser à volonté ce qui me plaît hors de toute influence externe, elle s'apparente à l'illusion du libre arbitre. Si je pense que ce visage est laid au moment où on essaye de me prouver qu'il est beau, je ne pense évidemment pas cela à partir de rien mais à partir d'autres idées tirées de ce que j'ai retenu de mes rencontres passées ou de ce que j'ai compris en raisonnant. Le fait que mon idée de la laideur de ce visage dépende d'autres idées, le fait qu'elle donne aussi lieu à d'autres idées, le fait que cette idée rencontre une opposition du moment qu'il m'apparaît de toute évidence qu'on peut penser différemment de moi, tout cela fait qu'une telle idée n'est pas infinie mais seulement finie en son genre (une idée absolument finie revenant à un néant d'idée puisque le fini est négation d'une essence alors que l'infini en est l'affirmation).
Henrique Diaz
Ne pas ricaner, ne pas geindre, mais comprendre pour agir vraiment.


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