Spinoza et la religion musulmane

Questions et débats touchant à la doctrine spinoziste de la nature humaine, de ses limites et de sa puissance.
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Re: Spinoza et la religion musulmane

Messagepar Krishnamurti » 26 oct. 2016, 17:07

@Vanlers

Vanleers a écrit :La religion musulmane doit être distinguée de l’islamisme qui veut faire de l’islam, non plus essentiellement une religion, mais une idéologie politique.


L'islamisme est-il concevable sans la religion musulmane ?
Ou tout autre extrémisme religieux sans les textes fondateurs des grandes religions défendus par des religieux non extrémistes, alors qu'il y a bien assez à faire avec des textes qui tentent de rester logiques et rationnels (les écrits de Spinoza par exemple). Que l'ont s'intéresse à ces textes c'est bien. Après il faut savoir en rester là. Ce que tu fais peut-être.

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Re: Spinoza et la religion musulmane

Messagepar Vanleers » 27 oct. 2016, 11:42

L’islamisme est une maladie de l’islam, comme le montre Abdelwahab Meddeb dans son livre « La maladie de l’islam ».
Rappelons que nous entendons par islamisme la religion musulmane plus la loi religieuse (charia) imposée à la société.
L’islamisme politique va plus loin : l’islamisme politique c’est l’islamisme moins le dogme central de la religion universelle, à savoir la pratique de la justice et de la charité.
Délivré de l’obligation d’aimer le prochain, l’islamisme politique n’est plus une religion mais une idéologie de combat plus ou moins violente.
La religion universelle étant amputée de son dogme central, les autres dogmes perdent leur sens car ils étaient déterminés par ce dernier, comme Spinoza l’énonce :

« […] il y a un être suprême qui aime la justice et la charité, à qui tous sont tenus d’obéir pour être sauvés, et que tous sont tenus d’adorer par le culte de la justice et de la charité envers le prochain ; à partir de là ils [les dogmes de la foi universelle] se déterminent tous facilement, et il n’y en a pas d’autres que ceux-ci :
[…] » (TTP XIV 10)

Prenons le sixième dogme, par exemple :

« Tous ceux qui obéissent à Dieu en suivant cette règle de vie [le dogme central : l’amour envers le prochain] sont sauvés, et eux seuls ; quant aux autres, qui vivent sous l’empire des plaisirs, ils sont perdus. Car si les hommes ne le croyaient pas fermement, ils n’auraient aucune raison de préférer l’obéissance à Dieu à la soumission aux plaisirs. » (ibid.)

Dans la religion musulmane, comme dans la religion chrétienne d’ailleurs, ce dogme se traduit par l’espoir du paradis et la crainte de l’enfer. Dans l’islamisme politique, cet espoir et cette crainte ne sont plus liés à l’amour du prochain et conduisent à toutes sortes d’aberrations et de manipulations.

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Re: Spinoza et la religion musulmane

Messagepar Krishnamurti » 27 oct. 2016, 14:11

@Vanlers
Mais toi, tu penses quoi ?

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Re: Spinoza et la religion musulmane

Messagepar Vanleers » 27 oct. 2016, 16:08

Le sage spinoziste, si cela existe, se sait appartenir à une aristocratie de la pensée.
Il n’en tire aucune vanité car elle est ouverte à tous et, s’il en fait partie, c’est « par une certaine nécessité naturelle » (E V 42 sc.).
Jean-Claude Fraisse parle de l’aristocratisme de la pensée spinoziste en ces termes :

« Il n’y a pas, stricto sensu, à confirmer la foi par l’intelligence, comme le demandaient par exemple Saint Augustin ou, à l’époque de Spinoza, Malebranche, ni à venir à la foi par l’intelligence, comme le fera la philosophie des lumières, ni à substituer la foi à l’intelligence, comme le fera Kant, ou, inversement, à voir dans la foi, comme le feront Marx ou Nietzsche, un alibi ou une illusion de la conscience. Ainsi Spinoza, s’il a longtemps été rejeté par tous, ne pouvait être en accord avec personne. La foi et la lumière naturelle sont, pour lui, le fait de deux hommes différents, souvent unis dans le même individu, mais qui le sont toujours dans la vie de la cité. Elles s’accordent sur le fond, mais ont deux finalités différentes, procédant de la distinction inhérente à l’homme même dans ses diverses facultés de connaître, et dans les conduites que ces facultés, imagination et raison, déterminent. Que d’autres n’aient pas admis une telle distinction, ou aient trop voulu l’effacer par des continuités plus impératives, explique sans doute que cette pensée spinoziste, qui se veut la plus tolérante, ait été la moins tolérée ; mais cela explique aussi la certitude tranquille qui est le fondement de cette tolérance et de l’aristocratisme indifférent qu’elle proclame, aristocratisme du sage et de sa pensée elle-même, qui ne peut être aisément communiquée et, bien plus, semble se moquer de sa propre diffusion, la sachant presque impossible. »

L’œuvre de Spinoza pp. 329-330 – Vrin 1978

PS
A K…

Je vais vous répondre

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Re: Spinoza et la religion musulmane

Messagepar Vanleers » 28 oct. 2016, 09:36

A K…

Au point où j’en suis de ma recherche sur « Spinoza et la religion musulmane », je dirai ceci.
Je fais l’hypothèse, confirmée par plusieurs penseurs musulmans contemporains, que la religion musulmane contient en son sein les sept dogmes de la religion universelle que Spinoza a dégagés dans les religions juive et chrétienne, en particulier le dogme fondamental que je cite à nouveau :

« Le culte de Dieu et l’obéissance à Dieu consistent uniquement dans la justice et la charité, c’est-à-dire dans l’amour envers le prochain. » (TTP XIV 10)

J’accepte sans réserve ce dogme central mais le reste, tout ce qui est autour de ce noyau et que j’ai appelé sa gangue, est plus ou moins entaché de superstition et doit être abordé avec un esprit critique, voire neutralisé et même combattu s’il s’agit d’islamisme au sens donné dans mon avant-dernier post.

Bien à vous

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Re: Spinoza et la religion musulmane

Messagepar Krishnamurti » 28 oct. 2016, 11:30

Ok, à mon avis on ne comprend jamais assez à quel point toutes les religions sont délétères malgré ce "dogme fondamental" qui serait commun à toutes. Le choix de l'ignorance n'est jamais défendable, même quand il relève plus de la fainéantise que d’autre chose.

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Re: Spinoza et la religion musulmane

Messagepar Vanleers » 28 oct. 2016, 15:08

Nous avons vu que c’est dans le sixième dogme de la religion universelle qu’il est question de salut et de perdition.
Les musulmans comprennent le salut et la perdition comme devant se produire post mortem : après résurrection, une nouvelle vie dans un paradis ou un enfer.
Bien entendu, il n’en est rien dans la philosophie de Spinoza, comme le souligne Alexandre Matheron en commentant le sixième dogme :

« On comprend, dès lors, ce que signifient le salut et la perdition. Manifestement, ils sont naturels : le lien qui les rattache à l’observance ou à l’inobservance de la loi n’est pas synthétique mais analytique. Que la vie passionnelle soit à elle-même son propre châtiment, c’est ce que le livre III de l’Ethique illustre avec abondance : privation du vrai bien, asservissement aux causes extérieures (« servitude de la chair », pour parler selon l’usage commun), âme inconstante et déchirée. Que la récompense de ceux qui suivent la loi divine ne consiste en rien d’autre qu’en l’accomplissement de la loi elle-même, c’est ce qui est tout aussi évident : en connaissant Dieu, nous l’aimons librement, de toute notre âme, avec une entière constance, et nous en retirons une parfaite satisfaction. La seconde moitié du livre V de l’Ethique le démontre : cet amour, une fois devenu prédominant, doit occuper notre esprit au plus haut degré (prop. XVI) ; contrairement à l’amour passionnel, il est inaltérable et ne peut se changer en haine (prop. XVIII et corollaire) ; bien plus : il est éternel (prop. XXXIII), et il est le seul à l’être (prop. XXXIV et corollaire). En un sens, le mot « récompense » ne convient même plus ici : ce n’est pas parce que nous réprimons nos mauvaises passions que nous obtenons la béatitude, c’est au contraire parce que nous l’avons atteinte que nous pouvons réprimer nos passions (prop. XLII). Les actions justes et charitables sont, en quelque sorte, « la progéniture ou le fruit de l’entendement et d’une âme saine » (TTP IV 6 G. 62) : conséquences, signes extérieurs du salut plutôt qu’instruments du salut. Et pourtant, en un autre sens, elles sont aussi des instruments. Car le sage, en une circularité qui définit son existence même, les accomplit en vue d’accroître sa participation à un Souverain Bien dont il jouit déjà : plus il réussira à faire régner la concorde autour de lui, plus il lui sera facile de perfectionner son intelligence et celle des autres ; cela ne dépend pas de sa seule bonne volonté, mais du moins s’y efforce-t-il nécessairement. Pourquoi, en tant qu’il connaît Dieu, désirerait-il pratiquer la justice et la charité, si cela ne devait pas lui servir à mieux connaître Dieu, à mieux le faire connaître, et à être plus heureux encore ? Tel est l’équivalent de la justification pragmatique de l’article 6 (Si les hommes ne croyaient pas au dogme du salut, ils n’auraient aucune raison d’obéir à Dieu plutôt qu’aux voluptés). » (Le Christ et le salut des ignorants chez Spinoza pp. 110-111)

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Re: Spinoza et la religion musulmane

Messagepar Vanleers » 31 oct. 2016, 10:17

Le spinozisme est une philosophie de la vie, comme l’écrit Deleuze :

« Il y a bien une philosophie de la « vie », chez Spinoza : elle consiste précisément à dénoncer tout ce qui nous sépare de la vie, toutes ces valeurs transcendantes tournées contre la vie, liées aux conditions et aux illusions de notre conscience. La vie est empoisonnée par les catégories de Bien et de Mal, de faute et de mérite, de péché et de rachat. Ce qui empoisonne la vie, c’est la haine, y compris la haine retournée contre soi, la culpabilité. Spinoza suit pas à pas le terrible enchaînement des passions tristes : d’abord la tristesse elle-même, puis la haine, l’aversion, la moquerie, la crainte, le désespoir, le morsus conscientiae, la pitié, l’indignation, l’envie, la colère, la vengeance, la cruauté… Son analyse va si loin que, jusque dans l’espoir, dans la sécurité, il sait retrouver cette graine de tristesse qui suffit à en faire des sentiments d’esclaves. La vraie cité propose aux citoyens l’amour de la liberté plutôt que l’espoir des récompenses ou même la sécurité des biens ; car « c’est aux esclaves, non aux hommes libres, qu’on donne des récompenses pour leur bonne conduite » (TP X 8). Spinoza n’est pas de ceux qui pensent qu’une passion triste ait quelque chose de bon. Avant Nietzsche, il dénonce toutes les falsifications de la vie, toutes les valeurs au nom desquelles nous déprécions la vie : nous ne vivons pas, nous ne menons qu’un semblant de vie, nous ne songeons qu’à éviter de mourir, et toute notre vie est un culte de la mort. » (Spinoza Philosophie pratique pp. 39-40 – Minuit 1981)

La philosophie de Spinoza s’oppose frontalement à l’idéologie islamiste qui rêve de faire des hommes des esclaves qui espèrent la récompense d’un paradis en échange d’une vie triste et austère. Idéologie mortifère, culte de la mort au sens propre qui pousse les djihadistes au suicide.

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Re: Spinoza et la religion musulmane

Messagepar Vanleers » 01 nov. 2016, 09:00

Mohamed Sifaoui analyse le terrorisme islamiste en décrivant une organisation en trois niveaux distincts :

1) « Le premier est celui des idéologues. Ce sont eux qui vont donner la nécessaire légitimation idéologique, fondée sur un travestissement théologique et sur une lecture littérale et biaisée des textes […]. Cette légitimation repose sur une interprétation individuelle du corpus islamique, laquelle, à travers des mécanismes sophistiqués, est ensuite adaptée à tel ou tel fait politique. Il n’y a évidemment aucune prise en considération du contexte. […]

2) Le deuxième niveau qui intervient dans la conception d’une opération terroriste est celui des initiateurs, qu’on pourrait appeler aussi les « facilitateurs » ou les logisticiens. Ces derniers se chargent du recrutement et de la désignation de la cible. […]

3) Les exécutants, c’est-à-dire les opérationnels, ceux qui vont passer à l’action (opération classique de sabotage ou de plus en plus fréquemment opération suicide) forment le dernier niveau. Ils sont souvent jeunes, voire très jeunes, motivés et décidés. Leurs connaissances idéologiques sont primaires et ils se portent généralement volontaires pour passer à l’acte. »
(Pourquoi l’islamisme séduit-il ? pp. 229-230 – Armand Colin 2010, 2015)

Bien entendu, ni les idéologues, ni les facilitateurs, ni les exécutants ne décident librement de ce qu’ils font : il n’y a pas de libre arbitre.
Il est donc nécessaire de comprendre les causes de leurs actes, « comme s’il était question de lignes, de plans ou de corps » (E III Préface) afin de s’y opposer efficacement.

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Re: Spinoza et la religion musulmane

Messagepar Vanleers » 03 nov. 2016, 09:43

L’islamisme politique vise à exercer un pouvoir de coercition sur les hommes et à les rendre esclaves.
L’expérience montre que ce pouvoir se fonde sur la tristesse, ce que n’a cessé de dénoncer Deleuze dans ses commentaires sur Spinoza.
On redonnera ici trois extraits.

1) Dans son cours de Vincennes, il dit ceci :

« […] qu’est-ce qu’il y a de commun pour Spinoza entre un tyran qui a le pouvoir politique, un esclave, et un prêtre qui exerce un pouvoir spirituel ? Ce quelque chose de commun c’est ce qui va faire dire à Spinoza : mais ce sont des impuissants ! C’est que d’une certaine manière ils ont besoin d’attrister la vie ! Curieux cette idée. Nietzsche aussi dira des choses comme ça : ils ont besoin de faire régner la tristesse ! Il le sent, il le sent très profondément : ils ont besoin de faire régner la tristesse parce que le pouvoir qu’ils ont ne peut être fondé que sur la tristesse. »

2) Etablissant un parallèle entre Lucrèce et Spinoza, Deleuze écrit (Spinoza et le problème de l’expression pp. 249-250 – Minuit 1968) :

« Comme Lucrèce, Spinoza sait qu’il n’y a pas de mythe ou de superstition joyeuse. Comme Lucrèce, il dresse l’image d’une Nature positive contre l’incertitude des dieux : ce qui s’oppose à la Nature n’est pas la culture, ni l’état de raison, ni même l’état civil, mais seulement la superstition qui menace toutes les entreprises de l’homme. Comme Lucrèce encore, Spinoza assigne au philosophe la tâche de dénoncer tout ce qui est tristesse, tout ce qui vit de la tristesse, tous ceux qui ont besoin de la tristesse pour asseoir leur pouvoir. […] La dévalorisation des passions tristes, la dénonciation de ceux qui les cultivent et qui s’en servent, forment l’objet pratique de la philosophie. Peu de thèmes dans l’Ethique apparaissent aussi constamment que celui-ci : tout ce qui est triste est mauvais, et nous rend esclave ; tout ce qui enveloppe la tristesse exprime un tyran. »

3) Enfin, Deleuze parle de la confiance de Spinoza en la vie en ces termes (Spinoza Philosophie pratique pp. 21-22 – Minuit 1981) :

« Dans toute sa manière de vivre comme de penser, Spinoza dresse une image de la vie positive, affirmative, contre les simulacres dont les hommes se contentent. Non seulement ils s’en contentent, mais l’homme haineux de la vie, honteux de la vie, un homme de l’autodestruction qui multiplie les cultes de la mort, qui fait l’union sacrée du tyran et de l’esclave, du prêtre, du juge et du guerrier, toujours à traquer la vie, la mutiler, la faire mourir à petit ou long feu, la recouvrir ou l’étouffer avec des lois, des propriétés, des devoirs, des empires : voilà ce que Spinoza diagnostique dans le monde, cette trahison de l’univers et de l’homme. […] Le reproche que Hegel fera à Spinoza, d’avoir ignoré le négatif et sa puissance, c’est la gloire et l’innocence de Spinoza, sa découverte propre. Dans un monde rongé par le négatif, il a assez confiance dans la vie, dans la puissance de la vie, pour mettre en question la mort, l’appétit meurtrier des hommes, les règles du bien et du mal, du juste et de l’injuste. Assez de confiance dans la vie pour dénoncer tous les fantômes du négatif. L’excommunication, la guerre, la tyrannie, la réaction, les hommes qui luttent pour leur esclavage comme si c’était leur liberté, forment le monde du négatif où vit Spinoza ; l’assassinat des frères De Witt est pour lui exemplaire. Ultimi barbarorum. Toutes les manières d’humilier et de briser la vie, tout le négatif ont pour lui deux sources, l’une tournée vers le dehors et l’autre vers le dedans, ressentiment et mauvaise conscience, haine et culpabilité. “ La haine et le remords, les deux ennemis fondamentaux du genre humain’’ [Court traité, premier dialogue]. Ces sources, il ne cesse de les dénoncer comme liées à la conscience de l’homme et ne devant tarir qu’avec une nouvelle conscience, sous une nouvelle vision, dans un nouvel appétit de vivre. Spinoza sent, expérimente qu’il est éternel. »


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