Conscience et conscience de soi

Questions philosophiques diverses sans rapport direct avec Spinoza. (Note pour les élèves de terminale : on ne fait pas ici vos dissertations).

aldo
participe avec force d'âme et générosité
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Re: Conscience et conscience de soi

Messagepar aldo » 30 déc. 2017, 00:47

Encore un mot de réponse à Bergen :

Une solution n’est pas une identité : ce qu’elle résout, c’est une problématique, pas un objet. On est subrepticement passé de la résolution d’un problème à celle de l’objet supposé lui correspondre, en entérinant d’avance la forme de la solution en terme de sujet et d’objet. Mais alors ce n'est rien d'autre que la volonté de nous sortir de ce problème qui nous meut, et l’on n’envisage sa résolution en terme d'objet que parce que c’est ainsi que l´explication fonctionne, présente les choses (une compréhension de l’objet étant supposée nous en détacher, et par là nous dissocier de ses effets négatifs).

En guise de savoir, on n'a fait que résoudre un problème que, d'après nous, un supposé objet serait susceptible de susciter. Or c'est justement le propre des vrais problèmes que de mélanger le sujet au sein de l’événement, au moins au départ, au moment de l’impact de l’événement. On voit donc bien que l'objet en question (soi-disant susceptible de provoquer l’événement) n'est en fait rien d´autre que l’objet de notre pensée, soit donc la problématique qui nous implique.

D'où encore une fois l'intérêt de partir de l'événement, mais sans présumer de je-ne-sais quel sujet fini (et du coup d'un objet du même type), alors que justement l'événement est ce qui nous meut, nous change, nous individue... et ce d'autant qu'il est problématique ! En clair Joe Bousquet n’épuise pas la problématique d’un éclat d’obus dans la tête, quand bien même il serait quelque part une solution au problème posé.

C’est donc le problème qui nous fait envisager des solutions en terme d’objets et de sujets. Or on fait comme s’il y avait une équivalence entre solution des problèmes et connaissance des choses. Sauf qu’on refuse de reconnaître cette ambiguïté et d’en tirer les conséquences en désignant clairement - et donc en distinguant - objet et problématique. Mais en quoi toute chose se devrait d’être problématique ? Si l’implication nous pousse à solutionner les problèmes en terme de sujet et d’objet, en quoi tout devrait être problématisé en ces mêmes termes, comme au sein de la représentation ? Ou encore plus clair : en quoi tout devrait-il être problématique ?
S’il est une récognition, n’est-ce pas justement dans ce qui ne pose pas problème... et non l’inverse ?!


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