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Alexandre_VI persévère dans sa puissance d'être ici


Inscrit le: May 26, 2008 Messages: 63
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Posté le: 28/05/2008 14:17 Sujet du message: avortement et servilité |
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Bonjour,
Il y a quelque chose que j'ai beaucoup de mal à comprendre, quelque chose qui est pour moi une énigme.
Pourquoi parmi les croyants sérieux dans leur foi (c'est-à-dire pratiquants et bien informés) la grande majorité sont contre l'avortement alors que parmi les athées, la grande majorité sont en faveur de l'avortement?
Quelle différence cela fait-il de croire puisque la Bible ne dit rien de précis au sujet de l'avortement (si ce n'est le foetus de Jean-Baptiste qui s'agite lorsque Marie rend visite à Élisabeth)?
S'il est évident que l'avortement est un meurtre, pourquoi les humanistes athées ne condamnent-ils pas cette pratique? Si, par contre, il est évident que les droits de la femme priment sur une masse informe de cellules, pourquoi les croyants n'ont-ils pas plus de respect pour la femme?
Pourquoi de part et d'autre une telle servilité intellectuelle? Pourquoi cette association entre athéisme et permission de l'avortement, si les athées sont tout à fait capables de moralité? Pourquoi cette association entre monothéisme et condamnation de l'avortement? A priori je ne vois pas le rapport entre les deux choses. La moralité ou non de l'avortement ne dépend pas de l'existence de Dieu. |
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nepart participe avec force d'âme et générosité


Inscrit le: Dec 07, 2007 Messages: 166
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Posté le: 28/05/2008 20:47 Sujet du message: |
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Peut être que le fait de croire en une religion comme la religion chretienne implique une croyance en un dualisme qui apporte à croire qu'il y a meurtre; et que cette croyance est fausse pour un athée matérialiste.
De plus l'avortement apparait comme un acte égoïste, ce qui s'oppose à la morale judéo-chretienne. |
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Alexandre_VI persévère dans sa puissance d'être ici


Inscrit le: May 26, 2008 Messages: 63
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Posté le: 29/05/2008 04:54 Sujet du message: |
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Peut-être, mais les humanistes athées respectent aussi la personne humaine, bien qu'ils lui refusent une âme immortelle.
Tout le problème consiste à déterminer ce qui est humain et ce qui ne l'est pas...
Quant à l'égoïsme... cela me fait penser au discours catholique pour lequel une finalité naturelle de la sexualité est la procréation. Alors oui, dans cette perspective, l'avortement est égoïste. Sauf que je peux imaginer certains cas où l'avortement est pratiqué par altruisme, par exemple si la femme enceinte n'a pas les moyens d'élever un enfant, qu'elle vit dans la misère et qu'elle est tombée enceinte malgré elle. |
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nepart participe avec force d'âme et générosité


Inscrit le: Dec 07, 2007 Messages: 166
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Posté le: 29/05/2008 07:56 Sujet du message: |
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Pour la religion chretienne, c'est n'importe quoi de dire que l'on pense au petit, car il aurait une vie dure.
Même si il sera handicapé, il ne faudrait pas avorter.
Sinon effectivement, une relaltion sexuelle a pour but la procreation, c'est à placer dans la vision judéochretienne de l'amour et de la famille (monogamie, mariage, fidélité...).
Sinon pour ta première phrase, ce serait justement parce que les athée refusent la plupart du temps, un dualisme, qu'ils pensent qu'il n'y a pas encore vie, alors que les partisans du dualisme, y compris ceux qui pensent comme Spinoza , pourrait penser qu'il y a déjà vie. |
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Alexandre_VI persévère dans sa puissance d'être ici


Inscrit le: May 26, 2008 Messages: 63
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Posté le: 29/05/2008 08:20 Sujet du message: |
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à nepart,
Oui mais pourquoi l'athée dirait-il que l'embryon n'est pas un humain? Croit-il connaître l'essence de l'homme? C'est un problème de logique floue. Quand une masse de cellules devient-elle assez sophistiquée pour mériter d'être appelée «homme»? Est-ce qu'il y a des degrés dans l'humanité, ou l'humanité est-elle un absolu qu'on a ou qu'on n'a pas? S'il y a des degrés dans l'humanité, qu'est-ce qui nous empêche de faire de la discrimination? Si l'humanité est un absolu, pourquoi l'évolution de l'espèce est-elle graduelle? |
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Faun participe avec force d'âme et générosité


Inscrit le: Oct 25, 2004 Messages: 420
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Posté le: 29/05/2008 09:35 Sujet du message: |
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| Dans la philosophie de Spinoza, les hommes sont des modifications de la substance, l'absolu se dit seulement de la substance elle même, en tant qu'elle est infinie. |
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Alexandre_VI persévère dans sa puissance d'être ici


Inscrit le: May 26, 2008 Messages: 63
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Posté le: 29/05/2008 09:56 Sujet du message: |
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à Faun,
Le spinozisme peut-il être un humanisme?  |
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nepart participe avec force d'âme et générosité


Inscrit le: Dec 07, 2007 Messages: 166
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Posté le: 29/05/2008 19:11 Sujet du message: |
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| Alexandre_VI a écrit: | à nepart,
Oui mais pourquoi l'athée dirait-il que l'embryon n'est pas un humain? Croit-il connaître l'essence de l'homme? C'est un problème de logique floue. Quand une masse de cellules devient-elle assez sophistiquée pour mériter d'être appelée «homme»? Est-ce qu'il y a des degrés dans l'humanité, ou l'humanité est-elle un absolu qu'on a ou qu'on n'a pas? S'il y a des degrés dans l'humanité, qu'est-ce qui nous empêche de faire de la discrimination? Si l'humanité est un absolu, pourquoi l'évolution de l'espèce est-elle graduelle? |
C'est très difficile à définir, d'ailleurs tout les pays n'ont pas adopter la même période limite d'avortement.
On peut par exemple se dire, tant qu'il n'y a pas de système nerveux, il n'y a pas d'être humain.
L'humanité n'est rien dans l'absolu, l'homme étant un agencement très compliqué de matière pour les matérialistes. |
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Faun participe avec force d'âme et générosité


Inscrit le: Oct 25, 2004 Messages: 420
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Posté le: 29/05/2008 23:45 Sujet du message: |
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| Alexandre_VI a écrit: | à Faun,
Le spinozisme peut-il être un humanisme?  |
Définition de l'humanisme dans le dictionnaire de l'académie française :
"Doctrine, attitude philosophique, mouvement de pensée qui prend l'homme pour fin et valeur suprême, qui vise à l'épanouissement de la personne humaine et au respect de sa dignité. L'humanisme chrétien. L'humanisme athée."
Le panthéisme de Spinoza prend la Nature (Dieu) comme unique objet de l'amour intellectuel, ou plutôt comme objet infini de l'amour du philosophe.
L'humanité n'est qu'une parcelle infinitésimale de la Nature. |
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Alexandre_VI persévère dans sa puissance d'être ici


Inscrit le: May 26, 2008 Messages: 63
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Posté le: 30/05/2008 15:03 Sujet du message: |
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| Faun a écrit: | | Alexandre_VI a écrit: | à Faun,
Le spinozisme peut-il être un humanisme?  |
Définition de l'humanisme dans le dictionnaire de l'académie française :
"Doctrine, attitude philosophique, mouvement de pensée qui prend l'homme pour fin et valeur suprême, qui vise à l'épanouissement de la personne humaine et au respect de sa dignité. L'humanisme chrétien. L'humanisme athée."
Le panthéisme de Spinoza prend la Nature (Dieu) comme unique objet de l'amour intellectuel, ou plutôt comme objet infini de l'amour du philosophe. |
Cela revient-il à sacraliser la nature, comme dans le néo-paganisme?
| Citation: | | L'humanité n'est qu'une parcelle infinitésimale de la Nature. |
De cela, tout le monde en convient, même les croyants. Quantitativement, l'humanité est un grain de sable dans l'univers.
La question est: l'homme dépasse-t-il la nature en dignité? |
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