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du spinozisme en littérature
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wesley
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MessagePosté le: 23/11/2005 04:16    Sujet du message: du spinozisme en littérature Répondre en citant

Bonjour à tous,

Dans la bibliographie spinoziste du site, on trouve mentionner entre autres choses les oeuvres de Spinoza, des textes, des revues et des études d'inspiration spinoziste.

Ne pourrait-on pas y insérer quelques romans ? (d'inspiration spinoziste)
Ma question est donc : Lesquels ?

Et peut-être pourrait-on d'abord définir ce qu'est ou serait un roman spinoziste ? et ceci sans trop se chamailler.
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DGsu
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MessagePosté le: 23/11/2005 17:29    Sujet du message: Répondre en citant

En effet, il y a quelques romans qui mentionnent Spinoza. Je me souviens que Pautrat en parle brièvement dans ses entretiens sur France-culture.

Dire que ces romans soient spinozistes, c'est une autre chose. Par exemple, The Fixer de Bernard Malamud qui se passe en Ukraine présente un personnage qui est accusé de meurtre rituel pour fabriquer du pain azyme. Lors du procès, il explique qu'en prison, il a découvert Spinoza et a lu l'Ethique.

Sinon, il y Borges, qui a écrit deux poèmes sur Spinoza et dont certaines nouvelles (comme le Jardin aux sentiers qui bifurquent) semblent clairement avoir été influencés par sa lecture (peut-être un peu superficielle) de Spinoza.

Personnellement, j'ai toujours trouvé que les descriptions des relations humaines contenues dans les livres de Robert Musil, L'homme sans qualités et de Marcel Proust dans La recherche, illustraient bien la Partie 3 de l'Ethique.

A vous,
DG Wink
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DGsu
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MessagePosté le: 24/11/2005 20:11    Sujet du message: Répondre en citant

Voici ce que j'ai trouvé dans la bibliographie de L'expérience et l'éternité de P.-F. Moreau:

Moura Zaza, Dificil libertade - aspectos da filosofia de Espinoza em The Fixer de Bernard Malamud, Filosofia, Lisbonne, 2 (1985), p. 136-142.

Et un article de la NY Review of Books sur le roman de Malamud: ici
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wesley
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MessagePosté le: 25/11/2005 03:04    Sujet du message: Répondre en citant

Le sujet n'a pas l'air d'en inspirer beaucoup, peut-être faut-il l'éclaircir, merci DG.

Je vous suit pour Musil, même si je n'ai jusqu'ici lu que le premier tome de L'homme sans qualités.
De Proust, je n'ai rien lu.

Je mets dans le terme "spinoziste", ici associé au roman, comme un élan libérateur, une marche pour écarter de soi tout espèce de passivité, nous éclairant du coup sur notre puissance d'agir, à agir.

Comme la "joie" à lire l'Héthique vient et nous prend, malgré les difficultés du début, et même si à la première lecture, dans le fond, on n'en saisit assez peu mais le goût d'y revenir ne nous lâche pas.
Le contraire de Houellebecq en somme.

Désolé pour ceux à qui le lyrisme irrite un peu.
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Louisa
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MessagePosté le: 25/11/2005 12:04    Sujet du message: Répondre en citant

Il y a également 'Le Spinoza de la rue du Marché' du prix Nobel Isaac Bashevis Singer (Folio), qui commence pas mal, mais dont la fin me semble peu spinoziste.
Sinon, parmi les écrivains qui ne parlent pas explicitement de Spinoza, mais dont les personnages pratiquent une variante de l'éthique de la joie spinoziste, Henry Miller me semble une des figures majeures (notamment dans sa trilogie Sexus-Nexus-Plexus).
Bonne lecture,
Louisa
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thierrycap
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MessagePosté le: 01/12/2005 01:35    Sujet du message: Répondre en citant

C'était juste pour dire que Je vois pas exactement le rapport entre Spinoza et le "Jardin aux sentiers qui bifurquent" de Borges. En revanche, Deleuze dans Le Pli rapproche cette même nouvelle de la question du compossible chez Leibniz.
Dans la nouvelle policière "La Mort et la Boussole", Lonröt, est effectivement un détective spinoziste, si on en croit Borges... A+
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FabriceZ
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MessagePosté le: 01/12/2005 12:45    Sujet du message: Répondre en citant

Bonjour,

Dans le film de fiction suivant, Spinoza se retrouve de nos jours à Tel Aviv, part en quête du Souverain Bien et confronte les propositions de l'Ethique aux événements de la réalité quotidienne : Everlasting Joy or the Life and Adventures of Baruch Spinoza as Reported by His Vigilant Neighbors (Israël, Yigal Bursztyn, 1996).

Personnellement, j'ai toujours trouvé que Le Trou de Jacques Becker (1960) et sa mise-en-scène déterministe traite de la liberté et de la morale d'un point de vue spinoziste.

Fabrice
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nicoG
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MessagePosté le: 31/12/2006 05:54    Sujet du message: Répondre en citant

il y a celui ci aussi
Wink
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Krishnamurti
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MessagePosté le: 31/12/2006 09:47    Sujet du message: Répondre en citant

nicoG a écrit:
il y a celui ci aussi
Wink

Jamais pu en lire plus de 10 lignes, mais il en jette dans ma biblio à côté de Suicide mode d'emploi Wink
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Krishnamurti
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MessagePosté le: 31/12/2006 10:30    Sujet du message: Répondre en citant

Louisa a écrit:
Sinon, parmi les écrivains qui ne parlent pas explicitement de Spinoza, mais dont les personnages pratiquent une variante de l'éthique de la joie spinoziste, Henry Miller me semble une des figures majeures (notamment dans sa trilogie Sexus-Nexus-Plexus).
Louisa


Aucune mention de Spinoza dans Les livres de ma vie http://tinyurl.com/yygxsm mais 23 pages intéressantes autour de Krishnamurti :
Citation:
Je n'ai jamais rencontré Krishnamurti, et pourtant il n'y a pas de contemporain que je serais plus honoré de connaître. Chose curieuse, il n'habite pas très loin de chez moi. Mais il me semble que cet homme a bien le droit de vivre tranquillement sa vie, sans être à la merci du premier visiteur venu, désireux de faire sa connaissance et d'obtenir de lui quelques miettes de sagesse.
page 195


K habitait Ojai, Californie, lorsque H. Miller habitait à Big Sur.
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