Posté le: 27/10/2005 21:14 Sujet du message: En vrac (Matheron et roman)
Quelqu'un a-t-il lu "Individu et communauté chez Spinoza" d'A. Matheron ?
Augustindercrois continue-t-il son "roman de Spinoza" ? Et y montre-il, comme il le projetait, le rapport de Spinoza à la maladie et à sa propre fragilité ? Rapport essentiel pour la critique du sujet-substrat derrière ses productions effets : problème de la transformation, comme l'étudie Zourabitchvili ?
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Posté le: 28/10/2005 00:31 Sujet du message:
Salut miam!
Je suis en train de lire le Matheron, mais quelle brique et je sens déjà qu'il faudra que je relise, ça me passe au-dessus de la tête.
L'auguste Augustin est aux dernières nouvelles toujours attelé à son roman, il en parlera mieux que moi... _________________ If classical music is the state of the art, then the arts are in a sad state. FZ
Dernière édition par DGsu le 02/11/2005 06:39; édité 1 fois
Inscrit le: Jun 06, 2002 Messages: 672 Localisation: Poitou, France
Posté le: 02/11/2005 04:53 Sujet du message:
J'avais lu Individu et Communauté il y a une dizaine d'années pour mon mémoire sur le concept d'amour chez Spinoza (dans la mesure où cela faisait intervenir justement le couple conceptuel du titre) et j'avais trouvé cela très clair à l'époque. Le problème que je posais dans ce mémoire était en gros "comment peut-il y avoir amour dans un système où une seule substance existe réellement ?". Je crois me souvenir qu'au début du livre de Matheron, il y avait une façon de poser la question du rapport entre individu et communauté dans le cadre de cette problématique, ce qui m'avait réjoui. Ses développements à la fin sur le "communisme" des esprits dans la béatitude spinoziste m'avaient aussi beaucoup marqué.
Cela me fait penser que j'ai vu que Chantal Jaquet doit sortir un livre sur "Spinoza, philosophe de l'amour" au mois de décembre, ce qui promet étant donnée la qualité de cette commentatrice en général.
Au cas où cela vous aurait échappé, elle vient aussi de sortir :
Les expressions de la puissance d'agir chez Spinoza
Paris, Publications de la Sorbonne, 304 p.
Présentation :
" L'ouvrage a pour objet d'explorer les diverses facettes physiques, mentales et psychophysiques de la puissance dagir chez Spinoza, de la peur de la mort qui en constitue le plus bas degré à la jouissance de l'éternité qui en est l'acmé. A travers une série de variations regroupées autour de quatre principaux thèmes : l'éternité de l'esprit, la positivité du faux, Spinoza dans le temps, corps et affects, il s’agit de ressaisir la puissance dans l'impuissance, la fortitude dans la finitude, et d'exprimer la positivité du négatif en allant chercher la puissance là où l'on ne s’attendrait pas à la trouver.
Les trois premières parties ont pour objet d'examiner la puissance mentale qui culmine avec la conscience de l'éternité de l'entendement, mais qui se manifeste aussi bien à travers la persistance d'un noyau de positivité au sein même des notions confuses et des idées inadéquates, comme le bien et le mal, qu'à travers la permanence de ce que l'on pourrait appeler l'esprit du spinozisme dans le temps. A ces expressions mentales de la puissance d'agir font pendant les variations physiques et psychophysiques de la quatrième partie où sont analysées, dune part, les capacités du corps et son aptitude à se faire reconnaître comme humain en lui-même et par lui-même, et d'autre part, les modifications affectives de la puissance d'agir, de la mort à l'amour, de la servitude passionnelle à la fortitude retrouvée."
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