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Les yeux du Mental, par lesquels il voit et observe les choses, sont les démonstrations elles-mêmes.
Mentis oculi quibus res videt observatque, sunt ipsæ demonstrationes.
Ethique V, prop. 23, scolie.
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Re: Le désir selon Spinoza et R.Girard (Score : 1)
par picrete le 12/03/2007
(Profil Utilisateur | Envoyer un message)
D'abord un grand merci pour avoir prêté attention à mon questionnement par ce lumineux commentaire qui, finalement, me conforte dans un pessimisme tenace, affection que Spinoza jugerait génératrice de tristesse à juste titre. Mais quelle aurait pu être son attitude devant un endoctrinement du genre humain aussi pesant auquel j'avoue, moi même, éprouver de sérieuses difficultés à résister? Se serait-il substitué à un Nicolas Hulot ou à d'autres candidats écologistes sans utiliser les méthodes médiatiques actuelles? Il aurait perdu, du même coup, toute pertinence par rapport à sa doctrine car, comme il le prétend: « La fin ultime d'un homme qui est dirigé par la raison, c'est à dire le désir suprême par lequel il s'applique à dominer tous les autres, est celui qui le porte à se concevoir adéquatement et à concevoir adéquatement toutes les choses pouvant être, pour lui, objets de connaissance claire ».
Voilà posée, me semble-t-il, la vraie question que chaque individu, quelque soit sa condition sociale et matérielle doit se poser: « Que choisir entre « être » ou « avoir » et comment, si « être » me paraît préférable, arriver à déjouer les efforts de séduction que cette société consumérisme déchaîne à destination de tout individu et dès le plus jeune âge? » ou plus prosaïquement: « quel minimum convient-il d'avoir pour envisager d'être ? ».
Pour Spinoza, on sait qu'il s'est fixé une discipline de vie où la frugalité lui permettait de se consacrer pleinement à son œuvre en toute indépendance. On peut penser que son enfance puis son adolescence chaotiques en même temps qu'un aptitude exceptionnelle à la réflexion sont venus assez rapidement lui révéler sa vraie nature « intentionnelle » et que cette vocation, cette « connaissance claire et distincte qui suit d'une idée adéquate en lui même et qui lui a permis de se connaître lui même et de connaître ses affections » l'a amené à renoncer à l'opulence et aux honneurs pour s'accomplir pleinement et ainsi suivre sa propre proposition: « qui se connaît lui même clairement et distinctement, aime Dieu et d'autant plus qu'il se connaît plus et qu'il connaît ses affections »( E.5.15).
Hélas, il n'est pas donné à quiconque d'avoir cette capacité d'auto-analyse, en supposant bien sûr que chaque individu détient ses propres « affections positives » susceptibles d'atténuer sinon d'annihiler ses désirs générateurs de tristesse.
Alors quel pouvoir pour l'homme ordinaire de s'en libérer sinon par une assistance à cette recherche et dès le plus jeune âge ? C'est, en tout cas, la question que je pose, une question qui paraîtra sûrement bien pragmatique, touchant plus particulièrement le domaine social, mais il n'est pas interdit de penser que Spinoza lui même l'aurait abordé s'il en avait eu le temps


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Re: Le désir selon Spinoza et R.Girard (Score : 1)
par picrete le 31/03/2007
(Profil Utilisateur | Envoyer un message)
D'abord un grand merci pour avoir prêté attention à mon questionnement par ce judicieux commentaire qui, finalement, me conforte, hélas, dans un sentiment alarmiste , affection que Spinoza jugerait génératrice de tristesse à juste titre. Mais quelle aurait pu être son attitude devant un endoctrinement du genre humain aussi pesant auquel j'avoue, moi aussi, éprouver de sérieuses difficultés à résister? Se serait-il substitué à un Nicolas Hulot ou à d'autres candidats écologistes sans utiliser les méthodes médiatiques actuelles? Il aurait perdu, du même coup, toute pertinence par rapport à sa doctrine car, comme il le prétend: « La fin ultime d'un homme qui est dirigé par la raison, c'est à dire le désir suprême par lequel il s'applique à dominer tous les autres, est celui qui le porte à se concevoir adéquatement et à concevoir adéquatement toutes les choses pouvant être, pour lui, objets de connaissance claire ».
Voilà posée, me semble-t-il, la vraie question que chaque individu, quelque soit sa condition sociale et matérielle doit se poser: « Que choisir entre « être » ou « avoir » et comment, si « être » me paraît préférable, arriver à déjouer les efforts de séduction que cette société consumérisme déchaîne à destination de tout individu et dès le plus jeune âge? » ou plus prosaïquement: « quel minimum convient-il d'avoir pour envisager d'être ? ».
Pour Spinoza, on sait qu'il s'est fixé une discipline de vie où la frugalité lui permettait de se consacrer pleinement à son œuvre en toute indépendance. On peut penser que son enfance puis son adolescence chaotiques en même temps qu'un aptitude exceptionnelle à la réflexion sont venus assez rapidement lui révéler sa vraie nature « intentionnelle » et que cette vocation, cette « connaissance claire et distincte qui suit d'une idée adéquate en lui même et qui lui a permis de se connaître lui même et de connaître ses affections » l'a amené à négliger toute envie inadéquate et donc à renoncer à l'opulence et aux honneurs pour s'accomplir pleinement et ainsi suivre sa propre proposition que je cite: « qui se connaît lui même clairement et distinctement, aime Dieu et d'autant plus qu'il se connaît plus et qu'il connaît ses affections »( E.5.15).
Hélas, il n'est pas donné à chacun d'avoir cette capacité d'introspection, en prenant l' hypothèse crédible suivant laquelle chaque individu possède ses propres « affections positives » aussi modestes soient-elles mais néanmoins susceptibles d'atténuer sinon d'annihiler ses désirs générateurs de tristesse.
Alors par quels moyens l'homme ordinaire est-il capable de se libérer de ces incitations aux désirs inadéquats sinon par une assistance à cette introspection assidue et dès le plus jeune
âge ? C'est, en tout cas, la question que je pose, une question qui paraîtra sûrement bien ambitieuse, touchant plus particulièrement un domaine social actuel en constante évolution. Tout porte à croire que Spinoza lui même aurait élaboré une solution s'il en avait eu le temps puisqu'il en fait mention dans son traité de la réforme de l'entendement: §15: « Former une norme anthropologique et ontologique pour que l'homme persévère dans son être »et que son dernier ouvrage inachevé « Traité politique » le laisse espérer. Qui pourrait prendre le relais ?.


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