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 Citation de Spinoza
Le bien suprême du Mental est la connaissance de Dieu ; et la vertu suprême du Mental est de connaître Dieu.
(Summum Mentis bonum est Dei cognitio, et summa Mentis virtus Deum cognoscere).
Éthique
IV, prop. 28.
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Spinoza - par Alain
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1 - Préface
2 - La vie et les œuvres de Spinoza
3 - La philosophie de Spinoza - Introduction
4 - I - La méthode réflexive
5 - II - De Dieu et de l'âme
6 - III - Des sentiments et des passions
7 - IV - De l'esclavage de l'homme
8 - V - De la raison
9 - VI - De la liberté et de la béatitude
10 - Conclusion
11 - Table analytique des matières et des références

3 - La philosophie de Spinoza - Introduction

Les hommes sont pour la plupart méchants et malheureux. Ils sont méchants parce qu'ils mettent leur bonheur dans la possession d'objets qui ne peuvent être à la fois à plusieurs, comme les honneurs et l'argent, et qu'ainsi le bonheur d'autrui les rend malheureux, et qu'ils ne peuvent, en revanche, être heureux que si leurs semblables souffrent. De là naissent l'envie, la haine, le mépris ; de là naissent les injures, les calomnies, les violences et les guerres.

Ils sont de plus en plus malheureux parce qu'ils s'attachent à des objets dont ils ne sont point les maîtres, à des choses périssables qui ne font qu'apparaître dans l'existence, et que le cours ordinaire des événements suffit à leur enlever ; cela sans parler de la maladie, de la vieillesse et de la mort, auxquelles ils ne peuvent échapper, et auxquelles ils ne peuvent s'empêcher de penser ; de telle sorte qu'ils ne sont jamais sûrs de tenir un moment de plus leur bonheur, et qu'ils sont sûrs de le perdre un jour. C'est pourquoi toute leur existence, partagée entre la haine et la crainte, est entièrement remplie de tristesse, et s'achève enfin dans le désespoir.

Aussi comprennent-ils tous confusément que le vrai bonheur ne dépend point des choses qui périssent, et qu’il leur faut s'ils veulent être sauvés de la misère, de la terreur et de la mort, s'attacher à autre chose, à quelque chose qui ne passe point, à quelque chose qui demeure. C'est pourquoi nous retrouvons toujours dans la bouche des hommes cette parole profonde : " Il faut aimer Dieu. " Et de là sont nées toutes les Religions, toutes veulent faire participer l'homme à l'éternel, à la vie éternelle.

Seulement, il est facile de voir que les Religions ne sont presque toujours pour l'homme qu'une source nouvelle de crainte et de tristesse. Car ceux qui ont l'habitude de conduire les hommes par la crainte et l'espérance n'ont pas perdu cette occasion de leur représenter que Dieu est un être méchant et redoutable, qui est jaloux de leurs pauvres joies et qui se réjouit de leurs larmes. Et ainsi les hommes, au lieu d'un libérateur, ont trouvé leur maître ; et la fausse Religion les fait deux fois esclaves, esclaves des apparences et esclaves de l'être, esclaves quand ils désirent et esclaves quand ils renoncent.

Le remède est dans cette lumière naturelle que nous appelons Raison, et qui est en chacun de nous. Les hommes cherchent Dieu dans les livres sacrés et dans les paroles des prophètes; ils ne voient pas qu'il n'y a dans des livres et dans des discours que des lettres et des sons, que c'est par leur raison seule qu'ils donnent un sens à tout cela, et qu'en un mot ils ne peuvent trouver Dieu dans les livres que parce qu'ils l'ont déjà en eux. La révélation par les livres suppose donc la révélation intérieure, et n'est rien sans elle. Et, puisqu'il y a une révélation intérieure, nous n'avons besoin de rien autre chose, pour atteindre la vraie Religion et le vrai bonheur, que de nous servir comme il faut de notre Raison. Comme dit l'apôtre : " C'est par ce que Dieu nous a donné de son esprit que nous savons que nous sommes en lui et qu'il est en nous. " C'est donc en cherchant l'esprit de Dieu en nous que nous serons sauvés. C'est par la philosophie que nous serons sauvés. La philosophie est la vérité de toute religion.



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