modifications et affections de la substance

Questions et débats touchant à la conception spinozienne des premiers principes de l'existence. De l'être en tant qu'être à la philosophie de la nature.
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dheronde
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modifications et affections de la substance

Messagepar dheronde » 01 août 2005, 00:16

Bonsoir à tous,
La préparation de l'agrégation ne va pas sans quelques soucis... Y a -t-il une différence entre les modifications de la substance et les affections de la substance? Les affections sont les manières ou modes, peut-on les comprendre comme des dérivés de la substance dont elle est la cause ?
Enfin que signifie le concept d'enveloppement, exemple : axiome 4 de la première partie de l'éthique ; la connaissance de l'effet dépend de la connaissance de la cause et l'enveloppe.
Merci pour votre aide éventuelle...

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Faun
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Messagepar Faun » 02 août 2005, 09:31

Il n'y a pas de différence entre les modifications et les affections, manières, modes, etc., je les comprend comme des parties d'un tout (voir la lettre 32)

extrait :

"Nous pouvons et devons concevoir tous les corps de la Nature en même manière que nous venons de concevoir le sang; tous en effet sont entourés d'autres corps qui agissent sur eux et sur lesquels ils agissent tous, de façon, par cette réciprocité d'action, qu'un mode déterminé d'existence et d'action leur soit imposé à tous, le mouvement et le repos soutenant dans l'univers entier un rapport constant.
De là cette conséquence que tout corps, en tant qu'il subit une modification, doit être considéré comme une partie de l'Univers, comme s'accordant avec un tout et comme lié aux autres parties."

Envelopper c'est impliquer, contenir, l'idée de l'effet contient ou implique l'idée de sa cause, elle l'enveloppe.

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Messagepar dheronde » 03 août 2005, 15:17

:lol: Merci pour ces indications opportunes. Bonne journée.

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Messagepar Faun » 03 août 2005, 17:21

Je vous en prie, ce n'est pas grand chose.

Le problème de Spinoza c'est qu'il doit employer les mots latins, qui presque toujours désignent ou furent formés afin de désigner des corps, des choses matérielles, et donc, comme il parle toujours de l'Esprit, en tant que puissance d'imagination, d'intelligence et d'intution, il est forcé d'employer des mots qui ne conviennent jamais vraiment avec les concepts de l'esprit, qui n'ont rien de matériel. D'où ses constantes répétitions de synonymes, et cette expression qui revient sans cesse : "tout cela signifie la même chose", autrement dit le concept n'est pas limité par le mot, et donc une infinité de mots peuvent convenir à désigner chaque concept, puisque les mots ne sont que des images des choses, alors que les concepts n'en sont pas.

Voir le scolie proposition 49 partie 2

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Messagepar dheronde » 04 août 2005, 23:46

Bonsoir,
Dans la prop 49 partie 2 spinoza affirme qu'il n'existe aucune faculté absolue de vouloir. D'après cette proposition, il n'y a aucune volonté c'est-à-dire d'affirmation ou de négation en soi si ce n'est l'affirmation ou la négation qui est déjà contenue ou comprise dans l'idée. Mais justement le passage qui suit dans la scolie n'est pas pour moi évident : l'idée ne doit pas être confondue ni avec l'image des choses ni avec les mots car si on confond les mots avec les idées on pourrait affirmer ou nier verbalement contre ce que nous sentons. Je l'interprète ainsi : l'affirmation ou la négation ne peut s'effectuer que par le biais d'une référence objective : les mots peuvent ne concerner que les produits de l'imagination, c'est pourquoi la volonté est une pensée car on affirme ou nie en fonction du réel ( l'idée convient avec ce dont elle est idée).

A bientôt.


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