les causes finales

Questions et débats touchant à la conception spinozienne des premiers principes de l'existence. De l'être en tant qu'être à la philosophie de la nature.
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Miam
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Messagepar Miam » 03 août 2004, 19:33

:D Un bébé est avant tout un individu. "Enfant" n'est qu'une classe d'individus ou un concept. Et "un enfant" ou "cet enfant" un élément de cette classe. Je m'oppose ici à tout platonisme, et plus précisément à celui de Frege qui aboutit au paradoxe de l'ensemble qui ne se contient pas lui-même parce que, comme vous, il nominalise les concept, c'est-à-dire en fait des noms propres qui désignent des individus.

Mais les étants, qui sont seuls changeant, sont définis par leur cause, non par le genre ou la classe à laquelle ils appartiennent. Sans quoi n'importe qu'elle classe peut déterminer une finalité à l'instant où l'un de ses éléments ne lui appartient plus. La finalité des bics rouges serait alors de n'être plus rouge ou de n'être plus des bics. C'est là ce que vous appelez finalité en la confondant avec le changement.

Enfant est un terme général qui diffère selon les disciplines (psychologie, biologie, sociologie) et les cultures. C'est en ce sens une "idée confuse". Et c'est pourquoi il faut d'abord interroger la fonction de ces concepts dans ces disciplines et cultures. "Adulte" n'y a pas la même signification. Par conséquent ce que vous nommez la finalité de l'enfance et l'enfance elle-même n'existe pas, sinon sous forme de concepts d'ailleurs multiples.

Et si, absolument : je nie qu'un changement soit orienté vers un terme défini. C'est du reste ce que je viens de montrer dans mon message précédent.

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YvesMichaud
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Messagepar YvesMichaud » 03 août 2004, 22:12

Mais tu amènes le débat sur un autre terrain...

Il y a des individus qui se ressemblent assez par leur structure et leurs opérations pour être regroupés sous un concept unique d'enfant.

Pas plus compliqué que ça.

Il n'y a pas de platonisme là-dedans. La ressemblance objective des individus justifie leur représentation par un seul concept.

Et puis je ne vois pas comment un changement pourrait n'être orienté vers aucun terme. N'être orienté vers aucun terme, c'est être au repos. Je veux bien concéder que ce n'est parce qu'un changement est orienté vers un terme qu'il y parvient nécessairement. Qu'il n'y parvienne pas toujours, c'est un aspect du problème du mal.
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