Spinoza et l'ego

Questions et débats touchant à la doctrine spinoziste de la nature humaine, de ses limites et de sa puissance.
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Spinoza et l'ego

Messagepar recherche » 21 août 2011, 16:00

Bonjour,

En quoi le substantialisme de Spinoza ruine-t-il le principe personnel du moi ?

Merci

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Louisa
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Messagepar Louisa » 27 août 2011, 04:20

Bonjour Recherche,

d'abord, la question est de savoir si le spinozisme ruine le principe personnel du moi. Et donc de savoir ce qu'on veut dire par "principe personnel du moi". Que comprenez-vous par là?

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Messagepar recherche » 27 août 2011, 22:09

Louisa a écrit :Bonjour Recherche,

d'abord, la question est de savoir si le spinozisme ruine le principe personnel du moi. Et donc de savoir ce qu'on veut dire par "principe personnel du moi". Que comprenez-vous par là?

Bonjour,

Je le tiens de cette lecture (http://books.google.fr/books?id=dJbguxY ... oi&f=false).

Merci

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Shub-Niggurath
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Messagepar Shub-Niggurath » 20 mars 2012, 20:27

Si l'on conçoit le moi comme constitué de la mémoire qui nous fait, par notre histoire, différent de tous les autres, alors le moi n'est qu'un phénomène transitoire, qui est né un jour et qui doit disparaître un autre jour.

Si on le conçoit, au contraire, comme une essence singulière différente de toutes les autres, indispensable au tout dans lequel elle est, alors le moi est une vérité éternelle, non-née, non touchée par les vicissitudes de l'existence.

Que la substance soit impersonnelle, c'est une évidence dans le spinozisme, mais que les essences le soient, c'est au contraire une absurdité.

Spinoza donne donc à chaque essence la plénitude de l'être, et nie l'existence d'un Dieu personnel, qui serait conçu à l'image de l'homme. Dieu n'a pas créé l'homme à son image, mais les hommes créent Dieu à la leur.

Contre toutes les philosophies qui prétendent donc que le moi est haïssable, le spinozisme donne à l'humain sa puissance, en tant que celle-ci est une partie de la puissance infinie de Dieu.

La puissance de Dieu ne saurait être séparée de la puissance de ses modifications, à moins de faire de Dieu un être transcendant au monde, ce qu'il n'est pas dans le spinozisme. C'est par ses modes que Dieu s'exprime, et il n'a pas d'autre moyen de s'exprimer.

Le moi de chacun réside dans la puissance de son intelligence, et non dans celle de son corps, qui n'est qu'un vaisseau transitoire que l'intellect éternel emprunte dans son voyage éternel et infini.

Les intelligences singulières humaines constituent toutes ensemble une partie de l'intellect éternel et infini de Dieu, qui en tant que substance est dénuée d'intelligence.


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