CHRONIQUES SPINOZIENNES (III)

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AUgustindercrois
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MDR PTDR

Messagepar AUgustindercrois » 23 janv. 2007, 23:40

EH les gars, vous êtes excellents, là!!!!!!

Woody Allen n'a qu'à bien se tenir! :oops: :oops: :oops: :oops: :oops: :oops: :oops: :oops: :oops: :D :D :D :D :D :D :D :D :D :D :D :D :D :D :D :D :D :D :D :D :D :D :D

Mention spéciale à Henrique pour sa longue, savante, et bienfaisante dissertation!!!!!

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Conclusion

Messagepar AUgustindercrois » 27 mars 2010, 10:49

J'ai médité sur cette question depuis.

Ergo:

Je pense (car l'homme pense)
- que Spinoza s'est longtemps branlé en pensant à la meuf de Van den Enden, car c'était un Juif très juicy,

- que pour se guérir de sa tristesse, il a tenté de l'oublier (car la mémoire est mauvaise) et de cesser de l'imaginer à poil (parce que l'imagination est mauvaise)

afin d'accéder à la part éternelle de son Esprit par l'opération du Saint Esprit. (CQFD)

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Henrique
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Messagepar Henrique » 09 sept. 2011, 11:55

Franchement Augustin tu aurais pu méditer encore un peu plus, notamment en lisant la critique des interprétations biographiques du début du fil. Devoir constater que tu utilises l'analyse précédente pour justifier des suppositions aussi étroites ne me renforce pas dans mon désir d'expliquer, je dois l'avouer. Bon d'accord, c'était de l'humour. Mais je trouve qu'il pourrait gagner en finesse, si je peux exprimer mon avis.

En réponse, tardive, à Miam, Spinoza ne dit pas exactement "post coïtum, animal triste" mais il reprend cette idée classique en disant "post illius fruitionem summa sequitur tristitia" (TIE §4), ce qui revient au même. Je pense que cette idée vient de la fatigue qui peut surtout être éprouvée par l'homme après la dépense d'énergie importante que représente le coït. Il peut aussi s'y associer certaines images comme la perte d'une part importante de sa "substance", voire différentes formes de culpabilité. Au stade où il en est dans le TIE, Spinoza ne prétend pas donner une description adéquate de ce que tout ce que peut être la jouissance sexuelle, mais simplement une observation tirée de l'expérience, avec toutes les limites que cela implique, ce qui suffit à justifier qu'elle ne saurait être par elle-même le souverain bien recherché et qu'il faut le chercher ailleurs.

Une fois qu'on en est à Ethique IV, du chemin a été parcouru, on est capable de réintégrer un certain nombre de biens à l'intérieur du souverain bien qu'est la connaissance de la nature, sans que cela y fasse obstacle, mais au contraire que cela y contribue.

Par ailleurs, la nourriture et la digestion ne sont évidemment pas des processus vitaux identiques à la sexualité. La comparaison entre sexualité et alimentation se limite à la question de l'excès possible. Encore que l'activité sexuelle s'accompagne chez l'homme d'images dont nous nourrissons d'une certaine manière notre mental, en les vivant extérieurement ou seulement intérieurement (dans le cerveau et dans le mental).

Mais fondamentalement, dans la sexualité on dépense une énergie en surcroit par laquelle on échange et on construit une relation (physique et/ou imaginaire) ; dans l'alimentation on en reçoit. Si je dépense trop d'énergie ou si j'en reçois trop pour ce qui peut me convenir, je suis dans l'excès et donc le malaise. Dans une sexualité solitaire qui serait comme souvent un palliatif à la souffrance de l'inaccessibilité d'un partenaire désiré, le soulagement dans la dépense d'un surcroit d'énergie ne peut être atteint vraiment, d'où une forte tendance à la compulsion. Mais ici, ce n'est pas l'activité solitaire en tant que telle qui est cause de cet excès, mais des associations d'images incontrôlées.

Cette question a par ailleurs été traitée ici : http://www.spinozaetnous.org/ftopict-971.html

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Messagepar AUgustindercrois » 09 sept. 2011, 13:38

Je ne fais que reprendre la thèse de Bernard Pautrat dans son dernier ouvrage.


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