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 Citation de Spinoza
Par Dieu, j'entends un étant absolument infini, c'est-à-dire une substance consistant en une infinité d'attributs, dont chacun exprime une essence éternelle et infinie.
Ethique I, définition VI.
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Du Bien et du Mal chez Spinoza

Ethique et sotériologieA l’examen sommaire (CT1C4, CT1C7(8), E1App, …), Spinoza – comme avant lui, les Stoïciens – paraît poser explicitement que Bien et Mal (deux mots joints pour désigner un seul concept) n’existent pas et que donc tout se vaut de ce point de vue (qui n’est donc rien de fondé, en fait).

Par exemple :

CT2C4(5) : « Nous avons déjà dit que toutes choses sont nécessaires, et que dans la nature il n'y a ni bien ni mal […]. […]. »

D’où, en particulier, parmi les opinions vulgaires, la réponse outragée du lecteur moralisant (insulte à la perfection divine, incitation à la déresponsabilisation morale,…) ou, pire, l’autosatisfaction de l’hédoniste banalisé (pourquoi me retiendrais-je ? Je peux libérer tous mes désirs et le revendiquer haut et fort.)

Toutefois, il paraît alors y avoir une contradiction évidente : s’il n’y a ni Bien ni Mal, il n’y a pas d’éthique possible ; comment Spinoza peut-il dans ces conditions avoir intitulé le sommet de son œuvre « Éthique » ? (L’idée d’une éthique qui résulterait d’une simple convention arbitraire, c’est-à-dire sans détermination naturelle, est un non-sens et, de toute évidence, rien n’est plus opposé à l’esprit de Spinoza). Il y a donc forcément un Bien et un Mal, et nécessairement fondés par et dans la Nature, chez Spinoza.

Par exemple :

TRE(5) 12. « Ici je veux seulement dire en peu de mots ce que j'entends par le vrai bien, et quel est le souverain bien. […]. »

Alors ?

- Pour le premier point, il s’agit d’une vérité première : tout arrive selon les lois nécessaires de la Nature. Tout ce qui est, sans exception, est donc parfait par le simple fait qu’il est : il n’y a effectivement ni bien ni mal là-dedans, juste la nécessité.

- Pour le second point, que nous dit Spinoza ? :

CT1C10 (1) : « Pour dire brièvement ce qu'est en soi le bien et le mal, nous ferons remarquer qu’il y a certaines choses qui sont dans notre entendement sans exister de la même manière dans la nature, qui sont par conséquent le produit de notre pensée et ne nous servent qu'à concevoir les choses distinctement : par exemple, les relations, et ce que nous appelons des êtres de raison. »

CT2C4 (5) : « […] lorsque nous parlons de l’homme, nous entendons parler de l'idée générale de l'homme, laquelle n'est autre chose qu’un être de raison (Ens rationis). L'idée d'un homme parfait, conçue par notre esprit, nous est un motif, quand nous nous observons nous-mêmes, de chercher si nous avons quelque moyen d'atteindre à cette perfection. »

(6) : « C'est pourquoi tout ce qui peut nous conduire à ce but, nous l'appelons bien ; tout ce qui nous en éloigne ou n'y conduit pas, mal. »

(7) : « Il faut donc, pour traiter du bien et du mal dans l'homme, connaître d'abord l'homme parfait ; car, si je traitais du bien et du mal dans un homme particulier, par exemple Adam, je confondrais l’être réel avec l’être de raison, ce que le philosophe doit soigneusement éviter, pour des raisons que nous dirons plus loin. »

TRE(5) 13. : « […] l'homme conçoit une nature humaine de beaucoup supérieure à la sienne, où rien, à ce qu'il lui semble, ne l'empêche de s'élever ; il recherche tous les moyens qui peuvent le conduire à cette perfection nouvelle ; tout ce qui lui semble un moyen d'y parvenir, il l'appelle le vrai bien ; et ce qui serait le souverain bien, ce serait d'entrer en possession, avec d'autres êtres, s'il était possible, de cette nature supérieure. […]. »

E2P49CS : « […]. […] combien il est aisé de se tromper, quand on confond les universaux avec les choses particulières, les êtres de raison et les choses abstraites avec les réalités. […]. »

E4Pré : « […]. Le bien et le mal ne marquent non plus rien de positif dans les choses considérées en elles-mêmes, et ne sont autre chose que des façons de penser, ou des notions que nous formons par la comparaison des choses. Une seule et même chose en effet peut en même temps être bonne ou mauvaise ou même indifférente. La musique, par exemple, est bonne pour un mélancolique qui se lamente sur ses maux ; pour un sourd, elle n’est ni bonne ni mauvaise. Mais, bien qu’il en soit ainsi, ces mots de bien et de mal, nous devons les conserver. Désirant en effet nous former de l’homme une idée qui soit comme un modèle que nous puissions contempler, nous conserverons à ces mots le sens que nous venons de dire. J’entendrai donc par bien, dans la suite de ce traité, tout ce qui est pour nous un moyen certain d’approcher de plus en plus du modèle que nous nous formons de la nature humaine ; par mal, au contraire, ce qui nous empêche de l’atteindre. Et nous dirons que les hommes sont plus ou moins parfaits, plus ou moins imparfaits suivant qu’ils se rapprochent ou s’éloignent plus ou moins de ce même modèle. […]. »

E4D1 : « J’entendrai par bien ce que nous savons certainement nous être utile. »

E4D2 : « Par mal, j’entendrai ce que nous savons certainement faire obstacle à ce que nous possédions un certain bien. »

Le Bien et le Mal sont donc, sur la base de ces extraits, des « êtres de raison » (ce terme est quasiment abandonné dans l’ « Éthique » – deux occurrences, dans E1App et E2P49CS, néanmoins). Ils ne sont pas des êtres réels. Plus généralement, dit Spinoza, il convient pour bien philosopher de bien clarifier les concepts, par delà les facilités de langage.

Ainsi qu’il est déjà clair au sujet du Bien et du Mal dans l’extrait de E4Pré ci-dessus, de n’être pas réels et de ne devoir jamais être pris pour tels ne condamne pas les êtres de raison au statut de purs phantasmes sans intérêt, voire nuisibles. Bien au contraire, ils s’intègrent, comme leur nom l’indique, dans le développement de la Raison, qui entre elle-même dans le champ de la connaissance vraie (E2P40,E2P44C2Dm, E5P12Dm), alors même qu’il est impossible de saisir les choses singulières de manière claire et distincte dans leur singularité (CT2C4(8) Note, E2P25,E2P26CD). Ils apparaissent en fait à l’examen comme des « substantivations pratiques » (non indispensables, mais utiles en pratique) de lois de la Nature ; de même, par exemple, que « le haut » et « le bas » peuvent servir à représenter la loi de gravitation à la surface de la Terre.

Même les notions générales ou Universaux – « l’Homme », par exemple, qui représente en un mot « ce qui est commun à tous les hommes » –, que l’on pourrait penser sans examen sérieux totalement disqualifiés dans E2P40S1, sont utilisés par Spinoza tout au long de ses traités. Et pour cause : la Raison, ou connaissance du deuxième genre, ou générale, ne peut absolument pas s’en passer, dès même l’expression des prémisses (axiomes / notions communes, et définitions) qui forment la base indispensable à son développement. Les seules réserves sont que : 1) La Raison n’est pas le degré le plus élevé de la connaissance (qui est la « science intuitive », non discursive). 2) Sont indispensables au développement de la Raison les généralisations exprimant au maximum une « communauté dans l’essence. » Sont trompeuses les généralisations vagues par simple fusion d'images. 3) En aucun cas il n'est justifié de faire d’une notion générale, comme d’un être de raison, une entité réelle ; une faculté première, par exemple.

« Bien » et « Mal » expriment la réduction ou l’augmentation de l’écart entre un état réel et un état « idéal », le second étant donc une « vue de l’esprit ». Il est important de noter que, chez Spinoza, ils ne se rapportent donc pas (directement) à des états mais à des mouvements (l’état supérieur étant lui désigné par « Souverain Bien » ; et encore Spinoza parle-t-il d’ « entrer en possession »). L’état « idéal » a pour pendant réel, fondé par la Nature, le « maximum de puissance » / la Béatitude, qui ne sera pas discuté ici.

Certaines difficultés, cependant, paraissent au sein de l’ « Éthique » : car si E4Pré suit explicitement le Court Traité et le Traité de la Réforme de l’Entendement (E4D1 et E4D2 allant dans le même sens), il n’en est pas de même de E3P39S et E4P8, par exemple (Notons ici que Appuhn rend « bon » et « mauvais » en lieu et place de « bien » et « mal », choisis par Saisset) :

E3P39S : « Par bien, j’entends ici tout genre de joie et tout ce qui peut y conduire, particulièrement ce qui satisfait un désir quel qu’il soit ; par mal, tout genre de tristesse, et particulièrement ce qui prive un désir de son objet. Nous avons en effet montré plus haut (dans le Schol. de la Propos. 9, partie 3) que nous ne désirons aucune chose par cette raison que nous la jugeons bonne, mais au contraire que nous appelons bonne la chose que nous désirons ; et en conséquence, la chose qui nous inspire de l’aversion, nous l’appelons mauvaise ; de façon que chacun juge suivant ses passions de ce qui est bien ou mal, de ce qui est meilleur ou pire, de ce qu’il y a de plus excellent ou de plus méprisable. Ainsi, pour l’avare, le plus grand bien, c’est l’abondance d’argent, et le plus grand mal c’en est la privation. L’ambitieux ne désire rien à l’égal de la gloire, et ne redoute rien à l’égal de la honte. Rien de plus doux à l’envieux que le malheur d’autrui, ni de plus incommode que son bonheur ; et c’est ainsi que chacun juge d’après ses passions telle chose bonne ou mauvaise, utile ou inutile. […] »

On voit mal, sans avoir besoin d’entrer dans les détails, en quoi tout désir satisfait ferait partie du Bien, c’est-à-dire d’un progrès vers « l’homme idéal » (ou même procurerait automatiquement de la Joie, à moins de ramener tout désir à un désir de Joie). « bien » et « mal » dans E3P39S ne peuvent être compris que dans un autre sens : nous ne tendons vers les choses que parce qu’elles nous semblent bonnes – ou, dit Spinoza ici, elles nous semblent bonnes parce que nous les désirons – et nous ne les repoussons que parce qu’elles nous semblent mauvaises, que nous soyons déterminés à le faire par la Raison ou par l’Imagination. Il n’y a aucun idéal là-dedans. C’est de nouveau ici l’expression de la nécessité, non pour les choses elles-mêmes, mais pour les désirs, d’où qu’ils naissent. Spinoza dit d’ailleurs « Par bien, j’entends ici, […] ».

E4P8 : « La connaissance du bien ou du mal n’est rien autre chose que la passion de la joie ou de la tristesse, en tant que nous en avons conscience. »

« Joie » et « Tristesse » sont, en l’instant, des affects réels, de même que le fait d’en avoir conscience. Ils ne sont donc pas des êtres de Raison, pas plus que leur connaissance (idée de l’affect). Là, ce sont les « bien » et « mal » réels, c’est-à-dire les affects de joie ou de tristesse eux-mêmes (étant entendu que la joie associée à la satisfaction d’un désir « pervers » est une « fausse joie » consciente, qui s’accompagne d’une tristesse inconsciente supérieure en intensité). C’est alors, dans la mesure de cette conscience et, ajouterons-nous, de celle du lien causal avec l’action qu’ils ont accompagnée, qu’ils permettent la conception par la Raison de l’état idéal dont il est question plus haut, et par conséquent des êtres de raison que sont le Bien et le Mal. Spinoza les rétablit d’ailleurs tels dans E4P62S (notons que « bon » et « mauvais » apparaissent ici, dans le sens de E3P39S) :

E4P62S : « […]. […] l’imagination n’est pas affectée de la même façon par une chose présente et par une chose à venir ; et de là vient que la vraie connaissance que nous avons du bien et du mal n’est qu’une connaissance abstraite ou générale, et que le jugement que nous portons sur l’ordre des choses et l’enchaînement des causes, afin de déterminer ce qui nous est présentement bon ou mauvais, est un jugement plus imaginaire que réel. Il ne faut donc point s’étonner que le désir qui naît de la connaissance du bien et du mal, en tant que relative à l’avenir, puisse être si facilement empêché par le désir des choses qui nous sont actuellement agréables. Sur ce point, voyez la Propos. 18, part. 4. »

Enfin, après avoir parlé de « connaissance vraie du bien et du mal » , Spinoza ôte l’adéquation, et donc la vérité, à la connaissance du mal (introduisant ainsi en quelque manière une dissymétrie au sein du couple bien-mal) :

E4P14 : « La vraie connaissance du bien et du mal, en tant que vraie, ne peut empêcher aucune passion ; elle ne le peut qu’en tant qu’on la considère comme une passion. »

E4P15 : « Le désir qui naît de la connaissance vraie du bien et du mal peut être détruit ou empêché par beaucoup d’autres désirs qui naissent des passions dont notre âme est agitée en sens divers. »

E4P63C : « Le désir qui provient de la raison nous fait aller en bien directement ; il ne nous éloigne du mal que d’une manière indirecte.

Démonstration : En effet, le désir qui provient de la raison ne peut avoir son principe que dans un sentiment de joie qui n’a pas le caractère d’une affection passive (par la Propos. 59, part. 3), c’est-à-dire (par la Propos. 61, part. 4) qui ne peut avoir d’excès ; et elle ne peut naître d’un sentiment de tristesse. D’où il suit (par la Propos. 8, part. 4) que ce désir provient de la connaissance du bien et non de celle du mal, et enfin que la raison nous fait désirer le bien directement, et ne nous éloigne du mal que d’une manière indirecte. C. Q. F. D.

Scholie : Ce corollaire devient très clair par l’exemple d’un malade et d’un homme en santé. Le malade prend des aliments qui lui répugnent par crainte de la mort ; l’homme en santé se nourrit avec plaisir, et de cette façon il jouit mieux de la vie que s’il craignait la mort et avait pour but immédiat de s’en préserver. »

E4P64 : « La connaissance du mal est une connaissance inadéquate.

Démonstration : La connaissance du mal, c’est la tristesse, en tant que nous en avons conscience (par la Propos. 8, part. 4). Or, la tristesse, c’est le passage de l’homme à une moindre perfection (par la Déf. 3 des pass.), et par conséquent, elle ne se peut comprendre par l’essence même de l’homme (en vertu des Propos. 6 et 7, part. 3) ; d’où il suit (par la Déf. 2, part. 3) que c’est une affection passive qui ne dépend donc point des idées adéquates (par la Propos. 3, part. 3), et enfin que la connaissance de la tristesse ou du mal est une connaissance inadéquate (par la Propos. 29, part. 2). C. Q. F. D.

Corollaire : Il suit de là que si l’âme humaine n’avait que des idées adéquates, elle ne se formerait aucune notion du mal. »

Notons que cette position (que nous ne discuterons pas ici) est potentiellement d’une grande portée éthique (dans la « voie de puissance croissante »).

Sur ce sujet et pour conclure, nous dirons simplement qu’une connaissance vraie du Bien (et indirectement du Mal) n’appartiendrait qu’à qui vit la Béatitude. Or, comme Spinoza associe le terme (ou ses équivalents : « plus grande perfection », par exemple) à l’augmentation de la puissance et non à la puissance elle-même, ceci n’a en fait pas de sens.

E4P68 : « Si les hommes naissaient libres, ils ne se formeraient aucune idée du bien ou du mal tant qu’ils garderaient cette liberté.

Démonstration : J’ai appelé libre celui qui se gouverne par la seule raison. Quiconque, par conséquent, naît libre et reste libre n’a d’autres idées que des idées adéquates, et partant il n’a aucune idée du mal (par le Coroll. de la Propos. 64, part. 4), ni du bien (puisque le bien et le mal sont choses corrélatives). C. Q. F. D.

Scholie : Il est évident, par la Propos. 4, part. 4, que l’hypothèse contenue dans la Proposition qu’on vient de démontrer est fausse et ne peut se concevoir, si ce n’est toutefois en tant que l’on regarde seulement la nature humaine, ou plutôt Dieu, considéré non comme infini, mais comme cause de l’existence de l’homme. […]. »

 


 
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Re: Du Bien et du Mal chez Spinoza (Score : 0)
par Visiteur le 05/06/2005
tres bon erticle qui ma bcp eclairé sur ce passage jusqe la dans mon esprit assez obscur.ai-je eu raison de conclure que pour spinoza, le mal est nécessaire a l'homme, en cela que l'homme n'a pas que des désirs adéquats?






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