Voici la reprise d'un texte quelque peu polémique que j'avais publié il y a quelques temps
sur la liste de diffusion spinoza-fr. Il s'agit de voir, ou plutôt ici d'apercevoir, comment
la philosophie de Spinoza peut nous apporter quelque éclairage dans le débat politique contemporain.
Ce qui suit n'engage évidemment que moi.
I/ Spinoza et les partis
1) Aperçu de l'engagement politique de Spinoza
L'emploi en politique des termes de gauche et de droite sont postérieurs
à Spinoza, et datent de la révolution française. Il est donc quelque peu
artificiel de se demander quel peut être le "parti" de Spinoza en
politique. Pourtant, il a de son vivant pris parti pour la république et
la démocratie, contre la monarchie en Hollande, pour les frères de Witt
et contre les Orangistes, bien loin de l'image de philosophe
contemplatif et désincarné qu'on peut encore donner de lui. S'il ne
placarde finalement pas "Ultimi barbarorum" dans Amsterdam, en 1672, il
avait peu avant publié le Traité Théologico-politique où il prend parti pour la liberté de
penser contre les mouvements sécuritaires qui prétendent limiter cette
liberté au nom de l'ordre. Spinoza a donc pris parti mais quel est ce parti ?
2) L'origine des notions de droite et de gauche
Les notions politiques de gauche et de droite renvoient symboliquement à
l'importance accordée d'un côté au coeur, qui est la saisie intuitive de
l'unité des hommes entre eux (d'où la "concorde") et de l'autre à la
main droite qui représente les valeurs d'efficacité et de réalisme. Dans
la Bible, également, être situé à la droite de Dieu était la marque d'un
privilège tandis que la gauche était réservée aux défavorisés - encore
qu'un certain nazaréen s'est employé à dire que les derniers seraient
les premiers etc. Depuis l'antiquité, les ordres privilégiés, tels que
le clergé et la noblesse étaient représentés à droite du siège royal
tandis que les représentants du tiers-état se tenaient à sa gauche.
Est-ce à dire que droite et gauche se réduisent à favoriser telle partie
de la population au détriment de l'autre ? Je ne le pense pas, la droite
est capable de politiques sociales comme la gauche peut viser
l'efficacité. Dans les deux cas, on prétend agir au nom de l'intérêt
général et sans doute sincèrement le plus souvent.
II/ La droite comme croyance en une providence naturelle
Mais c'est la conception même de l'intérêt général qui diverge, et aussi
celle des moyens qui s'en suivent. Pour la droite, tout le monde a à
gagner à ce que l'ordre social existant soit maintenu, à savoir une
importante hiérarchisation de la société, par des privilèges en droit
dans les régimes aristocratiques ou par des privilèges de fait quand les
mesures visant à réduire les inégalités sociales, comme par exemple les
droits de succession, sont faibles ou inexistantes. Ce que tout le monde
gagne, c'est la paix sociale sachant que là où on veut bouleverser le
système, on risque d'apporter le désordre, voire la guerre civile. La
droite est ainsi essentiellement conservatrice : mieux vaut se contenter
de ce qui a marché jusqu'à présent que se lancer dans l'aventure d'une
politique remettant en cause la répartition des rôles et des biens dans
la société.
Les "réformes" qu'on la voit mener peuvent le plus souvent être
comprises comme des retours à l'âge d'or que fût le 19° siècle, où les
"acquis sociaux" n'existaient pas et où le puissant était
quasi-incontestable. Les "déformes" devrait-on plutôt dire pour parler de ces "réformes" régressives sont des
dérégulations là où les règles visaient à limiter les écarts sociaux ou
de nouvelles règles qui renforcent le pouvoir existant : ainsi
l'introduction de la procédure du "plaider coupable" dans la juridiction
française, qui de l'aveu de nombreux magistrats aura pour effet d'éviter
aux puissants la mise en lumière systématique de leurs comportements
illégaux. Peu importe dans cette logique que l'institution judiciaire
soit injuste, il faut avant tout qu'elle soit efficace.
Derrière cela, nous avons l'idée ancestrale, que les plus forts sont les
meilleurs et qu'il ne faut rien faire pour décourager les plus
entreprenants. L'essence de ce conservatisme (les forts doivent
conserver leur position de domination), c'est à mon sens l'idée que la
justice, c'est l'ordre naturel. C'est Calliclès contre Socrate : la
nature aurait par providence donné les meilleures qualités aux plus
forts. Aller contre cela, valoriser l'égalité dans la société, ce serait
aller contre la providence naturelle et prendre donc le risque des pires
désordres. Dans cette logique, l'Etat n'a pour fonction que de conserver
l'ordre social, il devient alors surtout policier. Dans cette conception, toute règle, toute régulation en dehors de celles qui conservent l'existant, sont des privations nuisibles de liberté.
III/ La gauche comme affirmation de l'Etat et de l'humain comme seule
source de salut
Pour la gauche, la nature n'est pas un guide en matière de politique. C'est aux hommes
dans leur ensemble de prendre en main leur destinée et de décider par
la raison des valeurs qui les guident. Le progrès de toute la société
vers une existence plus juste et plus libre, autrement dit plus
rationnelle, ne sera pas abandonné au profit des exigences d'efficacité.
Face aux forces conservatrices, qui tendent à diviniser tout ce sur quoi
les hommes n'ont pas de contrôle, le sacro-saint marché notamment, les
forces de progrès entendent exercer un contrôle de façon à rendre les
hommes à eux-mêmes, au lieu d'en faire le jouet d'une force
transcendante. La justice dans ce sens, ce n'est pas seulement le
maintien de l'ordre et à la limite l'égalité en droit, c'est un partage
plus équitable et de fait des biens produits par la vie en société,
partage qui a pour conséquence théorique une plus grande concorde.
L'Etat dans ce sens ne se limite pas à éviter les débordements sociaux,
en privilégiant dans son budget l'armée, la police, l'institution
judiciaire comme la droite, mais il se consacre prioritairement à des
missions comme l'instruction publique, le logement social, la travail et
la santé pour tous etc. Dès lors il élabore et fait exécuter des lois qui
ne se limitent pas à la conservation de l'ordre social existant mais qui
visent un progrès de l'ensemble de la société vers une répartition plus
équitable des biens (matériels, culturels etc.). Dans cette conception,
les lois sont des instruments de liberté pour l'ensemble de la société.
IV/ Aspects "de gauche" du spinozisme
1) La justice, pas la charité.
Alors pourquoi je dis que Spinoza est un philosophe de gauche ? Pour
illustrer ce qui précède, je prendrai ce passage de la quatrième partie
de l'Ethique : "Cependant il est clair que donner secours à tous les
indigents, cela va beaucoup au delà des forces et de l'intérêt d'un
particulier, les richesses d'un particulier ne pouvant suffire à
beaucoup près à tant de misères. De plus, le cercle où s'étendent les
facultés d'un seul homme est trop limité pour qu'il puisse s'attirer
l'amitié de tout le monde. Le soin des pauvres est donc l'affaire de la
société tout entière, et elle ne regarde que l'utilité générale." (E4,
app. 17) Dans une logique de droite, le soin à apporter aux plus
défavorisés relève d'une logique de charité : ce n'est pas du domaine de
la loi, cela relève du bon sentiment de particuliers, on tend la main
vers le plus faible pour qu'il achète de quoi manger et être encore
présent sur le parvis de l'église le lendemain, histoire de donner
l'occasion à la bourgeoise de s'acheter une conscience. Dans une logique
de gauche, la justice prend le pas sur la charité : il faut organiser
légalement les aides sociales afin de donner à chacun les moyens d'une
véritable dignité dans la société. La justice dit Spinoza consiste à
rendre à chacun le sien. Qu'est-ce qui appartient à chacun ? C'est à la
société de le définir, non à quelque transcendance que ce soit. Mais
pour ce faire, elle doit tenir compte du sens du vivre ensemble :
pourquoi à tout instant ne pas retourner à l'état de nature et n'agir
que selon son gré ? Si c'est par la crainte du gendarme uniquement que
l'on maintient l'ordre, le contrat social perd sa signification : il
faut qu'il y ait pour tous un véritable gain à vivre en société,
autrement les séditions et la discorde grondent à bon droit (cf. TP V, 2).
2) La sécurité sociale et humaine plutôt que la sécurité des corps seuls.
Plus fondamentalement, il me semble clair qu'il n'y a chez Spinoza
aucune croyance en une quelconque providentialité de la nature avec le
finalisme qui s'en suit. La nature n'a rien fait de spécial pour
"privilégier" quoique ce soit, l'opposition du bon et du mauvais n'ayant
pas de sens à partir d'elle. Si dans le Traité Politique, le fondement de l'Etat est
la sécurité - ce qui exige la mise en place de forces de l'ordre
artificiel qui s'ensuit - il ne faut pas oublier que la sécurité qu'il
s'agit de maintenir ne se réduit pas au maintien de l'existence de
simples rouages (le citoyen réduit au simple producteur/consommateur) à
l'intérieur d'une machine bien remontée : "Lorsque les sujets d'une
nation donnée sont trop terrorisés pour se soulever en armes, on ne
devrait pas dire que la paix règne dans ce pays, mais seulement qu'il
n'est point en guerre. La paix, en vérité, n'est pas une simple absence
d'hostilités, mais une situation positive, dont certaine force de
caractère est la condition. (...) Quelquefois aussi, il arrive qu'une
nation conserve la paix à la faveur seulement de l'apathie des sujets,
menés comme du bétail et inaptes à s'assimiler quelque rôle que ce soit
sinon celui d'esclaves. Cependant, un pays de ce genre devrait plutôt
porter le nom de désert, que de nation ! En d'autres termes, quand nous
disons que l'État le meilleur est celui où les hommes passent leur vie
dans la concorde, nous voulons parler d'une vie humaine définie, non
point par la circulation du sang et les différentes autres fonctions du
règne animal, mais surtout par la raison : vraie valeur et vraie vie de
l'esprit. "
Pour un homme de droite comme Chirac, les "forces vives de la nation" qu'il ne faut surtout
pas décourager par des mesures fiscales visant à diminuer les
inégalités, ce sont les plus forts, ceux qui sont déjà au sommet de
l'échelle alimentaire. Ce ne sont donc pas les autres. Pour un
philosophe à la fois contractualiste et démocrate comme Spinoza, les
forces vives d'une nation, ce sont tous ses membres dès lors que chacun
contribue au maintien de la société en commençant par respecter ses
lois, puis par des actions qui sans avoir toujours d'intérêt économique
immédiat peuvent contribuer à humaniser une société. Dès lors, la
justice, c'est de donner à chacun les moyens d'être acteur social, au
lieu de subir un ordre qu'on n'a en rien contribué à mettre en place.
Etre démocrate ne saurait se réduire alors à dire "votez maintenenant et
ensuite contentez vous de vivoter", c'est agir pour que chacun puisse
profiter équitablement des bienfaits de la vie en société.
IV/ Réforme et révolution
1) L'équité, pas l'égalitarisme
Il ne s'agit pas pour autant de tomber dans l'égalitarisme à tout va, la
concorde pour se réinventer chaque jour n'en a pas besoin. Tout le monde
peut accepter que des différences sociales soient le résultat de
différentes prises de risque et de différences de travail, dans la
mesure où ces différences permettent une croissance économique globale.
Mais alors il faut que les bienfaits de cette croissance restent
équitablement répartis, plus à certains qu'à d'autres ne signifie pas
quasiment tout à quelques uns et des miettes pour les autres. Comment
rendre compte autrement de l'effort de participer à cette croissance,
par le travail ou simplement par le fait de respecter les lois ? Si l'état civil
se résume pour la partie la moins puissante (i.e la moins riche entre autre) de
la population à respecter un ordre qui la maintient dans une impuissance plus grande encore
qu'à l'état de nature où chacun n'obéit qu'à son arbitraire propre, autant rester à l'état
de nature et le contrat social est brisé. C'est alors le retour à la violence première,
les dissensions, les "séditions" comme dit Spinoza, en réponse à une violence seconde qui
est le maintien dans un état d'insécurité sociale permanente (imposition de conditions de
travail indignes, remise en cause de tout ce qui profiter à ceux qui travaillent au détriment
du capital par la menace permanente du chômage, de la flexibilisation, de la délocalisation etc.)
2) Le réalisme de gauche
Il faut aussi préciser qu'il ne s'agit pas ici de rêver d'une humanité
qui n'existe qu'idéalement. Les hommes sont soumis aux passions plutôt
qu'à la raison. Il ne s'agit donc pas de changer brutalement d'ordre
politique en rejettant en bloc celui qui existe actuellement sous
prétexte qu'il n'est pas assez rationnel. Spinoza n'est pas un
révolutionnaire car il n'y a de révolution politique qu'au nom de la croyance
en un ordre radicalement meilleur, utopique, c'est-à-dire qui n'existe encore
nulle part mais que l'on croit pouvoir exister. Ce qui n'existe nulle part,
ce sont justement des populations constituées d'hommes essentiellement raisonnables,
contrôlant leurs passions égoïstes. Vouloir imposer de l'extérieur de la société une rationalité
transcendante, par une révolution du type de celles que le léninisme a prétendu mettre en oeuvre,
c'est ignorer qu'il n'y a de mouvement social qu'immanent à la nature
dans toute sa globalité.
La logique spinozienne, en politique comme ailleurs,
consiste à affermir ce qui est faible plutôt que de le briser. Ainsi
l'entendement possède une force native mais est faible face aux passions
et à l'imagination, il faut donc une réforme mentale, consistant à
rééquilibrer le rapport entendement/imagination, en purifiant
l'entendement de l'imaginaire de même qu'il faut des réformes politiques
pour rééquilibrer les relations entre les hommes. Il ne s'agit pas dans
cette perspective de rêver d'une utopie inaccessible (cf. TP I) mais d'augmenter sa
puissance de vivre ensemble sur la base des hommes tels qu'ils sont, avec leurs passions
et leurs égoïsmes notamment, et non tels que nous pourrions les rêver.
Mais si l'on prend l'exemple de la réforme de l'entendement, prudente à bien des égards (le philosophe
assure ses arrières), il ne s'agira pas non plus de se contenter de
petites réformettes par ci par là pour sauver les apparences, une
réforme réaliste est une réforme qui apporte une véritable régulation des forces
naturelles en place.
3) Le dialogue plutôt que l'affrontement
L'attitude face aux puissances sera alors autant que possible une
attitude ouverte et pour le dialogue, certes combattif mais non
violente. Dans ce sens, le chapitre XX du TTP
montre bien que le citoyen responsable ne fait rien contre les décrets
du souverain mais qu'il conserve son droit à la critique : "si quelque
citoyen montre qu’une certaine loi répugne à la saine raison et pense
qu’elle doit être pour ce motif abrogée, s’il soumet son sentiment au
jugement du souverain (auquel seul il appartient d’établir et d’abolir
les lois), et si pendant ce temps il n’agit en rien contre la loi,
certes il mérite bien de l’État, comme le meilleur citoyen ; mais si, au
contraire, il se met à accuser le magistrat d’iniquité, s’il entreprend
de le rendre odieux à la multitude, ou bien si, d’un esprit séditieux,
il s’efforce d’abroger la loi malgré le magistrat, il n’est plus qu’un
perturbateur de l’ordre public et un citoyen rebelle." Avec ce texte et
dans une démocratie où le souverain est censément le peuple, Chirac qui
affirme l'honnêteté de son lieutenant général contre l'institution
judiciaire d'un côté et Bové qui démonte un Mac Do d'un autre côté,
peuvent être renvoyés dos à dos. Avec cependant le sens des mesures qui
convient, le préjudice social n'étant pas le même.
Alain, qui était un "radical-socialiste" - on dirait aujourd'hui un
réformiste de gauche - et un lecteur essentiel de Spinoza disait :
"Obéir en résistant, c'est tout le secret. Ce qui détruit l'obéissance
est anarchie ; ce qui détruit la résistance est tyrannie. Ces deux maux
s'appellent car la tyrannie employant la force contre les opinions, les
opinions, en retour, emploient la force contre la tyrannie ; et,
inversement, quand la résistance devient désobéissance ; les pouvoirs
ont beau jeu pour écraser la résistance, et ainsi deviennent
tyranniques. Dès qu'un pouvoir use de force pour tuer la critique, il
est tyrannique." Dans ce sens, la philosophie politique spinoziste nous
oriente vers une action politique que l'on qualifierait aujourd'hui de sociale-démocrate,
non pas l'affirmation du caractère providentiel de l'ordre social naturel (cf. le marché
devant rester libre de toute intervention humaine, cf. la "main invisible" de Smith), non pas
non plus la négation de toute réalité naturelle et la prétention à imposer à l'ordre
existant une rationalité qui lui serait transcendante (cf. la dictature du prolétariat au nom d'une "science" de
l'histoire de la lutte des classe) car alors l'obéissance aux lois devient tyrannie
d'une partie de la société sur l'autre. Social démocrate au sens d'une construction immanente de l'ordre social
et politique à partir de sa réalité naturelle globale, à la fois passionnelle et rationnelle. En d'autres termes
régulation des réalités à la fois naturelles et humaines que sont les moeurs, la culture, le marché économique, en vue
d'un gain effectivement apporté à tous. Ce qui concrètement signifie redistribution des biens
moraux, culturels et économiques quand ceux-ci tendent à se concentrer dans les mains de
quelques uns.
On notera que dans le passage d'Alain cité plus haut, la notion d'anarchie est prise au
sens traditionnel de désordre et d'insécurité sociale, autrement dit d'état de nature. On pourrait
répondre qu'il y a un autre sens du mot anarchie, apporté par Proudhon, qui est simplement absence
d'Etat et non absence de règles (anomie). Pour l'anarchisme proudhonnien, les règles qui organisent
la vie sociale peuvent émaner et être exécutées par la seule société civile, indépendamment de tout
corps politique extérieur à la société civile. En un sens, Spinoza peut être qualifié d'anarchiste
quand il dit que les hommes libres sont capables de vivre selon les règles de la raison et de les
respecter sans avoir besoin de la menace permanente d'une sanction imposée par un pouvoir extérieur (cf. Ethique IV).
Mais ce communisme des esprits libres ne vaut précisément que pour ceux dont la raison a pu se développer
suffisamment. Chez la majorité des hommes, ce sont les passions qui dominent et elles ne peuvent le plus
souvent être régulées qu'au moyen d'autres passions (par exemple l'ambition sans frein, conduisant à mettre
autrui en situation de dépendance maximale, régulée par la crainte de sanctions). L'Etat reste donc une
nécessité pour vivre ensemble, entre hommes raisonnables et ignorants. Rien n'est donc plus éloigné de la pensée
spinoziste que l'anarcho-capitalisme ou ultralibéralisme tendant à une destruction systématique de tous les leviers
d'Etat, autrement dit de la puissance publique, pour réguler les relations entre les hommes, riches ou pauvres.
Il y aurait beaucoup à discuter sur ce thème, mais l'avantage de cette publication est qu'on peut y répondre. N'hésitez donc
pas à signaler quels pourraient être les passages tirés de Spinoza permettant d'appuyer ou de discuter la thèse ici présentée.
Henrique Diaz