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La béatitude n'est pas la récompense de la vertu, mais la vertu elle-même.
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''Lectures de Spinoza'' par Pierre François Moreau

Actualités diversesAu milieu de l’âge classique, Spinoza apparaît comme une énigme philosophique. Certains le considèrent comme un critique dangereux de la morale, de la politique et de la religion, d’autres, au contraire, voient en lui un penseur “ivre de Dieu” ou bien le fondateur d’une analyse lucide de la société et de l’individu. En critiquant l’anthropomorphisme des théologiens, il met en avant une sévère critique des préjugés et des illusions, et donne comme modèle à la philosophie la rigueur de la géométrie. Dans l’Ethique comme dans ses ouvrages sur l’État ou la liberté de penser, il construit un nouveau regard sur les relations entre les hommes. C’est cette nouveauté qui a fait son actualité durant plus de trois siècles, à travers les lectures qu’en donnent les Lumières, le romantisme ou la psychanalyse : un héritage surprenant par sa diversité.

Les trois dieux de Spinoza: lundi 17 mars 2008 à 14h00

Histoire, morale, politique: lundi 31 mars 2008 à 14h00

L'héritage de Spinoza: lundi 7 avril 2008 à 14h00

Toutes les conférences ont lieu à Paris, à la Maison des Mines, 270 rue Saint-Jacques (5e)

Métro : Port-Royal ou Luxembourg.

Site internet: http://www.clio.fr/CONFERENCE/CONFERENCECYCLE/lectures_de_spinoza.asp

Marrane d’origine portugaise, Bento de Spinoza (1632-1677) est surtout connu pour être entré en conflit avec sa communauté, qui l’a exclu en 1656 en raison des points de vue tout à fait hétérodoxes qu’il formulait à propos du Dieu de la Bible. Son Traité de la réforme de l’entendement, son Traité théologico-politique et son Ethique sont les principales œuvres qui ont établi sa réputation, celle d’un penseur majeur au cœur d’un XVIIème siècle confronté au défi de la compatibilité de la tradition monothéiste avec la raison cartésienne. Professeur à l’Ecole Normale Supérieure et auteur, dans la collection Que sais-je ? des Presses Universitaires de France, d’un Spinoza et le spinozisme qui constitue la meilleure introduction à l’étude du philosophe d’Amsterdam, Pierre-François Moreau présentera en trois conférences un tableau de sa pensée et de la place qu’elle tient dans la tradition intellectuelle européenne. Après Les trois dieux de Spinoza, il rappellera ce que furent ses conceptions en matière d’Histoire, de morale et de politique avant de conclure sur une évaluation de l’héritage qu’il a laissé et les échos qu’il a suscités au cours des siècles suivants. La première image de Spinoza durant cent cinquante ans fut celle d’un athée et d’un impie; elle était la conséquence de la publication, en 1679, du Traité théologico-politique, qui affirmait le droit pour chacun de choisir sa religion et proclamait ainsi le principe de la liberté de conscience. Sa critique de la Bible et la relativité du bien et du mal introduite dans son Ethique aggravaient son cas aux yeux de ses détracteurs qui furent alors nombreux. Pierre Bayle, qui le considère comme un « athée vertueux » critique sa théorie de l’unité de la substance, assimilée ensuite à un « panthéisme » par Toland, un disciple de Locke, alors que Leibniz engage avec lui une correspondance qui ne sera pas sans influence sur sa Monadologie et sa Théodicée. C’est Diderot qui présente le spinozisme dans l’Encyclopédie, en le confrontant au déisme et à l’athéisme mais, à la même époque, La Mettrie et Maupertuis s’intéressent aussi à l’oeuvre du philosophe hollandais, qui rencontre également, à la fin du siècle, de puissants échos en Allemagne, chez Lessing et Moses Mendelssohn, les théoriciens de l’Aufklarung. Quand survient le moment romantique, Novalis voit en Spinoza un « mystique ivre de Dieu » alors que Hegel présente le spinozisme comme un point de départ obligé de toute démarche philosophique, que Schopenhauer se reconnaît dans le Traité de la réforme de l’entendement et que Nietzsche voit en son auteur son « prédécesseur ». Dans le milieu juif, on insiste sur le rôle joué par Spinoza dans la Haskala, le mouvement des Lumières qui a conduit la communauté à la sortie du ghetto et son influence sera considérable au sein du mouvement sioniste originel, attaché à une définition moderne de l’identité juive. Penseur rationaliste avant tout, Spinoza peut être considéré comme l’un des principaux bâtisseurs de la modernité occidentale.

Lectures de Spinoza par Pierre-François MOREAU, le 17 et le 31 mars et le 7 avril 2008

Toutes les conférences ont lieu à Paris, à la Maison des Mines, 270 rue Saint-Jacques (5e)

Métro : Port-Royal ou Luxembourg.

 
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Re: ''Lectures de Spinoza'' par Pierre François Moreau (Score : 1)
par Pourquoipas le 26/03/2008
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Je voudrais préciser que chaque conférence est payante (12 € sauf erreur), mais ça ne peut qu'en valoir la peine.






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