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 Citation de Spinoza
Il n'y a rien de contingent dans la nature des choses ; elles sont au contraire déterminées par la nécessité de la nature divine à exister et à oeuvrer d'une manière certaine.
(In rerum naturâ nullum datur contingens, sed omnia ex necessitate divinae determinata sunt ad certo modo existendum, & operandum).
Ethique I, prop. 29.
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Spinoza et Nous - Philosophie de l'affirmation: Documents

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Les lois de la nature
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1 - Dans le C.T., le T.I.E. et les P.M.
2 - Dans l'Ethique.
3 - Dans le TTP

1 - Dans le C.T., le T.I.E. et les P.M.


Court Traité


CT2C24 : « (4) [...] les lois de Dieu ne sont pas d'une nature telle qu'elles puissent être transgressées. Car les règles que Dieu a établies dans la Nature et suivant lesquelles toutes choses naissent et durent - si nous voulons les appeler des lois - sont de telle sorte qu'elles ne peuvent jamais être transgressées ; ainsi, que le plus faible doit céder au plus fort, que nulle cause ne peut produire plus qu'elle ne contient en elle, et autres semblables qui sont de telle sorte qu'elles ne peuvent se modifier ni avoir de commencement, mais qu'au contraire, tout leur est soumis et subordonné.


(5) Et pour en parler ici brièvement, toutes les lois qui ne peuvent pas être transgressées sont des lois divines pour cette raison que tout ce qui arrive est non contraire, mais conforme à son propre décret. Toutes les lois qui peuvent être transgressées sont des lois humaines [...].


(6) Quand des lois de la Nature sont plus puissantes, les lois des hommes sont détruites.
Les lois divines n'ont, en dehors d'elles-mêmes, aucune fin, en vue de laquelle elles existent ; elles ne sont pas subordonnées ; il n'en est pas ainsi des humaines. Bien que, en effet, les hommes fassent des lois pour leur propre bien-être et n’aient en vue aucune autre fin que d’améliorer par ce moyen leur propre condition, cette fin qu’ils se proposent (étant subordonnée à d’autres fins qu’a en vue un être supérieur aux hommes et qui les laisse agir d’une certaine façon en tant que parties de la Nature) peut cependant bien faire aussi que leurs lois concourent avec les lois éternelles établies par Dieu de toute éternité et aident, avec tout le reste, à produire l’œuvre totale. [...].


(7) Après avoir jusqu'ici traité des lois données par Dieu, il est à observer maintenant que l'homme perçoit en lui-même une double loi ; celui du moins qui use bien de son entendement et parvient à la connaissance de Dieu ; et ces lois ont pour cause l'une la communauté qu'il a avec Dieu, et l'autre la communauté qu'il a avec les modes de la Nature.


(8) La première de ces lois est nécessaire, mais non la seconde ; car, pour ce qui touche la loi qui naît de la communauté avec Dieu, puisqu'il doit être toujours et sans relâche nécessairement uni à Dieu, il a toujours et doit toujours avoir devant les yeux les lois selon lesquelles il doit vivre pour Dieu et avec lui. Pour ce qui touche, en revanche, la loi qui naît de sa communauté avec les modes, en tant qu'il peut se séparer des hommes, elle n'est pas aussi nécessaire. […]. »




Traité de la Réforme de l’Entendement


TRE57 : [Des choses singulières soumises au changement] : « [...] il n'est pas du tout nécessaire non plus que nous en connaissions la succession, puisque les essences des choses singulières soumises au changement ne doivent pas être tirées de cette succession, c'est-à-dire de leur ordre d'existence, lequel ne nous offre rien d'autre que des dénominations extrinsèques, des relations ou, au plus, des circonstances, toutes choses bien éloignées de l'essence intime des choses. Cette essence, au contraire, doit être acquise des choses fixes et éternelles et aussi des lois qui y sont, on peut dire, véritablement codifiées et suivant lesquelles arrivent et s'ordonnent toutes les choses singulières ; en vérité, ces choses singulières soumises au changement dépendent si intimement et si essentiellement (pour ainsi dire) des choses fixes qu'elles ne pourraient sans ces dernières ni être ni être conçues. Ces choses fixes et éternelles, bien qu'elles soient singulières, seront donc pour nous, à cause de leur présence partout et de leur puissance qui s'étend au plus loin, comme des universaux ou des genres à l'égard des définitions des choses singulières et comme les causes prochaines de toutes choses. »


TRE58 : « [...]. Il nous faudra donc nécessairement chercher d'autres secours que ceux dont nous usons pour connaître les choses éternelles et leurs lois ; ce n'est cependant pas le lieu ici d'en traiter, et ce n'est pas nécessaire tant que nous n'aurons pas acquis une connaissance suffisante des choses éternelles et de leurs lois infaillibles et que la nature de nos sens ne nous sera pas connue. »


TRE59 : « Il sera temps, avant d'entreprendre de connaître les choses singulières, de traiter de ces secours qui se rapportent tous à cette fin : savoir nous servir de nos sens et faire, d'après des règles et dans un ordre arrêté, des expériences suffisantes pour déterminer la chose que l'on étudie, de façon à en conclure enfin selon quelles lois des choses éternelles elle est faite et prendre connaissance de sa nature intime, comme je le montrerai en son lieu. […]. »




Pensées Métaphysiques


PM1Ch3 : … Il faut noter enfin que cette sorte de nécessité qui est dans les choses créées par la force de leur cause peut être relative ou à leur essence ou à leur existence ; car, dans les choses créées, elles se distinguent l’une de l’autre. L’essence dépend des seules lois éternelles de la Nature, l’existence de la succession et de l’ordre des causes. ...


PM2Ch9 : … Pour nous qui avons démontré déjà que toutes choses dépendent absolument du décret de Dieu nous disons que Dieu est omnipotent ; mais, quand nous avons aperçu qu’il a décrété certaines choses par la seule liberté de sa volonté, et en second lieu qu’il est immuable, nous disons alors que rien ne peut agir contrairement à ses décrets et que cela est impossible par cela seul que cela répugne à la perfection de Dieu.


… si les hommes connaissaient clairement tout l’ordre de la Nature, ils trouveraient toutes choses aussi nécessaires que toutes celles dont il est traité dans la Mathématique ; mais, cela étant au-dessus de la connaissance humaine, certaines choses donc sont jugées par nous possibles, et non nécessaires. Par suite ou bien il faut dire que Dieu ne peut rien parce que toutes choses sont réellement nécessaires ; ou bien Dieu peut tout et la nécessité que nous trouvons dans les choses provient du seul décret de Dieu.


PM2Ch12 : … un philosophe ne cherche pas ce que la souveraine puissance de Dieu peut faire ; il juge de la Nature des choses par les lois que Dieu a établies en elles ; il juge donc que cela est fixe et constant, dont la fixité et la constance se concluent de ces lois ; sans nier que Dieu puisse changer ces lois et tout le reste. Pour cette raison, quand nous parlons de l’âme, nous ne cherchons pas ce que Dieu peut faire, mais seulement ce qui suit des lois de la Nature.


… les lois de la Nature sont des décrets de Dieu révélés par la Lumière Naturelle, comme il est très évidemment certain par ce qui a été dit antérieurement. De plus nous avons démontré déjà que les décrets de Dieu sont immuables. De tout cela nous concluons clairement que Dieu a fait connaître aux hommes sa volonté immuable concernant la durée des âmes, non seulement par révélation, mais aussi par la Lumière Naturelle.


Dieu n’agit pas contre la Nature mais au-dessus d’elle ; en quoi cette action consiste selon l’Auteur. – Nous ne sommes point arrêtés par cette objection possible que Dieu peut à un moment quelconque détruire ces lois naturelles pour produire des miracles ; car la plupart des théologiens les plus sages accordent que Dieu ne fait rien contre la Nature, mais agit au-dessus d’elle, c’est-à-dire, comme je l’explique, que Dieu a pour agir beaucoup de lois qu’il n’a pas communiquées à l’entendement humain et qui, si elles lui avaient été communiquées, paraîtraient aussi naturelles que les autres. …


Extraits de Traité de la réforme de l’entendement. Court traité. Les Principes de la philosophie de Descartes. Pensées métaphysiques. Présentation, traduction et notes par Charles Appuhn. GF Flammarion N° 34.



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