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Ethique IV, chap. 17.
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Spinoza et Nous - Philosophie de l'affirmation: Documents

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Entendement humain, genres de connaissance, ...
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1 - Dans les Pensées Métaphysiques
2 - Dans le Traité de la Réforme de l'Entendement
3 - Dans le Court Traité
4 - Dans l'Ethique
5 - Dans les Lettres
6 - Dans le Traité Théologico-Politique

1 - Dans les Pensées Métaphysiques

Préface : Quant aux Postulats et aux Axiomes, ou Notions communes de l'esprit, ce sont des énonciations si claires et distinctes que nul, pour peu qu'il ait compris les mots, ne peut leur refuser son assentiment. (Louis Meyer, validé par Spinoza.)


PM1Ch1 : Dans une recherche relative aux choses, les Êtres Réels ne doivent pas être confondus avec les Êtres de Raison. – De tout ce qui vient d’être dit suit clairement qu’il n’y a aucune concordance entre l’Être Réel et les objets auxquels se rapporte l’Être de Raison. On voit par là avec quel soin il faut se garder dans l’étude des choses de confondre les Êtres Réels et les Êtres de Raison. Autre chose en effet est de s’appliquer à l’étude des choses, autre chose d’étudier les modes suivant lesquels nous les percevons. En confondant le tout, nous ne pourrons reconnaître ni les modes de percevoir, ni la nature elle-même ; en outre, et c’est le plus grave, nous tomberons dans de grandes erreurs, comme il est advenu à beaucoup jusqu’à présent.


PM1Ch5 : ... De ce que nous comparons les choses entre elles il naît certaines notions qui cependant ne sont rien, en dehors des choses elles-mêmes, que de simples modes de penser. Cela se voit à ce que, si nous voulons les considérer comme des choses posées hors de la pensée, nous rendons ainsi confus le concept clair que nous avons d’elles d’autre part. Telles sont les notions d’Opposition, d’Ordre, de Concordance, de Diversité, de Sujet, de Complément, et d’autres semblables qui peuvent s’ajouter à celles-là.


PM2Ch3 : … par Immensité de la présence on semble vouloir dire aussi quelque chose d’autre que l’essence de Dieu, par laquelle ont été créées et sont continûment conservées les choses. Ce qui est certes une grande absurdité dans laquelle on est tombé, parce qu’on a confondu l’entendement de Dieu avec l’humain, et qu’on a comparé souvent sa puissance à celle des rois.


PM2Ch7 : Dieu est omniscient. – Au nombre des attributs de Dieu nous avons rangé précédemment l'Omniscience qu'il est assez certain qui appartient à Dieu ; puisque la science contient en elle une perfection et que Dieu, c'est-à-dire l'être souverainement parfait, ne doit être privé d'aucune perfection ; donc la science doit être attribuée à Dieu au suprême degré, telle qu'elle ne présuppose ou n'implique aucune ignorance ou privation de science ; car autrement il y aurait une imperfection dans cet attribut, c'est-à-dire en Dieu. D'où vient que Dieu n'a jamais eu l'entendement en puissance ni n'a conclu quelque chose par raisonnement.


Comment Dieu connaît les péchés et les êtres de Raison, etc. – On demande maintenant si Dieu connaît les maux ou les péchés, les êtres de Raison et autres choses semblables. Nous répondons que Dieu doit nécessairement connaître les choses dont il est cause ; attendu surtout qu'elles ne peuvent exister même un instant sinon à l'aide du concours divin. Puis donc que les maux et les péchés ne sont rien dans les choses, mais sont seulement dans l'esprit humain comparant les choses entre elles, il s'ensuit que Dieu ne les connaît pas en dehors de l'esprit humain. Nous avons dit que les êtres de Raison sont des modes de penser, et c'est dans leur relation avec l'esprit qu'ils doivent être connus de Dieu, c'est-à-dire en tant que nous percevons qu'il conserve, procrée, continûment l'esprit humain tel qu'il est constitué ; non certes que Dieu ait en lui de tels modes de penser pour retenir plus facilement ce qu'il connaît. Si seulement l'on prend garde comme il faut à ce peu que nous avons dit, il ne se pourra proposer aucune question au sujet de l'entendement de Dieu qui ne se puisse résoudre avec la plus grande facilité.


Comment Dieu connaît les choses singulières et comment les générales. – Il ne faut pas cependant passer sous silence l'erreur de quelques-uns qui admettent que Dieu ne connaît rien en dehors des choses éternelles telles que les anges et les cieux qu'ils se représentent comme n'étant ni engendrés ni corruptibles ; et de ce monde, rien en dehors des espèces, en tant également qu'elles ne sont ni engendrées ni corruptibles. Ceux qui ont cette opinion semblent vraiment vouloir mettre comme de l'application à errer et à imaginer les choses les plus absurdes. Quoi de plus absurde en effet que d'enlever à Dieu la connaissance des choses singulières qui sans le concours de Dieu ne peuvent exister même un instant. Et tandis qu'ils décident que Dieu ignore des choses réellement existantes, ils lui attribuent dans leur imagination la connaissance des choses générales qui ne sont pas et n'ont aucune essence en dehors des singulières. Nous, au contraire, attribuons à Dieu la connaissance des choses singulières et lui dénions celles des choses universelles, sauf en tant qu'il connaît les esprits des hommes.


PM2Ch9 : Que si Dieu avait fait autrement la Nature des choses il aurait dû aussi nous donner un autre entendement. – Si l’on demande maintenant : Eh quoi ! si Dieu avait décrété autrement et s’il avait fait que les choses qui sont vraies actuellement fussent fausses, ne les reconnaîtrions-nous pas cependant pour très vraies ? Assurément, si Dieu nous avait laissé la nature qu’il nous a donnée ; mais si, comme il l’a fait, il avait voulu nous donner une nature telle que nous pussions connaître la nature des choses et leurs lois telles qu’elles sont établies par Dieu, cela eût été aussi en son pouvoir ; et même, si nous avons égard à sa véracité, il aurait dû le faire. Cela est encore évident par ce que nous avons dit plus haut, à savoir que toute la Nature naturée n’est qu’un seul être ; d’où suit que l’homme est une partie de la Nature qui doit être cohérente avec le reste ; et donc il suivrait déjà de la simplicité du décret de Dieu que si Dieu avait créé les choses d’autre façon, il aurait constitué notre nature de telle sorte que nous connussions les choses selon qu’elles ont été créées par Dieu. C’est pourquoi, bien que nous désirions garder la distinction relative à la puissance de Dieu communément enseignée par les philosophes, nous sommes cependant obligés de l’expliquer autrement.


PM2Ch10 : Comment la pensée de Dieu diffère de la nôtre. – Quelqu’un nous dira peut-être que nous percevons la pensée clairement et distinctement sans l’existence et que nous l’attribuons cependant à Dieu. À quoi nous répondons que nous n’attribuons pas à Dieu une pensée telle qu’est la nôtre, c’est-à-dire pouvant être affectée par des objets et déterminée par la Nature des choses ; mais une pensée qui est acte pur et par suite enveloppe l’existence comme nous l’avons assez longuement démontré plus haut. Car nous avons montré que l’entendement de Dieu et sa volonté ne se distinguent pas de sa puissance et de son essence, laquelle enveloppe l’existence.


PM2Ch11 : La division vulgaire des attributs de Dieu est plutôt nominale que réelle. – Voilà ce que j’avais décidé de dire au sujet des attributs de Dieu, parmi lesquels je n’ai, jusqu’ici, établi aucune division. Pour celle qui se trouve maintes fois dans les Auteurs, je parle de ceux qui divisent les attributs de Dieu en incommunicables et communicables, pour dire la vérité, elle me semble plus nominale que réelle. Car la science de Dieu ne concorde pas plus avec la science humaine que le Chien, signe céleste, avec le chien qui est un animal aboyant, et peut-être lui ressemble-t-elle encore moins.


PM2Ch12 : Dieu n’agit pas contre la Nature mais au-dessus d’elle ; en quoi cette action consiste selon l’Auteur. – Nous ne sommes point arrêtés par cette objection possible que Dieu peut à un moment quelconque détruire ces lois naturelles pour produire des miracles ; car la plupart des théologiens les plus sages accordent que Dieu ne fait rien contre la Nature, mais agit au-dessus d’elle, c’est-à-dire, comme je l’explique, que Dieu a pour agir beaucoup de lois qu’il n’a pas communiquées à l’entendement humain et qui, si elles lui avaient été communiquées, paraîtraient aussi naturelles que les autres. …


Traduction de Charles Appuhn. GF Flammarion N° 34


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