Eth. V, propositions 17 et 35...

Lecture pas à pas de l'Ethique de Spinoza. Il est possible d'examiner un passage en particulier de cette oeuvre.
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Lange
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Eth. V, propositions 17 et 35...

Messagepar Lange » 15 mai 2004, 00:19

Bonjour,

Y aurait-il contradiction entre la proposition 35 (E5P35) et le corollaire de la proposition 17 (E5P17 C) ?

En effet, comment peut-on dire, d'une part, que Dieu n'éprouve aucun sentiment de joie (E5P17), et donc qu'il ne peut aimer (E5P17 C) ; et, d'autre part, que Dieu s'aime lui-même (E5P35) et aime les hommes (E5P36 C) ?

Si Dieu n'éprouve aucune joie, il ne peut aimer, car l'amour est joie.

Pourriez-vous m'éclairer un peu ?

Merci !

P. Lange

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hokousai
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Messagepar hokousai » 19 mai 2004, 00:06

rep à Lange

Dans le corollaire de la prop 36 Spinoza dit " car tant qu il se rapporte à Dieuc c'est une joie , S'IL EST ENCORE PERMIS D'USER DE CE VOCABLE .... ""!!
Spinoza préfère "Gloire ".

Comment comprendre ce qui est dit deux fois " Dieu s'aime en tant qu'il peut s' expliquer par l'essence de esprit humain , considérée sous l'espèce de l'éternité """"cet amour de l'esprit est une partie de l'amour infini dont Dieu s'aime lui même "

Nous ne sommes pas dans l' affect qui se rapporte aux passions et qui n'est que durant le corps ..
mais dans l'amour intellectuel qui est " éternel ".

Ce qui renvoie à la définition 8 de la première partie ( renvoi de Spinoza lui -même )( et oui !)
""Par éternité j'entends l'existence même ......""

la 8 renvoyant à la première " par cause de soi ... ""
et le cercle se referme
la toute fin de l'Ethique,celle de la connaissance du troisième genre , puisque vous m' invitiez à la relire , renvoie au tout début .


L'amour intéllectuel de Dieu ( de nous pour Dieu et comme partie de l 'amour infini dont Dieu s'aime lui même et qui n'est pas un affect ,est un amour deDieu non en tant que nous l'imaginons comme présent ( dans la durée et les affects ) mais en tant que nous le comprenons comme éternel .

hokousai


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