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Dépasser la phobie sociale avec l´ami Spinoza

 
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Vanleers
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Inscrit le: Nov 22, 2012
Messages: 446

MessagePosté le: 22/12/2013 23:48    Sujet du message: Phobie sociale et spinozisme Répondre en citant

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Edit Admin : le post ainsi que le compte de Gringo ont été supprimés à la suite d'une intervention contre le spam. Gringo semble être au final une victime collatérale de cette bataille. Il devra malheureusement se réinscrire s'il veut répondre à Vanleers, ainsi que tous les êtres humains qui nous ont rejoint après le 20 décembre 2013. Avec toutes nos excuses.
Henrique

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A gringo

C’est dans la cinquième partie de l’Ethique, plus précisément dans la première moitié de cette partie, que Spinoza étudie les remèdes aux affects.
Il les récapitule dans le scolie de la proposition 20.
Auparavant, il avait formulé des principes de vie dans le scolie de la proposition 10.

J’attire toutefois votre attention sur la proposition 2 et le scolie de la proposition 4.

1) A mon point de vue, la proposition E V 2 a une grande importance pratique.
Elle comporte deux volets :

a) Premier volet
Il s’agit, d’abord, d’« éloigner » (amoveo : éloigner, détourner, écarter – ce que Misrahi et Guérinot rendent par séparer) une émotion de l’âme de la pensée d’une cause extérieure.
C’est-à-dire de se dés-inter-esser, de se déprendre de ce que nous imaginons être la cause de l’affect, de décrocher, de s’en libérer.
Comment est-ce possible ?
La réponse est en E V 3 : en formant une idée claire et distincte de cet affect.
Mais, à son tour, comment ceci est-il possible ?
Parce que « il n’y a pas d’affect dont nous ne puissions former quelque concept clair et distinct », dit le corollaire d’E V 4.

b) Deuxième volet
Il s’agit ensuite de « joindre d’autres idées à l’affect »
Parmi ces idées, il y a l’idée de notre insertion en Dieu et l’amour correspondant.
La connaissance de cette insertion et de cet amour est obscurcie par le lien spontané que nous établissons entre l’affect et une cause extérieure.
Le premier volet d’E V 2 nous a invité à rompre ce lien, à pratiquer cette déliaison, (et nous avons compris que c’était possible en lisant E V 4 puis E V 3) afin de vivre aussi pleinement que possible dans cette connaissance et dans l’amour intellectuel de Dieu.

2) Le scolie d’E V 4 revient précisément sur les propositions 2, 3, 4 et leurs corollaires.
Il explique que le meilleur remède aux affects consiste à faire intervenir dans le déroulement de la vie affective les procédures de la connaissance rationnelle.

Bien à vous
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hokousai
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Messages: 3314
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MessagePosté le: 31/12/2013 23:50    Sujet du message: Répondre en citant

Merci Henrique pour ton travail.
On sait que tu vas t' en sortir.

Meilleurs voeux à tous .
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Vanleers
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Inscrit le: Nov 22, 2012
Messages: 446

MessagePosté le: 03/01/2014 19:51    Sujet du message: Répondre en citant

A (gringo)

Vous aviez intitulé ce fil « Dépasser la phobie sociale avec l’ami Spinoza »

A la suite d’un problème informatique, cet intitulé a disparu de la liste des fils ainsi que votre premier post dans lequel vous écriviez que vous souffriez de phobie sociale.
Comme l’explique l’administrateur du site, vous-même avez été rayé de la liste des inscrits à Spinozaetnous.

Ces événements imprévus vous montrent la voie spinoziste de libération.

Une phobie sociale est un affect passif, c’est-à-dire une passion. Or toute passion est une passion du « je ».
Ici, un supposé « je » a peur d’autres supposés « je ».
Or, qu’est-ce qu’un « je » ?

Pour parler de « je », à propos d’un homme, il faudrait que cet homme soit doté d’une volonté et, donc, d’un libre arbitre, facultés récusées par Spinoza.
Un homme libre s’est doublement libéré du « je » : de l’idée qu’il serait un « je » et de l’idée que les êtres humains qu’il rencontre seraient également des « je ».
Un homme libre ne parle plus en « je » mais en « on ». Lorsque, par exemple, il écrit : « Je soutiendrai ici cette thèse », il faut comprendre : « On soutiendra ici cette thèse ».

Sans parler explicitement de « je », Spinoza expose en E V 5 et 6 comment s’opère cette libération.
Constatons qu’il est inévitable qu’un homme, chose finie parmi d’autres choses finies, soit constamment tenté d’être repris par la passion du « je » (cf. E IV 4).
Cette propension est encore renforcée par tous les personnalismes qui s’appuient, directement ou indirectement, sur l’idée d’un Dieu personnel dont on nous rebat les oreilles depuis plusieurs millénaires.

La méthode radicale du Docteur Rasibus est, ici, parfaitement justifiée : « Supprimez le malade et vous supprimerez la maladie ».
En réalité, ce qu’il s’agit de supprimer, c’est une illusion : l’illusion d’un « je » (que l’on peut appeler « ego », ou bien « moi » et même en distinguant « moi superficiel », « moi profond » - ou authentique, ou véritable, etc.).

Suivant Spinoza, « on » dira qu’une phobie sociale est une erreur de perspective, une erreur d’appréciation du statut de l’homme : être modal et non substantiel.
Un recadrage ontologique sera donc le bienvenu.

Bien à vous
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Henrique
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Messages: 1056
Localisation: France

MessagePosté le: 03/01/2014 21:39    Sujet du message: Allez sur le nouveau forum Répondre en citant

Cher Vanleers et tous ceux qui passeront encore par ici,
Ce forum est désormais verrouillé pour le public. Allez désormais sur http://www.spinozaetnous.org/forum pour poursuivre les discussions.

Les contributions qui ont eu lieu après le 26 décembre n'ont pas été reprises dans le nouveau forum, il faudra pour ceux qui le souhaitent les copier ici pour aller les recopier là bas.
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