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 Citation de Spinoza
Notre Mental est une partie de l'intellect infini de Dieu en tant qu'il perçoit les choses véritablement.
(Mens nostra quatenus res vere percipit, pars est infiniti Dei intellectus.)
Éthique
II, scolie de la prop. 43.
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    Spinoza et Nous - Philosophie de l'affirmation -> Définitions -> Catégorie - > Lettre D


  • définition :

  • (definitio) ce qui explique l'Essence intime d'une chose et rien d'extérieur ou de second (une propriété) par rapport à cette essence (TIE95 et E1P8, scolie II). Une définition sera uniquement nominale si elle consiste à ne retenir qu'un élément apparamment marquant de la chose à définir : a) elle utilise des Abstractions comme les genres et différences spécifiques (ex. l'homme comme "animal raisonnable"), b) elle procède par des Propres (ex. Dieu, être infiniment parfait), c) par une Propriété (ex. le cercle, figure dans laquelle toutes les lignes menées du centre à la circonférence sont égales). Pour être réelle ou génétique, une définition devra énoncer la cause immédiate de la chose (ex. un cercle est une figure décrite par toute ligne dont une extrémité est fixe et l'autre mobile) et pouvoir ainsi rendre compte des propriétés qui appartiennent à la chose.

  • démonstration :

  • (demonstratio) raisonnement établissant la vérité nécessaire d'une proposition à partir de définitions, d'axiomes ou de propositions déjà démontrées. Lorsque l'on part d'une définition nominale, la démonstration ne peut conclure de cette définition qu'une seule Propriété. Pour en démontrer d'autres en ce sens, il faut mettre la chose définie en rapport avec des choses extérieures (Lettres 82 et 83). Si au contraire on part d'une définition réelle, la démonstration pourra conclure toutes les propriétés de la chose et constitue en ce sens un mouvement intérieur à la chose. C'est en ce sens que les démonstrations sont les yeux du mental (mentis oculi : E5P23, scolie) : c'est la chose qui s'explique dans l'intellect et non l'intellect qui explique la chose.

  • Désir :

  • (cupiditas) Affect fondamental consistant dans le Conatus en tant qu'il se rapporte à la fois au corps et au mental, avec la Conscience de soi : scolie de E3P9. "Le désir, c'est l'Appétit avec conscience de soi". Le désir fondamental d'exister caractérise ainsi aussi bien l'affirmation physique de soi que mentale. Ainsi le cupide désirera l'argent aussi bien comme façon d'être plus fort physiquement que mentalement ; physiquement parce que l'argent permet d'acheter à manger, de quoi se soigner etc. ; mentalement parce qu'il permet censément une plus grande confiance en soi.

    Il importe de voir que le désir n'est pas d'abord un manque mais l'Affirmation d'une Puissance d'exister et d'être affecté. Seul un être qui existe peut désirer persévérer dans son être, il n'est pas nécessaire de manquer de l'Existence pour pouvoir désirer sa conservation aussi bien que son augmentation, au contraire. De même le cupide n'a pas besoin de manquer d'argent pour pouvoir en désirer. Etre cupide, c'est avant tout se définir par la possession d'argent. Il s'ensuit que le cupide désire conserver cet état aussi bien que l'augmenter comme façon propre de conserver et augmenter son existence.

    Le désir (ou Appétit) est l'Essence de l'Homme en tant que mode singulier et actuel de la Substance, l'appétit ou le désir plutôt que la raison ou le langage car s'il ne s'efforçait pas de persévérer dans l'être tout en ayant conscience, aucun homme ne pourrait faire quoique ce soit d'autre. Tous les autres affects découlent du désir et sans désirer raisonner, parler ou bien vivre, il n'y a ni raison, ni parole, ni éthique. (cf. E3P9, scolie et E4P21).

    Il s'ensuit que nous jugeons qu'une chose est bonne parce que nous la désirons. Ce n'est pas et non que nous la désirons parce que nous la jugeons bonne (cf. aussi E4P19. Mais cette relativité générale des valeurs au désir humain ne signifie pas que toutes soient également adéquates pour le satisfaire. Entre celui qui comprend rationnellement son propre désir et en tire des valeurs pour guider son action et celui qui ne fait qu'obéir aveuglément à ses impulsions quand il juge et agit, il y a une différence de puissance non négligeable (cf. E4P23 et E4P24).

  • Détermination :

  • determinatio) relation nécessaire de cause à effet entre une Essence et une autre essence, une essence et une Existence, une existence et une autre existence etc. L'un étant posé, le second l'est nécessairement. On peut parler "d'autodétermination" quand une essence est cause de sa propre existence, autrement dit quand un être est cause de soi : E1D1 ou encore quand une action s'explique complètement par son agent : être Cause adéquate d'un affect : E3P1 et P58.

  • Déterminisme :

  • terme non-spinozien servant à qualifier la doctrine selon laquelle rien de ce qui existe aurait pu ne pas exister, autrement dit, tout ce qui existe, existe nécessairement. Le spinozisme est un déterminisme : E1P33, mais non un fatalisme. Seulement ce déterminisme n'implique pas absolument qu'il soit possible de tout prévoir à partir d'un état donné de l'univers : étant données ses limites, le Mental humain ignorera toujours un grand nombre de choses - contrairement au principe énoncé par Laplace au 19°s. Voir aussi Détermination.

  • Dieu :

  • Dans les diverses religions, la notion de Dieu désigne une Puissance supérieure à l'être humain. Ainsi les termes d'Elohim, Allah ou encore Theos renvoient étymologiquement à l'idée de puissance. Mais une telle puissance doit être puissance par excellence : elle ne doit admettre aucune puissance extérieure, supérieure, d'où l'idée d'omnipotence ou encore de puissance sans limite.

    Ainsi le concept spinoziste de Dieu ne diffère pas fondamentalement de celui des religions : "Par Dieu, j'entends un étant absolument infini, c'est-à-dire, une substance consistant en une infinité d'attributs dont chacun exprime une essence éternelle et infinie."
    Un "étant absolument Infini" et pas seulement "en son genre", car un étant qui ne serait infini qu'en son genre pourrait en même temps ne pas être une infinité d'autres choses, par exemple une droite A infinie, ne peut être ni large, ni profonde, ni gaie, ni triste etc. Cela signifie donc que tout ce qui peut être pleinement positif, Dieu l'est (cf. Affirmation). Comme cet étant est absolument infini, rien d'extérieur ne doit le déterminer, il doit donc être et se concevoir en soi et par soi, autrement dit être une Substance. Et l'Intellect ne pourra percevoir l'essence de cette substance, autrement dit l'Attribut, au travers d'un nombre a priori limité d'idées : il y aura donc a priori une infinité d'attributs en Dieu. Et pour exprimer adéquatement la nature de Dieu, chacun de ces attributs devra en lui-même être substantiel, c'est-à-dire pouvoir se comprendre en lui-même et par lui-même, ce qui implique que rien d'extérieur ne pourra le déterminer et le limiter (infinité) ni quoique ce soit d'antérieur ou de postérieur (Eternité).

    Mais s'il y a une proximité de ce concept avec la notion religieuse de Dieu, ce qui justifie l'usage du mot qui le désigne, le concept spinoziste passe en même temps par une épuration méthodique et rigoureuse de tout son contenu imaginaire traditionnel : Dieu, en tant qu'il est absolument infini, n'admet non seulement aucune puissance supérieure à lui mais également aucune puissance inférieure extérieure, car alors il serait tout de même limité.
    Ainsi, seul Dieu existe ou tout ce qui existe, existe en Dieu (E1P15), ce qui revient à l'identifier à la Nature (E4Pr).
    Il produit toutes choses de façon immanente, en lui-même (E1P18) et non à titre de Créateur transcendant et personnel.
    Et il les produit toutes de façon nécessaire, non en raison de quelque plan antérieur qui dépendrait de son bon vouloir (cf. E1App).





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