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 Citation de Spinoza
L'être fini est en vérité la négation partielle de l'existence d'une nature donnée, et l'infini l'absolue affirmation de cette existence.
Finitum esse revera sit ex parte negatio et infinitum absoluta affirmatio existentiæ; alicujus naturæ.
Ethique I; scolie 1 de la prop. 8.
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    Spinoza et Nous - Philosophie de l'affirmation -> Définitions -> Catégorie - > Lettre P


  • Parallélisme :

  • terme non spinozien inventé par Leibniz pour désigner l'identité ontologique de la série des idées dans la Pensée et de la série des mouvements dans l'étendue (E2P7, corollaire et scolie). Ces deux séries sont dites parallèles parce qu'elles ne se croisent jamais, ni n'agissent l'une sur l'autre puisqu'elles sont en fait une seule et même série considérée par l'entendement soit sous l'angle de la Pensée, soit sous l'angle de l'Etendue. Ce terme est cependant partiellement inadéquat dans la mesure où il suggère deux réalités radicalement distinctes alors qu'il s'agit d'une seule et même réalité considérée diversement par l'entendement. "Par exemple, un cercle qui existe dans la nature et l'idée d'un tel cercle, laquelle est aussi en Dieu, c'est une seule et même chose exprimée par deux attributs différents, et par conséquent, que nous concevions la nature sous l'attribut de l'étendue ou sous celui de la pensée ou sous tel autre attribut que ce puisse être, nous trouverons toujours un seul et même ordre, une seule et même connexion de causes ; en d'autres termes, les mêmes choses résultent réciproquement les unes des autres."

  • Passion :

  • Idée confuse, essentiellement imaginaire et souvent abstraite, par laquelle l'état mental affirme une augmentation ou une diminution de la force d'exister de son corps : cf. Définition générale des passions. Par exemple, la Pitié est une passion puisqu'elle repose sur l'Imagition confuse qu'un être est semblable à nous subit un mauvais sort, ce qui a pour effet immédiat de provoquer une Tristesse. Ainsi un enfant s'attristera du mauvais sort de son animal de compagnie, parce que pour lui, cet animal est "comme lui" est soumis et protégé par l'autorité parentale, ce qui n'est évidemment qu'une similitude très confuse. Reposant sur une incompréhension de la Nature et de soi-même, les passions sont subies plutôt qu'elles ne marquent la force d'âme de celui qui en est affecté, elles sont ainsi des Affects passifs ayant pour conséquence naturelle la Servitude. Elles sont opposées aux Actions et aux Vertus.

  • Perfection :

  • (perfectio) caractère de ce qui est complètement achevé : ce qui ne manque de rien. Traditionnellement, Dieu est considéré comme parfait tandis que les choses de ce monde sont dites imparfaites. Dès la première partie de l'Ethique, Spinoza montre l'inconséquence qu'il y a à poser à la fois la perfection de Dieu et l'imperfection du monde. Dans l'appendice de cette partie, Spinoza étudie le préjugé qui est à la base de cette idée : le Finalisme. Seul un être imparfait peut avoir à poursuivre des fins, Dieu étant parfait, rien de ce qui existe dans la nature ne peut être imparfait. En d'autres termes, en raison du Déterminisme naturel, rien ne peut être autrement qu'il n'est à un moment donné, rien ne manque réellement de quoique ce soit. On n'éprouve de manque qu'en raison d'une connaissance inadéquate du réel. Aussi, E2D6 affirme conséquemment : "Par réalité et par perfection, j'entends la même chose". La préface de la quatrième partie de l'Ethique examine plus en détail pourquoi les hommes croient que bien des choses sont imparfaites. Le sage n'est donc pas celui qui "réalise" une perfection qui serait une sorte de finalité idéale contenue dans son Essence, mais celui qui connaît sa perfection telle qu'elle existe de toute éternité. Voir Béatitude.

  • Possible :

  • On entend traditionnellement par ce terme, ce qui n'est pas présent, mais qui pourrait le devenir. C'est donc ce qui peut être ou ne pas être ou encore, être autrement, à l'opposé du nécessaire. Selon Spinoza, il n'y a d'idée de "chose possible" qu'en raison de l'ignorance des causes qui produisent une chose particulière : E4D4.
    Mais le possible est aussi ce qui caractérise l'idée de l’être cohérent, non contradictoire. Selon cette deuxième définition, Spinoza parlera sans problème de la possibilité de ceci ou de cela, sans signifier pour cela qu'il y aurait existence objective de la Négation que suppose la première définition.

    Ce que Spinoza conteste, c'est que le possible soit adéquatement considéré comme pouvant à la fois ne pas être encore et peut-être ne jamais passer à l'existence, comme un milieu entre l’être et le non être. Du point de vue de la totalité de ce qui existe, il est impossible par exemple que je ne tape pas actuellement sur mon clavier. Me dire que ‘j’aurais pu’ faire autre chose n’est ‘non contradictoire’ qu’à condition de faire abstraction des causes qui m’ont effectivement amenées à cette activité, ce qui est penser une fiction et non une réalité. C’est sortir du cadre concret de l’existence, mais c’est contradictoire en fait du point de vue des causes réelles de mon existence. Tenir compte des causes qui m’ont amenées à cette activité, c’est donc voir que le non-contradictoire ou le possible véritable est en même temps le nécessaire. Voir aussi Impossible et Puissance.

  • Propres :

  • Modalités d'une Essence. Le propre d'un être n'est donc ni une essence, car il ne constitue rien de la chose, ni une Propriété car il ne découle pas d'une autre essence. Dieu a trois sortes de propres : a) modalités de son essence en elle-même autrement dit de ses attributs : infinité, causalité par soi, éternité etc. b) modalités de sa productivité : immanence, toute puissance, causalité de toutes choses etc. c) modalités extrinsèques relevant de notre imagination et servant de principes d'obéissance : justice, charité, bonté etc. élevées à l'infini. Définissant Dieu par ses propres, notamment extrinsèques, la théologie a constamment ignoré l'essence véritable de Dieu (TTP, chapitre 2).

  • Propriété :

  • C'est ce qui découle nécessairement d'une Essence, par opposition à l'accident qui se rapporte à une essence de façon extérieure, sans en découler directement. Par ex., le désir de s'unir à l'objet aimé est une propriété de l'amour dont l'essence est la "joie accompagnée de l'idée d'une cause" mais que l'amour soit honoré ou déshonoré n'en serait qu'un accident. A distinguer des Propres.

  • Puissance :

  • "Posse existere potentia est - la puissance, c'est de pouvoir exister" (E1P11, troisième dém.). Ainsi, plus une chose a de pouvoir d'exister, plus elle a de puissance. Un homme par ex. a plus de puissance qu'une moule sous la plupart des rapports, mais pour ce qui est de pouvoir exister dans l'eau froide, la moule est plus puissante.

    Mais qu'est-ce que "pouvoir exister" ? C'est posséder une Essence cohérente avec les effets qui s'ensuivent réellement (cf. le Possible). Ainsi la moule peut exister longtemps dans l'eau froide parce qu'elle possède une essence qui le lui permet (sa coquille, son sang froid etc. ont pour effet une plus grande résistance à l'eau froide que pour l'homme). Par contre, le pouvoir de penser est selon toute vraisemblance très limité chez la moule car elle a beaucoup moins d'aptitudes physiques que l'homme (cf. E1P39), son essence n'est donc pas cohérente avec l'effet que serait par exemple le fait de philosopher. A cet égard, une moule qui philosophe serait une figure à ajouter au bestiaire de l'Absurde.

    Si cet effet est l'Existence même et toutes ses expressions, la puissance est divine. Si l'effet se réduit à ses propres actions, la puissance est humaine. Par ex., la puissance du philosophe est de comprendre l'unité de ce qui est divers et opposé : en comprenant le lien entre A et B, il exerce sa puissance propre, autrement dit il affirme son essence par cette compréhension. Cf. aussi la Vertu.

    Une telle puissance n’a de sens que si elle est pleinement réalisée (voir Acte). Admettre un ‘potentiel’, qui préexisterait virtuellement à sa réalisation, c’est imaginer au lieu de raisonner. Dire d’un élève au piano qu’il est un ‘Mozart en puissance’, qui ne sera ‘Mozart en acte’ que s’il travaille bien, ce n’est rien d’autre qu’ignorer ce qui se passera effectivement. Ce que notre jeune élève peut faire actuellement est tout ce qu’il peut faire actuellement. Imaginer ce qu’il pourra ‘peut-être’ devenir ne repose que sur l’abstraction à l’égard des causes externes et internes déterminant effectivement son existence et que nous ignorons. En admettant que nous puissions connaître, par un entendement infini, toutes ces causes, et qu’effectivement nous voyions qu’il deviendra le futur Mozart, alors du point de vue de la Raison, càd du point de vue de l’éternité, et non plus du point de vue limité à une connaissance partielle d’un instant T, nous verrions qu’il est déjà et de toute éternité ce qu’il doit devenir. En ce qui concerne Dieu, supposer une puissance qui ne se réaliserait que progressivement est une négation subtile de sa toute-puissance : cf. le scolie de E1P17, en réalité, "la puissance de Dieu, par laquelle toutes choses et lui-même existent et agissent, est son essence même" (E1P34).





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