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Spinoza et Nous - Philosophie de l'affirmation: Documents

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Propriétés
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1 - Dans le Traité de la Réforme de l'Entendement
2 - Dans le Court Traité
3 - Dans les PM, le TP et le TTP
4 - Dans l'Ethique
5 - Dans les Lettres

5 - Dans les Lettres

Lettre 34 : … Pour en venir à la preuve actuelle, je vais d’abord montrer quelles propriétés doit avoir nécessairement un être dont l’essence enferme l’existence nécessaire.
1° Il doit être éternel ; car si vous lui attribuez une durée déterminée, cet être, considéré hors de la durée qui lui appartient, devra être conçu comme n’existant pas, c’est-à-dire comme n’enfermant pas dans son essence l’existence nécessaire, ce qui est contraire à sa définition.
2° Il doit être simple et non pas composé de parties ; car les parties composantes sont antérieures au composé dans l’ordre de la nature des choses aussi bien que dans celui de la connaissance. Or cette priorité est absurde dans un être qui de soi est éternel.
3° Il n’est point conçu comme déterminé ; il ne peut être conçu que comme infini. Supposez, en effet, que la nature de cet être soit déterminée, on la concevrait donc comme n’existant pas hors des limites où elle est enfermée, ce qui est contraire à sa définition.
4° Il doit être indivisible


… Nous devons donc conclure :
5° Que tout ce qui enferme l’existence nécessaire ne peut avoir en soi aucune imperfection et ne doit exprimer que la perfection toute pure.
6° Or, comme un être ne peut exister par sa propre vertu ni se suffire à soi-même qu’en vertu de sa perfection intrinsèque, il s’ensuit que, si nous supposons qu’un être qui n’exprime pas toutes les perfections existe pourtant par sa nature, nous devons supposer aussi l’existence de l’être qui comprend en soi toutes les perfections ; car si l’être doué d’une moindre puissance en a pourtant assez pour exister et se suffire, à combien plus forte raison faut-il admettre l’existence de celui qui a une puissance plus grande !


Lettre 36 : … J’ai d’abord énuméré quatre propriétés que doit posséder l’être qui existe par sa propre vertu et qui se suffit à soi-même. Ces quatre propriétés et celles qui s’y rattachent, je les ai réduites à une seule dans ma cinquième remarque préliminaire. Ensuite, pour déduire de la seule supposition accordée tout ce qui était nécessaire à ma démonstration, j’ai prouvé par cette supposition même l’existence de Dieu ; enfin j’ai tiré de tout cela la conclusion cherchée, sans rien supposer de plus que le sens ordinaire des termes.
Voilà en peu de mots quel a été l’ordre et l’objet de ma démonstration. Je vais en reprendre maintenant toutes les parties une à une, en commençant par les quatre propriétés nécessaires que j’attribue à l’être qui existe par soi-même.
Vous ne trouvez aucune difficulté à la première, qui est tout simplement un axiome comme la seconde ; car je n’entends rien autre chose par un être simple, sinon qu’il n’est pas composé, soit de parties de nature différente, soit de parties analogues. Ici la démonstration est certainement universelle.
Vous avez parfaitement compris la troisième propriété (en ce sens, que, si l’être qui existe par soi est la pensée, il ne sera pas déterminé dans l’ordre de la pensée ; et, s’il est l’étendue, il ne le sera pas dans l’ordre de l’étendue, mais au contraire il devra toujours être conçu comme indéterminé) ; vous avez, dis-je, entendu cela à merveille, et cependant vous refusez d’entendre la conclusion, laquelle repose sur ce principe : qu’il y a contradiction à ce qu’un être dont la définition enferme l’existence, ou, ce qui est la même chose, l’affirme, soit conçu avec la négation de l’existence. Et comme le déterminé ne marque rien de positif, mais seulement la privation de l’espèce d’existence qui est conçue comme déterminée, il s’ensuit que l’être dont la définition affirme l’existence ne se peut concevoir comme déterminé. Par exemple : si l’étendue enferme l’existence nécessaire, il sera aussi impossible de concevoir l’étendue sans existence que l’étendue sans étendue. Or, s’il en est ainsi, il faut dire aussi qu’il sera impossible de concevoir l’étendue comme déterminée ; car essayez de la concevoir de cette façon, vous serez obligé de la déterminer par sa propre nature, c’est-à-dire par l’étendue : d’où il suit que, cette étendue déterminée, vous devrez la concevoir avec la négation de l’existence, ce qui est manifestement contraire à l’hypothèse.
Par la quatrième propriété, j’ai voulu montrer seulement que l’être qui existe par soi ne peut être divisé ni en parties de même nature, ni en parties de nature différente, soit que celles-ci enveloppent, soit qu’elles n’enveloppent pas l’existence nécessaire. Dans le second cas, ai-je dit, cet être pourrait être détruit, la destruction n’étant que la résolution d’une chose en parties de telle nature qu’aucune n’exprime plus la nature du tout. Dans le premier cas, cette propriété de l’être par soi serait en contradiction avec les trois précédentes. …


Lettre 56 : … Si, outre ce que je vous ai dit, vous aviez réfléchi que l'indifférence n'est que l'ignorance ou le doute, et qu'une volonté toujours constante et déterminée en toutes choses est la vertu, et une propriété nécessaire de l'entendement, vous auriez vu que mes paroles s’accordent entièrement avec la vérité. …


Quand j'apprenais les éléments d'Euclide, je compris tout d'abord que les trois angles d'un triangle étaient égaux à deux droits ; et je percevais clairement cette propriété du triangle, quoique j'en ignorasse beaucoup d'autres.


Lettre 60 : Et, maintenant, pour pouvoir connaître de l'idée d'une chose quelconque, toutes les propriétés qui peuvent être déduites d'un sujet, j'observe seulement ceci : c'est que cette idée ou la définition de la chose exprime sa cause efficiente.
Ainsi, par exemple, pour découvrir les propriétés du cercle, je recherche s'il m'est possible de déduire toutes ses propriétés, de cette idée que le cercle est composé d'une infinité de rectangles. Je recherche, dis-je, si cette idée enveloppe la cause efficiente du cercle.
Comme elle ne l'enveloppe pas, je recherche une autre idée ; celle-ci, par exemple : que le cercle est un certain espace décrit par une ligne, dont un point est fixe et l’autre mobile.


Or, cette définition exprimant une chose efficiente, je vois que j'en puis déduire toutes les propriétés du cercle, etc.
De même, si je définis Dieu l'être souverainement parfait, comme cette définition n'exprime pas de cause efficiente (j'entends une cause efficiente aussi bien interne qu'externe), je n'en pourrai tirer toutes les propriétés de Dieu.
Mais lorsque je définis Dieu, l'Être absolument infini, c'est-à-dire la Substance, composée d'une infinité d'attributs, dont chacun exprime une essence éternelle et infinie (Éthique, part. I, Définit. VI), je puis tirer de cette définition toutes les propriétés de Dieu.
Quant à ce que vous me demandez au sujet du mouvement, et sur la méthode d'acquérir les vérités inconnues, comme ces matières ne sont pas encore rédigées avec ordre, je me réserve de vous en parler dans une autre occasion.
Vous dites, ensuite, que celui qui considère les applications des courbes, en déduira un grand nombre de propriétés qui ont trait à leur dimension ; mais que l’on y arrivera beaucoup plus facilement, en considérant les tangentes.
Pour moi, je pense tout le contraire. Je crois qu'il sera bien plus difficile de déduire un grand nombre de propriétés des courbes en considérant les tangentes, qu’en observant les applications de ces courbes, selon leur ordre. Et je déclare, d'une manière absolue, que, de certaines propriétés d'une chose quelconque (quelle que soit l'idée donnée), les unes sont plus faciles à trouver, et les autres plus difficiles, quoique toutes aient pour objet la nature de cette chose.


Mais voici, à mon avis, ce qu’il faut surtout avoir en vue : c'est de rechercher une idée telle, que l'on en puisse tirer toutes les conséquences, ainsi que je l'ai dit plus haut. En effet, si l'on doit déduire tous les possibles d'une certaine chose, il s'ensuit nécessairement que les derniers seront plus difficiles à trouver que les premiers, etc.


Lettre 83 à Tschirnhaus : … Vous dites que l’on ne peut déduire de la définition d’une chose considérée en soi qu’une seule propriété. C’est, en effet, je crois, ce qui arrive, quand on a affaire à des objets très-simples ou à des êtres de raison, comme sont les figures de géométrie ; mais dans la réalité il en est tout autrement. Ainsi, de cela seul que je définis Dieu : l’être dont l’essence implique l’existence, je puis déduire plusieurs de ses propriétés ; par exemple, qu’il est unique, immuable, infini, etc. Il me serait facile de vous citer plusieurs cas semblables, ce qui est présentement superflu.


Traduction de Émile Saisset et J.G. Prat.


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