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Rien dans la nature n'est plus utile à l'homme que l'homme lui-même.
Ethique IV Prop. 35, cor. 1.
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Spinoza et Nous - Philosophie de l'affirmation: Documents

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Entendement humain, genres de connaissance, ...
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1 - Dans les Pensées Métaphysiques
2 - Dans le Traité de la Réforme de l'Entendement
3 - Dans le Court Traité
4 - Dans l'Ethique
5 - Dans les Lettres
6 - Dans le Traité Théologico-Politique

5 - Dans les Lettres

Lettre 3 de H. Oldenburg à B. de Spinoza : … Je vous demanderai, en troisième lieu, si vous considérez les axiomes que vous avez bien voulu me communiquer comme des principes indémontrables, connus par la lumière naturelle, et n’ayant besoin d’aucune preuve. Le premier axiome a certainement ce caractère ; mais je ne vois pas qu’on puisse mettre les trois autres au rang de celui-là. …


Lettre 4 de B. de Spinoza à H. Oldenburg, en réponse à la précédente (en association) : … Votre troisième objection est que mes axiomes ne doivent pas être mis au nombre des notions communes. Je ne dispute pas sur ce point ...


Lettre 9 à Simon de Vries : … Tantôt, en effet, la définition sert à expliquer une chose dont l’essence inconnue était en question ; tantôt elle sert seulement à la recherche de cette essence. La première, ayant un objet déterminé, doit être vraie ; ce qui n’est pas nécessaire pour la seconde. Par exemple, si quelqu’un me demande la description du temple de Salomon, je suis tenu de lui donner une description fidèle, ou bien ma réponse n’est pas sérieuse. Mais supposez que j’aie tracé dans ma pensée le plan d’un temple que je veux construire, et que je calcule d’après ce plan qu’il me faudra tel emplacement, tant de milliers de pierres de taille, en un mot telle quantité de matériaux, sera-t-on reçu raisonnablement à me dire que ma conclusion est fausse, parce qu’elle est fondée sur une fausse définition, ou bien à me demander la preuve de ma définition ? Ce serait me dire que je n’ai pas conçu ce que j’ai conçu en effet ; ce serait me demander de prouver que j’ai conçu ce que je sais bien que j’ai conçu ; ce serait se moquer. Ainsi donc, de deux choses l’une : ou la définition explique la chose définie, telle qu’elle est hors de l’entendement, et alors elle doit être vraie et ne diffère d’une proposition ou d’un axiome qu’en tant qu’elle regarde seulement l’essence des choses ou celle de leurs affections, au lieu qu’un axiome a une portée plus grande et s’étend jusqu’aux vérités éternelles ; ou bien elle explique la chose définie telle qu’elle est dans l’entendement, et alors elle diffère d’un axiome et d’une proposition en ce qu’elle n’est assujettie qu’à une seule condition, savoir, d’être absolument intelligible, sans cette autre condition d’être vraie. …


Lettre 10 à Simon de Vries : … ces principes qui n’ont point de rapport aux êtres ni à leurs affections, celui-ci, par exemple : Rien ne vient de rien. Ces propositions et autres semblables se nomment proprement, je le répète, vérités éternelles ; par où l’on entend qu’elles n’ont point d’autre siège que l’âme. …


Lettre 12 à Louis Meyer : … Si vous me demandez maintenant d’où vient qu’une sorte de penchant naturel nous porte à diviser la substance étendue, je vous dirai que la quantité se conçoit de deux façons : d’une façon abstraite et superficielle, telle que les sens la représentent à l’imagination, ou bien comme substance, telle que l’entendement seul peut la concevoir. Si nous considérons la quantité des yeux de l’imagination, c’est le procédé le plus facile et le plus ordinaire, elle est divisible, finie, composée de parties, et multiple par conséquent ; mais si nous la considérons telle que l’entendement nous la fait connaître, c’est-à-dire si nous la percevons telle qu’elle est en soi, chose très-difficile, je l’avoue, il se trouve alors, comme je vous l’ai suffisamment démontré autrefois, qu’elle est infinie, indivisible et unique. …


Lettre 19 à Blyenbergh : ... il est certain que la privation n’est pas quelque chose de positif, et que nous l’appelons ainsi par rapport à notre intelligence et non par rapport à celle de Dieu. Or la raison en est que nous renfermons tous les individus d’un genre, tous ceux par exemple qui ont extérieurement la forme humaine, sous une même définition, et nous pensons ensuite qu’ils sont tous également susceptibles de la plus grande perfection que cette définition comprenne ; puis, quand nous en trouvons un dont les actions répugnent à cette perfection, nous disons qu’il en est privé, qu’il s’éloigne de la nature ; ce que nous ne ferions pas si nous ne l’avions rapporté à cette définition, si nous ne lui avions attribué cette nature. Mais Dieu ne connaît pas les choses par abstraction, il n’a pas de définitions générales de cette espèce, il n’attribue pas aux choses plus de réalité que son intelligence et sa puissance ne leur en a effectivement donné ; et il suit de là que cette privation n’existe que pour notre esprit, et non pour le sien. ...


… plus une chose est parfaite, plus elle tient de près à la Divinité et plus elle en exprime les perfections. Donc, comme les bons ont incomparablement plus de perfection que les méchants, leur vertu ne peut être comparée à celle des méchants ; d’autant plus que les méchants sont privés de l’amour divin qui découle de la connaissance de Dieu, et par lequel seul nous pouvons, dans la mesure de notre intelligence humaine, être appelés les enfants de Dieu.


Lettre 21 à Blyenbergh : … Et sans doute, si vous pensez que Dieu nous parle un langage plus clair et plus efficace par l’Écriture sainte que par cette lumière naturelle de l’entendement qu’il a daigné nous accorder et que sa divine sagesse nous conserve pure et toujours présente, vous avez alors de bonnes raisons pour accommoder votre esprit aux opinions que vous attribuez à l’Écriture sainte, et je déclare qu’à votre place je n’agirais pas autrement. Mais faisant profession de croire, sans restriction et sans détour, que je n’entends pas l’Écriture sainte, quoique j’aie passé quelques années à la méditer, et convaincu d’ailleurs, quand j’ai trouvé une démonstration solide, qu’il est impossible que je vienne jamais à en douter, je me repose avec une parfaite confiance et sans aucune crainte d’illusion dans ce que la raison me fait voir clairement, et je me tiens assuré, sans même lire l’Écriture sainte, qu’elle n’y peut contredire. …


... je ne fais pas jouer à Dieu le rôle de juge ; d’où il suit que j’estime l’œuvre, non par sa qualité intrinsèque, mais par la puissance de l’ouvrier ; et la récompense qui vient après le travail en résulte avec la même nécessité qu’il résulte de la nature du triangle que la somme de ses angles égale deux droits. C’est ce que chacun comprendra sans difficulté, s’il veut seulement remarquer que notre souverain bonheur consiste dans l’amour de Dieu, et que cet amour découle nécessairement de la connaissance de Dieu, qu’on nous recommande avec tant de soin. Du reste, on peut donner de ces principes une démonstration générale en considérant la nature des décrets divins, ainsi que je l’ai expliqué dans mon Appendice. Mais j’avoue que ceux qui confondent la nature divine avec la nature humaine sont parfaitement incapables de comprendre toutes ces choses. ...


… l’appétit d’Adam pour les choses terrestres n’était un mal qu’au regard de notre intelligence et non point au regard de celle de Dieu. …


Lettre 32 à Oldenburg : … il existe, selon moi, dans la nature, une puissance de penser infinie, laquelle, en tant qu’infinie, contient en soi objectivement la nature tout entière et dont les différentes pensées s’ordonnent conformément à une loi générale, la loi de la pensée ou des idées. L’âme humaine, selon moi, c’est cette même puissance dont je viens de parler, non pas en tant qu’elle est infinie et perçoit toute la nature, mais en tant qu’elle est finie, c’est-à-dire en tant qu’elle perçoit seulement le corps humain ; et sous ce point de vue, je dis que l’âme humaine est une partie d’une intelligence infinie. …


Lettre 37 à Bouwmeester : … il doit nécessairement y avoir une méthode par laquelle nous pouvons conduire et enchaîner nos perceptions claires et distinctes, et que l’entendement n’est pas, comme le corps, sujet aux chances du hasard. Or c’est ce qui résulte de ce seul point, savoir : qu’une perception claire et distincte ou plusieurs ensemble peuvent être cause par elles seules d’une autre perception claire et distincte. Je dis plus : toutes nos perceptions claires et distinctes ne peuvent naître que de perceptions de même espèce, lesquelles sont primitivement en nous et n’ont aucune cause extérieure. D’où il suit que toutes ces perceptions ne dépendent que de notre seule nature et de ses lois invariables et déterminées ; en d’autres termes, c’est de notre seule puissance qu’elles dépendent et non point de la fortune, je veux dire des causes extérieures, qui sans doute agissent suivant des lois déterminées et invariables, mais nous demeurent inconnues, étrangères qu’elles sont à notre nature et à notre puissance propre. Quant aux autres perceptions, j’avoue qu’elles dépendent le plus souvent de la fortune. On peut voir par là quelle doit être la vraie méthode et en quoi elle consiste principalement, savoir, dans la seule connaissance de l’entendement pur, de sa nature et de ses lois ; et pour acquérir cette connaissance, il faut sur toutes choses distinguer entre l’entendement et l’imagination, en d’autres termes, entre les idées vraies et les autres idées, fictives, fausses, douteuses, toutes celles, en un mot, qui ne dépendent que de la mémoire. …


Lettre 54 : … Et de même, pour moi, afin de ne pas confondre la nature divine avec la nature humaine, je n'assigne pas à Dieu les attributs humains, tels que la volonté, l'entendement, l'attention, l’ouïe, etc. …


Lettre 63 de Schuller à Spinoza : … Voici ma seconde difficulté : L’entendement de Dieu différant, selon vous, du nôtre, tant par l’essence que par l’existence, il n’y a donc entre eux rien de commun ; et par conséquent (en vertu de la Propos. 3, part. 1, de l’Éthique) l’entendement de Dieu ne peut être cause du nôtre. …


Lettre 64 de Spinoza à Schuller en réponse à la précédente (en association) : … Vous doutez qu’il soit possible, quand deux choses diffèrent entre elles tant sous le rapport de l’essence que sous celui de l’existence, que l’une d’elles produise l’autre, n’y ayant rien de commun entre des choses si différentes. Mais veuillez remarquer que tous les êtres particuliers, hormis ceux qui sont produits par leurs semblables, diffèrent de leurs causes tant par l’essence que par l’existence ; ce qui ôte tout sujet de doute à cet égard.. …


Lettre 75 à Oldenburg : … Je reconnais avec vous, Monsieur, la faiblesse humaine ; mais permettez-moi de vous demander si nous avons, nous faibles mortels, une connaissance de la nature assez grande pour être en état de déterminer jusqu’où s’étend sa force et sa puissance, et ce qui la surpasse. Que s’il n’est permis à personne d’élever sans arrogance une telle prétention, ce n’est donc pas manquer à la modestie que d’expliquer, autant que possible, les miracles par des causes naturelles ; et quant aux faits qu’on n’est pas en état d’expliquer et dont il est également impossible de prouver l’absurdité, il me semble convenable de suspendre son jugement à leur égard, et de donner ainsi pour unique base à la religion la sagesse de sa doctrine. …


Traduction de Émile Saisset et J.-G. Prat


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